Vins de France

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Collection de bouteilles de vin muscat de Beaumes-de-Venise
Fontaine de champagne

Les vins en France sont recensées par l'Institut National des Appellations d'Origine qui dénombre 3 022 vins différents, regroupés en 1 371 dénominations, chacune d'elles appartenant à l'une des 340 Appellation d'Origine Contrôlée officiellement reconnues.

Sommaire

Vins et vignobles de France[modifier]

Moniteur Vinicole, 1856[modifier]

S'il est un commerce important en France, c'est sans contredit celui des vins, les transactions auxquelles il donne lieu sont innombrables, les bras qu'il occupe constituent plus du tiers des travailleurs de notre pays, et la masse des capitaux qu'il met en mouvement est incalculable.
  • « Le commerce du vin », A. Larive et V. Herbin, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 1, mercredi 25 juin 1856, p. 1


En France, le vin est à peu près aussi nécessaire que le pain.
  • « Éditorial », Achille Larive, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 8, mercredi 12 août 1856, p. 1

Les vins de France, 1964[modifier]

La France n'a pas à rougir de sa dilection pour une boisson qui est une sorte de grâce permanente.
  • Les vins de France, Louis Orizet, éd. Presses Universitaires de France, 1964, p. 7


Nous postulons, quant à nous, qu'une totale disparition de nos vignobles et de nos vins équivaudrait pour la France, à lui ôter ce qui fait le sourire de son accueil et le charme de son hospitalité.
  • Les vins de France, Louis Orizet, éd. Presses Universitaires de France, 1964, p. 7


Guide du vin, 1967[modifier]

La vigne française a eu ses capitaines, ses grognards, ses savants, ses paladins, ses organisateurs. Elle aurait besoin aujourd'hui d'un chef d'État.
  • Guide du vin, Raymond Dumay, éd. Stock, 1967, p. 380


Guide des vins Gilbert et Gaillard, 1991[modifier]

Pendant qu'il dispose les vins et les bouteilles sur le grande table centrale, le vigneron vous explique qu'il revient d'un séjour en Californie avec un groupe de collègues et qu'il a goûté là bas des choses étonnantes, il en convient, mais qui n'auront jamais l'authenticité, la finesse, la personnalité des vins français.
  • « Les hommes », Robert Blin, dans Pays de la Loire, des Côtes du Forez au Pays Nantais, Robert Blin, Christophe Prouteau et Jean-Marie Durivault, éd. Solar et M.A. Éditions, 1991, p. 83


Alsace[modifier]

Alsace 1472, le plus vieux vin du monde

Alsace, 1472[modifier]

La dégustation de cet illustre millésime a eu lieu le dimanche 13 septembre 1868, lors du banquet des félibres provençaux qui recevaient, à Saint-Rémy-de-Provence, leurs collègues Frédéric Mistral et Victor Balaguer. Ils eurent la surprise de se voir offrir, sous forme de toast, par le Baron Brisse, une bouteille de vin d’Alsace de la récolte de 1472, qui lui avait été donné par le directeur des Hospices de Strasbourg .
  • Catalogue officiel de la Fête des Vins de Saint-Rémy-de-Provence, Jean-Pierre Saltarelli, éd. SEVA, Avignon, 1985, p. 4


Riesling, 1985[modifier]

Le riesling est le plus noble des cépages nobles alsaciens et on en tire le vin le meilleur. C'est un vin de grande élégance, bien typé avec un nez floral et fin, fruité en bouche sans excès, doté d'une acidité citronnée qui en exalte le bouquet.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 31


Bordeaux[modifier]

Saint-julien, Clos du Marquis, 1995

Bordeaux, 1947[modifier]

Naturellement j’aime le vin de Bordeaux, je suis Bourguignon.
  • « Interviews », Jean-Louis Barrault, dans Bordeaux, Marcel Clémenceau (dir.), préface de François Mauriac, éd. Agence Havas, Paris, 1947, p. 75


Bordeaux, 1997[modifier]

À quoi bon sans Bordeaux !
  • « Slogans viticoles », Jean-Pierre Coffe, dans Le petit livre (du) rouge, Huguette Maure (sous la direction de), éd. Michel Lafon, Paris, 1997, p. 88


Pomerol, 1997[modifier]

La différence entre Anémone et un amateur de vin ? Anémone aime les rôles pommes et un amateur les pomerols.
  • « Show Business », François Chalais, dans Le petit livre (du) rouge, Huguette Maure (sous la direction de), éd. Michel Lafon, Paris, 1997, p. 67

Château Haut-Brion, 1959[modifier]

Château Haut-Brion 1959, magnifique bouquet. J'adore le vin français. Tout comme j'aime la langue française. J'ai testé toutes les langues, j'ai une faiblesse pour le français. C'est une langue merveilleuse. J'aime notamment les jurons français. Nom de Dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d'enculé de ta mère. Vous voyez, c'est aussi jouissif que de se torcher le cul avec de la soie. J'adore ça.
  • (en) Château Haut-Brion 1959, magnificent wine, I love French wine, like I love the French language. I have sampled every language, French is my favourite - fantastic language, especially to curse with. Nom de Dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d'enculé de ta mère. It's like wiping your ass with silk, I love it.


Château Laffite, 1998[modifier]

Just Leblanc : Qu'est-ce que tu fais ?

Pierre Brochant : Je mets du vinaigre dans mon Château-Laffite. C'est un truc que je te donne si tu veux transformer un très grand vin en piquette. Et voila : le gros Laffite qui tache ! Goûte.
Just Leblanc : Oh non, non… Goûte toi-même.
François Pignon : Non merci.
[Pierre Brochant goûte]
Just Leblanc : Alors ?
Pierre Brochant : C'est bizare, ça lui donne du corps, je trouve.
Just Leblanc : [Il goûte] Merde, alors…
Pierre Brochant : Il est pas plus mauvais… Il serait même plutôt meilleur.
Just Leblanc : Nettement.

François Pignon : Faites voir. [Il goûte] Ah oui, c'est bon à savoir, ça !
  • Thierry Lhermitte, Francis Huster, Jacques Villeret, Le Dîner de cons (1998), écrit par Francis Veber


Bourgogne[modifier]

Le bourgogne pontifical, vers 1470[modifier]

Le vin de Beaune que tu Nous a envoyé était de bonne et agréable saveur ; il convient tout à fait à notre nature ; Nous en avons usé de façon à peu près régulière au cours de notre dernière maladie, en guise de remède. Aussi exhortons Nous ta Noblesse et la requérons de Nous en expédier du même dès que tu en auras la facilité. Il Nous sera certainement fort agréable de le recevoir et ta Noblesse Nous fera ainsi un très grand plaisir.
  • « Oh, heureuse Bourgogne ! », Lettre de Paul II à Charles le Téméraire, dans Heureuse Bourgogne, Gabriel Lioger d'Ardhuy, éd. CCPL, 1969, p. 24


Le corton de Voltaire, 1759[modifier]

.Plus je vieillis, Messieurs, et plus je sens le prix de vos bontés. Votre vin me devient nécessaire. Je donne d'assez bon vin de Beaujolais à mes convives de Genève mais je bois en cachette votre vin de Corton
  • « Oh, heureuse Bourgogne ! », Lettre au Parlement de Bourgogne, dans Heureuse Bourgogne, Gabriel Lioger d'Ardhuy, éd. CCPL, 1969, p. 25


L'amour de la patrie du Président de Brosses, XVIIIe siècle[modifier]

L'amour de la patrie, vertu dominante des grandes âmes, me saisit toujours à l'aspect d'une bouteille de vin de Bourgogne.
  • « Classiques viticoles », Charles de Brosses, dans Le petit livre (du) rouge, Huguette Maure (sous la direction de), éd. Michel Lafon, Paris, 1997, p. 84


Côte d'Or, 1856[modifier]

Grand cru de Montrachet
Ce qui est à remarquer, c'est que bien peu de personnes savent, sans doute, c'est que les vins de la Côte d'Or proviennent des mêmes plants que les vins de Madère. Aussi présentent-ils avec ses derniers des analogies frappantes et plus d'une table bourguignonne les sert-elle sans scrupule à ses convives en lieu et place. Beaucoup même, nous devons le dire, leur donne la préférence. Car bien que les vins blancs de la Côte d'Or ne possèdent pas la même vertu alcoolique que le Madère, ils ont néanmoins autant de force et de chaleur, en tout cas, ils ont plus de finesse et de légèreté. Nous parlons ici des vins de Montrachet.
  • « Les vins blancs de la Côtes d'Or », A. Léouzon Le Duc, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 2, mercredi 2 juillet 1856, p. 1


Champagne[modifier]

Champagne, 1951[modifier]

Bouteille et flute de champagne
Il serait superflu de rappeler la renommée du vin de Champagne. Chacun sait qu'elle est mondiale et qu'aucun autre vin ne bénéficie d'une réputation aussi étendue.
  • Vins, alcools et spiritueux de France, professeur J. R. Roger, éd. Maurice Ponsot, Paris., 1951, p. 349


Champagne, 1952[modifier]

Le champagne est essentiellement un vin de marque qui résulte de l'assemblage de divers crus et souvent d'années différentes ; on peut ainsi maintenir une qualité assez régulière. Les vins de chaque cru ont, en effet, des caractères particuliers ; l'un apporte de la finesse, de la délicatesse, l'autre, de la vinosité. Mariés ensemble, ils se complètent et s'améliorent réciproquement. C'est là que s'exerce la grande expérience des chefs de cave, leur grande habileté à la dégustation. C'est un art véritable, dans lequel ont excellé les fondateurs de grandes marques.
  • Vins, alcools et spiritueux de France, professeur J. R. Roger, éd. Maurice Ponsot, Paris., 1952, p. 351


Champagne, 1957[modifier]

Le champagne, inventé par dom Pérignon au XVIe siècle, est le plus spirituel des vins mousseux préparé exclusivement par l'ancestrale méthode de la seconde fermentation en boutaille, dite d'ailleurs « méthode champenoise ».
  • Les appellations des vins et eaux-de-vie de France, F. Jacques-Petit, éd. Jacques-Petit, Angers, publié avec le patronage de l'Institut National des Appellations d'Origine, 1957, p. 53


Jura[modifier]

Jura, 1985[modifier]

Les vins du Jura, et tout particulièrement les blancs, se distiguent par leur bouquet et leur caractère très typés. Ce sont des vins à l'ancienne, parfois difficiles à associer à des mets, mais leur grande personnalité les rend très intéressants.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 20


Languedoc[modifier]

Les vignes du Midi, 1905[modifier]

Ceux qui ne connaissent le Midi que par les livres ou par de banales descriptions s’imaginent qu’il est gai à l’œil et au cœur, et cela est vrai en un sens. Comment n’y aurait-il pas gaîté là où la sève circule aussi puissamment sous une lumière aussi généreuse et aussi splendide ? Mais ce qui donne à tout ce Midi, de la vigne de Béziers à Narbonne, une beauté vraiment originale et sans doute incomparable, c’est que cette force joyeuse de la vie s’y exprime par des lignes d’une sévère grandeur. C’est par vastes étendues uniformes que procède la culture ; il n’y a ni arbustes ni haies qui rompent ou dispersent le regard ; et quand le paysage se déplace en sens inverse de la marche rapide, les rangées de vignes s’émeuvent jusqu’à l’extrême horizon ; elles tournent comme les rayons de feuillage d’une énorme roue du chariot de Bacchus. Les groupes d’arbres qui accentuent çà et là le paysage semblent des fragments d’une forêt monumentale ; et quand la plaine se relève, c’est en coteaux de hauteur médiocre, mais dont la ligne de faîte a une austérité et une beauté géométriques. Ce n’est pas le piédestal capricieux d’un satyre dansant et agitant des grappes ; mais le socle vigoureux de je ne sais quel dieu ardent et concentré qui absorbe et transforme en sa pensée la chaleur des choses, et qui soumet à un haut idéal les forces effervescentes de la nature et de l'homme

.

  • « Éditorial », Jean Jaurès, L'Humanité, 7 mai 1905, p. 1


Les rouges du Midi, 1997[modifier]

Les Creusois, il ne faut pas les prendre pour des imbéciles ! Ils connaissent le bon vin. On ne peut pas leur servir n'importe quoi ! Par exemple en vin de comptoir, j'ai un délicieux vin de l'Aude... Mais si je m'avise de leur servir autre chose, ils s'en aperçoivent tout de suite !
  • « Les camarades », Un patron de bistrot à La Souterraine soucieux de fidéliser sa clientèle, dans Le petit livre (du) rouge, Huguette Maure (sous la direction de), éd. Michel Lafon, Paris, 1997, p. 169


Provence[modifier]

Bandol, millésime 2000

Bandol, 1987[modifier]

Le seigneur des vins de Bandol est le rouge somptueux, rêche et indompté dans sa jeunesse à cause du mourvèdre qui le compose à plus de moitié, accompagné de grenache et de cinsault. Après dix-huit mois de maturation obligatoire en foudre de bois, et quelques mois ou quelques années de bouteille, il développe ses riches fragances de poivre, de vanille, de cannelle, de truffe, de cerises mûres dans un corps généreux, consistant et souple.
  • Guide des vins du Var, Pierre Bedot, éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 1987, p. 64


Cassis, 1889[modifier]

Il s'apprétait à partir après l'obligatoire tournée d'asti spumente « un pauvre petit vin qui fait des embarras et ne vaut pas notre bon clairet de Cassis ».
  • La chèvre d'or, Paul Arène, éd. Marcel Petit, Culture provençale et méditerranéenne, Raphèles-lès-Arles, 1994, p. 103


Sud-Ouest[modifier]

Jurançon, 1985[modifier]

Possédant une forte personnalité, il a une robe jaune d'or, un bouquet miellé épicé et une bouche voluptueuse qui se termine par une acidité citronnée et rafraîchissante.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 125


Val de Loire[modifier]

Vins de Loire, 1991[modifier]

Le périple des vins de Loire est le plus long de France. Mais c'est le plus équilibrant et le plus rassurant. Équilibrant, car on prend goût aux choses du juste milieu. Rassurant, car les vignerons de Loire savent toujours accoucher de vins sincères, amicaux.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 5


Les vins de Loire cèdent facilement à deux penchants : la diversité et la durée.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 15


Pouilly-Fumé, 1991[modifier]

À l'époque de la maturité, les grappes, formées de petits grains ovoïdes ressemblant à des œufs de mésange, sont recouvertes de pruine, couleur de fumée. Voilà une hypothèse parmi les moins fantaisistes pour expliquer le nom qu'on donne ici au sauvignon. Plus probablement, le Pouilly doit ce vocable au goût fumé qu'on rencontre dans ce vin et qui se développe avec quelques années. Une saveur particulière, très minérale, qu'il faut attribuer au sous-sol, surtout aux terres riches en silex.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 19


Vouvray, 1991[modifier]

Le vouvray ravit souvent le dégustateur par sa palette odorante, très subtile, un peu secrète même qu'il faut décrypter, tranquillement, le nez dans le verre.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 66


Jasnières, 1991[modifier]

Le jasnières est effectivement un grand vin à nul autre pareil. Mais seule la caresse du temps peut adoucir ces vins parfois dépouillés jusqu'au jansénisme. Cinq à huit ans sont nécessaires pour urbaniser ce jeune homme austère. Le nez évolue vers des nuances délicates (tilleul, aubépine, miel d'acacia), la bouche se fait plus ample et surtout apparaît le moelleux qui civilise l'adolescent rébarbatif.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 82


François Rabelais

Chinon, 1991[modifier]

Est-il vin plus français que le chinon ? Difficile à concevoir quand celui-ci - par la seule magie de son nom - vous transporte en pleine Rabelaisie, dans ce terroir à peine imaginaire où Maître François Rabelais fit éclater la guerre pichrocholine, ou voyager Panurge et Pantagruel s'en allant consulter l'Oracle de la Dive Bouteille.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 89


Saumur-Champigny, 1991[modifier]

L'attrait du champigny commence à l'œil. Car c'est un vin fortement coloré. Tout juste sorti de la cuve, sa robe est d'encre violette. Il conserve cette parure sombre plusieurs mois, mais le ton violine évolue vers la myrtille.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 119


Anjou, 1957[modifier]

Palais du vin d'Anjou
Le vignoble angevin se distingue par l'extrême variété de ses produits, vins blancs provenant uniquement du cépage chenin blanc, rouges et rosés de de cabernet, vins secs, demi-secs, moelleux et liquoreux, vins tranquilles, vins mousseux, vins de pourriture noble ou de concentration sur souche, autant de types différents qui varient encore chaque annnée et avec chaque barrique. Malgré cette diversité, les vins d'Anjou ont cependant un caractère primordial, leur fruité très développé qui fait dire à la dégustation qu'ils font la « queue de paon ».
  • Les appellations des vins et eaux-de-vie de France, F. Jacques-Petit, éd. Jacques-Petit, Angers, publié avec le patronage de l'Institut National des Appellations d'Origine, 1957, p. 44


Savennières, 1991[modifier]

Le savennières a été longtemps un « vin pour amateur », intéressant une petite clientèle localze, quelques connaisseurs avertis et les acheteurs étrangers britaniques et belges surtout. Il le demeure globalement, car sa dégustation nécessite patience et amour des choses subtiles.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 140


Coteaux du Layon, 1991[modifier]

Coteaux du Layon Saint-Aubin, sélection de grains nobles
Les vins du Layon sont parmi les plus expressifs au nez. Mais il faut savoir les accompagner de leur prime enfance jusqu'à leur maturité la plus épanouie. Tout jeune un coteau du Layon dégage de francs arômes fruités, proches du raisin frais, de l'abricot parfois, auxquels viennent concourir des odeurs miellifères et diverses nuances florales. L'âge venant, son bouquet évolue sur le mode végétal (tilleul, fleur d'acacia) et renforce son côté mieillé.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 149


Quart de Chaume, 1985[modifier]

Ce vin de vendanges tartives, de raisin atteint de pourriture noble, est voluptueux. Bouquet floral explosif mêlé de miel et d'abricot, riche au palais avec une touche d'amertume en fin de bouche qui en accentue la finesse.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 139


Bonnezeaux, 1991[modifier]

À l'apogée, le bonnezeaux est un nectar immense, melliflue, dominateur, qu'il est bien difficile de marier à une quelconque nourriture, sinon à la chair de foie gras.
  • Le grand livre des vins de Loire, Michel Mastrojanni, éd. Solar, Paris, 1991, p. 160


Muscadet, 1985[modifier]

Le muscadet est l'archétype du vin blanc sec : habillé d'une robe d'or pâle aux reflets verts, il est sec sans acidité, possède de la finesse, du charme, un caractère bien défini et conserve la fraîcheur et le fruit du raisin vendangé tôt.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 134


Vallée du Rhône[modifier]

Le vin des Allobroges Ier siècle[modifier]

Échansons (mosaïque du Musée de Bardo)
On a même découvert une vigne dont le vin a le goût naturel de poix, ses crus, le taburnum, le sotanum et l’helvenicum ennoblissent la Viennoise ; connue depuis peu, elle était ignorée à l’époque de Virgile, mort depuis quatre-vingt-dix ans.
  • L'Histoire naturelle, Pline l'Ancien (trad. J. André), éd. Les Belles Lettres, 2003  (ISBN 2-251-01164-1), t. XIV : Des arbres fruitiers, la vigne, p. 219


Seuls les Viennois, semble-t-il, demandent un prix supérieur pour leurs vins poissés, dont nous avons cité les crus, mais sur le marché intérieur et par amour propre national ; ce vin, bu frais, passe pour être plus froid que les autres.
  • L'Histoire naturelle, Pline l'Ancien (trad. J. André), éd. Les Belles Lettres, 2003  (ISBN 2-251-01164-1), t. XIV : Des arbres fruitiers, la vigne, p. 219


Ce vin au goût de poix arrive de Vienne aux beaux vignobles : n’en doute pas, c’est Romulus lui-même qui me l’a envoyé.
  • Épigrammes, Martial (trad. H. J. Izaac), éd. Les Belles Lettres, 2003, t. II, Partie 1, Le vin de Vienne, XIII, p. 211


Côtes du Rhône, 1951[modifier]

Quand on égrène le rosaire des vins des Côtes du Rhône, on ne sait sur quel grain il convient le plus de faire oraison. Chaque haut-lieu de la prestigieuse vallée du Rhône se réclame de l'Histoire.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 20


Quatre bouteilles de la gamme E.Guigal : un côtes-du-rhône, deux côte-rôtie et un saint-joseph

Côte Rôtie, 1951[modifier]

Ce seul nom est tout un programme. Il esr sûrement une déscinence parfaitement méritée grâce à l'exposition du plus ancien et du plus réputé vin de la vallée du Rhône.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 16


Château Grillet, 1951[modifier]

Un vin blanc fruité et câlin. Peut-être trouverez-vous des épithètes plus fatteuses que celles dont on l'honore. Ainsi font les vins, plus moelleux que liquoreux, qui transporte votre émotion dans le monde des sensations tendres, carressantes.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 17


Condrieu, 1951[modifier]

Le vin de Condrieu est un peu comme une édition numérotée, tant par sa qualité, son originalité que sa rareté.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 18


M. Chapoutier, Hermitage blanc, Chante-Alouette, 1991

Hermitage, 1951[modifier]

Il ne reste pas un gourmet, pas un amateur de vin de cinquante ans, qui ne se souvienne du respect et de la considération portés, au début du XXe siècle, aux vins de l'Hermitage. Ils étaient aussi connus que les meilleurs crus de la Côte de Nuits, surtout en rouge.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 25


Crozes Hermitage, 1951[modifier]

Parcourez la littérature sur ce cru et vous lirez qu'il est le cousin germain de celui de l'Hermitage. Nous lui accordons celui de frère puiné. Il en a le sang, la parenté gustuelle, le style ; le tout simplement un peu moins affirmé, un peu plus tempéré.
  • Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F Les Côtes du Rhône - tiré à part », 1951, p. 26


Vaucluse, 1857[modifier]

Jusqu'à présent nos vins restent pour ainsi dire inconnus du commerce. Nos vignobles égaux ou supérieurs, même en qualité, à beaucoup d'autres auxquels la routine a donné un nom, n'ont pas été appréciés autant qu'ils le mériteraient. En l'état actuel nos vins sont livrés à la consommation sous un pseudonyme plus ou moins brillant : vin d'Espagne, de Narbonne, de Saint-Gilles, etc., leur origine se cache sous une estampille d'emprunt. Les commissionaires expédient-ils des vins provenant des clos de Sérignan, de Sorgues, de Gigondas et autres lieux ? Ils se gardent bien de citer ces noms ignorés.
  • « Ressources viticoles du département de Vaucluse », Correspondant anonyme, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 7, mercredi 18 février 1857, p. 3


Châteauneuf-du-Pape, 1951[modifier]

Ici, Messieurs, génuflexion, s'il-vous-plaît, comme il sied devant le Pontife. Rutillant dans sa pourpre cardinalice, chaud de tout le soleil provençal, parfumé des arômes de ses garrigues, il met en feu d'artifice, le point final au voyage.
  • « Préface », Pierre Le Roy de Boiseaumarié, dans Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F - tiré à part », 1951, p. 2


Châteauneuf-du-Pape, 1956[modifier]

L'amateur se voit offrir une multitude de cuvées dans lesquelles il peut choisir ce qui lui paraîtra être le mieux. Il trouve le vin blanc, réminiscence du vin de messe, parfumé souple et agréable. Il tombe en arrêt devant le châteauneuf rouge, puissant et coloré, qui accompagnera les gibiers et les fromages relevés. Il dégustera un peu plus loin, un vin plus délicat et plus fin ; une autre fois un vin plus gaillard dans sa jeunesse éclatante ; un autre jour, il arrêtera son choix sur un vin vieux, honneur des caves traditionnelles.
Dégustation à Châteauneuf-du-Pape
  • Côtes du Rhône. Vins, tourisme et soleil, Gérard Pierrefeu et Pierre Le Roy de Boiseaumarié, éd. Agence Havas, Avignon, 1956, p. 23


Châteauneuf-du-Pape (humour municipal), 1970[modifier]

Nous, Lucien Diffonty, maire de Châteauneuf-du-Pape, vu le code d'administration communale, vu la loi du 22 avril 1970 réglementant le taux d'alcoolémie dans le sang des conducteurs de véhicules, attendu qu'il y a lieu de protéger tous visiteurs de nos chais pouvant être victimes d'une dégustation trop riche de nos vins, arrêtons :

Article premier - Il est créé par la commune des emplacements réservés permettant aux dégustateurs en difficulté de se reposer avant de reprendre leur route en toute sécurité.
Article 2 - Pendant cette prolongation de séjour, ils seront placés sous la sauvegarde d'une autorité locale qui les entourera des soins les plus attentifs et décidera seule de leur départ après contrôle des conditions exigées par la loi.
Article 3 - Les infractions aux présentes dispositions seront aux risques et périls des contrevenants.

Fait à Châteauneuf-du-Pape, le 22 avril 1970.
  • L'élite des vins de France, Charles Quittanson, éd. Centre National de Coordination, Paris, 1970, p. 33


Côtes du Ventoux, 2000[modifier]

Les côtes du Ventoux, au cœur des vignobles de la vallée du Rhône, par la qualité de leurs vins, sont à découvrir d'urgence comme l'une des plus belles expression de ce terroir rhodanien dont beaucoup pensent qu'il produira demain les plus grands vins du IIIe millénaire.
  • Les Côtes du Ventoux. Origine et originalité d'un terroir de la vallée du Rhône, Jean-Pierre Saltarelli, éd. Alain Barthélemy, Avignon, 2000, p. 9


Muscat de Beaumes-de-Venise, 1985[modifier]

Le muscat de Beaumes-de-Venise possède une robe jaune-or pâle ensoleillée, un extraordinaire parfum de raisin muscat frais, doublé d'un arôme de pêche mûre et une fin de bouche riche et sucrée.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 62


Rasteau, 1956[modifier]

Dans le vin de ce terroir, on retrouve toutes les qualités de notre race « la bonhomie du pape Boniface, l'esprit du bon roi René, la simplicité de saint François et la beauté de la reine Jeanne ».
  • Côtes du Rhône. Vins, tourisme et soleil, Gérard Pierrefeu et Pierre Le Roy de Boiseaumarié, éd. Agence Havas, Avignon, 1956, p. 29


Vinsobres, 1633[modifier]

Le village est sur une colline
Son territoire porte un vin doux et piquant
Vinsobres ou Sobre vin, prenez-le sobrement.
  • « Vinsobres », Éloge fait en 1633 par Joseph-Marie de Suarez, évêque de Vaison, dans Côtes du Rhône. Vins, tourisme et soleil, Gérard Pierrefeu et Pierre Le Roy de Boiseaumarié, éd. Agence Havas, Avignon, 1956, p. 77


Tavel, 1951[modifier]

Tavel, est-ce du rubis doré ? De l'or rouge ? Ou du soleil couchant ? Ne dicutons pas. Buvons. Mais pas si vite, Monsieur. Oh, il descend facilement, mais méfiez-vous de cet air innocent sous lequel il cache sa violence.
  • « Préface », Pierre Le Roy de Boiseaumarié, dans Grands vins de France, Pierre Ligier, éd. Ponsot, Paris., coll. « section F - tiré à part », 1951, p. 2


Tavel, 1985[modifier]

Autrefois, la mode voulait des vins à la robe orangée ayant séjourné en fût ; aujourd'hui, elle préfère une robe plus rosée, même violacée et des vins élevés en cuve et embouteillés jeunes.
  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 67


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