Shurik'N

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Shurik'n, de son vrai nom Geoffroy Mussard, est un rappeur marseillais d'origine malgache et réunionnaise né en 1966. Il est l’un des membres du groupe de rap IAM, fondé à la fin des années 80.

Citations extraites de chansons[modifier]

Celle qui a dit NON[modifier]

Wallen
J’peux plus rire sur plein de choses parce qu´il y a trop de choses
Avec lesquelles j´pourrais jamais être en osmose
Je voulais te dire, merci Malik
Tes textes reflètent bien qui je suis
Semelles usées de la cité au studio
Miskina mais Sulé sait ce que je vaux
J’ai rejoint le front dla rue
Non, moi jsuis pas du crew des vendus
Quand ils mappellent à leur bureau jy vais
Ils veulent un truc coco pour l´succès, ils proposent de collaborer
Mais j´ai choisi le camp des tranchées.

Il y a ceux qui disent oui et ceux qui disent NON
Mais ceux qui disent oui ont déserté le front
Il y a ceux qui disent oui et ceux qui disent NON
Moi j´ai dit NON…moi j´ai dit NON.
Mon identité contre le succès
Je préfère chanter le cœur criblé
J´ai rejoins le maquis
Indivisible, incorruptible.

Souvent je pense à papa, mon combat
Réussir pour l´envoyer là-bas
Quand je parlais de nos projets, papa que j´aime disait Inch Allah
Son retour au pays s´est bien fait en Août
Mais son voyage s´est fait froid dans une soute
Rien ne me le ramènera... pfff
Pas même leur foutu contrat
Pendant que la course aux richesses nous distrait
Chacun de nous passe à côté du vrai
Mon frère fait comme Malcom pour vivre mieux, wé
Ne courbe l´échine que devant dieu.

(refrain)

(…)

Shurik’n
Si tu crois que la gloire peux m´changer
Tu peux t´brosser, yeah
Les miens savent comment je partirai…

(refrain)

Wallen
Au nom des miens, je donne ça bien, wé
La gorge serrée, j’chante d’où je viens, ils croient quoi
Faut qu’ils comprennent q’on est pas des vauriens
Comme dans Shogun, la fierté c'est tout
Combien au grec d’en face rêve de Cancun
Et pour ça, pour ça les poches vides
Ma vie j’la brade pas!


Nés sous la même étoile[modifier]

Certains naissent dans les choux, d'autres dans la merde.


Si j'avais su[modifier]

Certains appellent ça la poisse, d'autres appellent ça la vie...


Au sein d'un essaim, le pouvoir est divin.

Prisoners of love[modifier]

Y'a trop de pression dehors, on sort chacun dans son scaphandre,
Et parler, pour quoi faire, quand y'a les mains pour s'comprendre...


La Fin de leur monde[modifier]

Et finalement conscient, qu’ici on n'est que locataire,
Tu parles d’une location, regardes un peu ce qu'on en a fait.
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution.
(…)
Seulement,
Les nôtres meurent de faim en Afrique,
Et y'a pas assez de fric pour eux.
Alors la dalle faudra la tempérer!
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux.
Alors les balles faudra les éviter!


Où je vis[modifier]

Lettre[modifier]

La vie c'est pas toujours comme on veut,
c'est souvent comme on peut.


On choisit pas ses parents, t'es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée.


Il t’apprendra à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c’est pas grave
Si tu pisses au lit,
Lui l’faisait aussi.
Il te dira que le sang est le même pour tous
Seules les couleurs changent
On finit de la même façon,
On tend la main aux anges.


Rêves[modifier]

Les gosses croquent la mort à pleines dents comme dans une barre de Lion,
Les caries, c'est rien, on s'en remet,
Et puis un jour, tu mords trop fort et là tu perds ton dentier.


La cécité est une nécessité, pour insister, avancer,
Ici, y a pas de Moïse, la merde va pas s'écarter.


Où je vis[modifier]

La conscience, c'est comme les taches, ça s'essuie.


La couleur crée des frayeurs chez ceux qui ignorent la voie du cœur.


Sûr de rien[modifier]

Dur d'effacer les fautes passées, les ressasser, c'est insensé...
Mais c'est le seul moyen d'exister, une ligne, un tracé,
Qui dit que tu vis? on sait jamais, t'es sûr de rien ici...


Fugitif[modifier]

En live des caniveaux un roi sans vassaux
Un capitaine coulant avec son vaisseau
Un rien qui dérange sur moi
Ils braquent leurs faisceaux
Là je disparai, subtil jusqu'à l'invisible
Efface les traces sauf celles faites
Au feutre à bille indélébile sur vynil
Je me fous de savoir qui s'en souviendra
Ce qui compte c’est l'ici et maintenant
Pas ce qui se passera dans dix ans
Sans chichis, une vérité défaire la mer et mes verbes
J'écris souvent mes vers sur les nerfs
Acerbe, je balance mes tripes sur claire fontaine
Au feeling
J'aime pas le travail à la chaîne
Digne et si je ne t'aime pas
Je ne dirai pas que je t'aime
Ça gène et c’est ce que j'aime, râler
Dire ma vérité, irriter, rester
Un haut-parleur sur on toujours prêt à brailler
Trop de, choses à dire pas le temps de pendre
Au bout d'une canne à pêche
98 un fugitif
Toujours sur la brèche
Ils ont voulu me piéger
Mais j'ai filé, esquivé les filets, assiégé
Ne croyez pas que je vais me défiler
Je reste un fugitif, futé, affûté
Une caméra, le mirador
Ne ferme qu’un œil quand Marseille s’endort.


Mémoires[modifier]

Shurik’n
Zoom arrière, plongée sur un gamin de huit ans
Sac à dos, je pars à l’école rejoint par un groupe d’enfants.
Les bancs craquaient, la classe était en contre-plaqué,
Goudron frais, la cité n’était même pas terminée.
Trop occupés à parler de nos billes et des soldats qu’on allait jouer,
On n’a pas entendu l’engin débouler.
Pour un gosse, on peut imaginer le choc,
Lorsqu’on voit un camion passer sur le corps de son pote.
Changement de décors, plus le même âge -
le break fait son entrée je fuis les cours comme un oiseau fuit sa cage.
On se rencontre, on danse ensemble,
les liens se créent, une amitié naît.
C’est comme ça qu’un groupe est formé.
Quelques années après, une dispute, deux coups de schlass
Ta liberté s’envole comme une perdrix en période de chasse.
Je garde en mémoire tous ces instants qui ont marqué ma vie
Et me la font apprécier doublement depuis.

Sat
En somme, nous sommes tout comme de simples additions.
L’accumulation de choix à des intersections.
Sans rémission faut assumer,
La moindre erreur peut si vite plonger dans la fatalité.
En somme nous sommes tous tout comme de simples additions.
Au mic on assomme, un rap du cœur, notre direction.
Je garde en mémoire tous ces souvenirs qui font de moi ce que je suis
C’est comme les miens, je peux pas les trahir.

Shurik’n
T’es jeune, teigneux.
T’as peur de rien, le monde t’appartient.
Bagarre à chaque coin de rue
La suivante je me frotte les mains.
Le lycée n’était qu’une aire de combat, où j’attendais le week-end
Et là comme un phénix je renaissais…


Manifeste[modifier]

Akhenaton
A l’Assemblée on ignore ce qui se passe sur le macadam
20% de mes potes aujourd’hui se cament
Y’a plus de révoltes en vue
Ce putain de pouvoir achète à quel prix le calme
Sur le terrain de football
Ce petit gosse en veut
Mais 99% échouent et nous on prie tous en Dieu
On est les seuls à croire au Père Noël jusqu’à 30 ans vieux
80% des gens portent le triple 6 en eux
Marcher sur la tronche des autres
Pour une vie glauque et 300 types
Possèdent 50% des richesses du globe
C’est normal, leurs pantins ont l’index sur un bouton
Et ce putain de peuple broute comme un mouton
Chez moi la flamme fait 30% attends
Je fais mes comptes et ça veut dire
Qu’y a minimum un type sur 3 qu’on devra claquer
Debka au menu ce soir, fiston, qu’es-ce que tu en dis?
Finie la paix à Marseille
On va rallumer l’incendie

Shurik’N
Courber l’échine, connaît pas. Je mettrai pas le genou à terre. Je resterai fier au nom de mes frères. Je scelle ces mots d’un sceau de fer.

Akhenaton
Y’a pas de degré d’inclinaison de mon corps, l’inclinaison de ma tête est une réponse directe à l’inclinaison de mon cœur.

Shurik’N
Mes phrases dérangent toujours aux alentours.
J’arrêterai peut-être le jour où les êtres - élus au deuxième tour cesseront de faire les sourds.
Je donne ma vision des choses pas roses, ose écouter qui veut.
La prose est parfois morose. Qu’est-ce que j’y peux ?
Mon âme déclame ce que voient mes yeux.
C’est ce que j’aime faire, c’est ce que j’aime écrire, ce que j’aime entendre,
Des textes vrais sur des faits qui donnent envie de rendre - faut pas vous méprendre.


Tous m'appellent Shu[modifier]

Une flamme dans le noir[modifier]

Tout l'monde se perd ici
Cherche une flamme dans le noir
Mais où est la sortie ?
Bien plus près qu'on n'le croit
Surtout n'prend pas l'exit
Cette route pour autre part
Beaucoup l'oublie souvent au près des siens la paix réside

Alors on guette la goutte de bonheur
L'élixir de jouvence ce retour à la vie
Ne serait-ce que pour quelques heures
Un décès de joie avant qu'on en face qu'une légende
Elle est là, devant nous mais on la cherche toujours ailleurs
On est tous là pris dans les sortilèges des enchanteurs
Même l’instinct de survie ne nous sauve pas de ces torpeurs
Tu te sens piégé - matte pas le rétro - bloque le compteur,
Trop de poudre aux yeux, t’y vois plus rien allume le cœur.
On n'veut pas vivre sur un parking
On veut une quatre voies
Un tapis de billard qui nous mènera là ou on voudra
Et si l'moteur vient à lâcher,
On sait tous où se rendre,
Au près des siens le calme vient, sa force la pression à descendre


Bombe le torse[modifier]

A l'heure où les femmes crèvent frappées par la famine
D'autres meurent pour ressembler à celles des magazines
Y'a des vitrines pleines autant d'estomacs vides
Y'a des Mcdo un peu partout et trop d'anorexiques
Y'a des prix qui s'enflamment des foyers qui se noient
Des gens qui cèdent au crime et d'autres qui embrassent la croix
Trop des gens qui détruisent et trop peu qui réparent
Trop de rois qui agissent usant des lois comme d’un rempart
Y'a des factures qui tombent froidement telle une sanction
Tant d'exactions mais à chaque fois eux esquivent l'addition
Surtout n'essaie même pas toi on te ratera pas
Ceux qui marchent de travers exigent de toi que tu files droit
Y'en a qui pense qu'au cash des bijoux plein les mains
Pendant ce temps là un gamin vend son rein pour un bout de pain
L'homme reste un loup pour l'homme pas si bête mais tellement con
On pensait voir et depuis le début on avance à tâtons.


Mon fils[modifier]

Regarde moi bien au fond des yeux,
Et contemple un amat de haine,
Autant d’années passées à ressasser cent fois la scène.
Tout ce temps à faire semblant, me forçant à sourire au gens
(…)
Je glisse lentement vers le noir, je le sens…
Et la raison pour laquelle çà arrive tu la sais.


Comme vous[modifier]

Je suis pas née comme vous, je sais pas trop pourquoi
J'ai pas vraiment le choix et je vous trouve aussi différent de moi
Je suis pas née comme vous, je suis d’un peu partout et pourtant
J'ai le même sang et les mêmes envies, oh oui

Je viens d’un pays où l’air est le même qu’ici,
Où la vie a le même prix, où les jours sont les mêmes qu'ici
Où les parents aiment leurs gosses aussi, cernés par les même soucis que les vôtres,
Le toit et la santé : c’est ce qu’on cherche pour les nôtres,
Ne jugez pas, vous n’savez rien de mon histoire
Pleins de craintes et de rêves, les miens ont quittés le perchoir un soir,
Je viens d’un peu partout mais c’est chez vous qu’je suis tombé,
En fait, je ne suis que le fruit de deux arbres déracinés,
J’vois ma couleur comme un signe extérieur de richesse,
D’autres n’y voient qu'un défaut ou pire, une divine maladresse,
Mes cries diffèrent mais mon cœur lui bat à la même vitesse,
Ma différence me stresse lorsque vos regards m’agressent,
Ma culture vous dérange pourtant nos anges ont les mêmes ailes,
Lorsque l’un d’eux s’envole trop tôt, nos larmes ont les même sels…


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