Shurik'N

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Shurik'n en 2014.

Shurik'n, de son vrai nom Geoffroy Mussard, est un rappeur marseillais d'origine malgache et réunionnaise né en 1966. Il est l’un des membres du groupe de rap IAM, fondé à la fin des années 80.

Albums[modifier]

Où je vis[modifier]

Lettre[modifier]

La vie c'est pas toujours comme on veut,
c'est souvent comme on peut.


On choisit pas ses parents, t'es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée.


Il t’apprendra à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c’est pas grave
Si tu pisses au lit,
Lui l’faisait aussi.
Il te dira que le sang est le même pour tous
Seules les couleurs changent
On finit de la même façon,
On tend la main aux anges.


Rêves[modifier]

Les gosses croquent la mort à pleines dents comme dans une barre de Lion,
Les caries, c'est rien, on s'en remet,
Et puis un jour, tu mords trop fort et là tu perds ton dentier.


La cécité est une nécessité, pour insister, avancer,
Ici, y a pas de Moïse, la merde va pas s'écarter.


Où je vis[modifier]

La conscience, c'est comme les taches, ça s'essuie.


La couleur crée des frayeurs chez ceux qui ignorent la voie du cœur.


Sûr de rien[modifier]

Dur d'effacer les fautes passées, les ressasser, c'est insensé...
Mais c'est le seul moyen d'exister, une ligne, un tracé,
Qui dit que tu vis? on sait jamais, t'es sûr de rien ici...


Fugitif[modifier]

Ils ont voulu me piéger
Mais j'ai filé, esquivé les filets, assiégé
Ne croyez pas que je vais me défiler
Je reste un fugitif, futé, affûté
Une caméra, le mirador
Ne ferme qu’un œil quand Marseille s’endort.


Mémoires[modifier]

Je garde en mémoire tous ces instants qui ont marqué ma vie
Et me la font apprécier doublement depuis.


Manifeste[modifier]

Courber l’échine, connaît pas. Je mettrai pas le genou à terre. Je resterai fier au nom de mes frères. Je scelle ces mots d’un sceau de fer.
[...]
La prose est parfois morose. Qu’est-ce que j’y peux ?
Mon âme déclame ce que voient mes yeux.
C’est ce que j’aime faire, c’est ce que j’aime écrire, ce que j’aime entendre,
Des textes vrais sur des faits qui donnent envie de rendre - faut pas vous méprendre.


Tous m'appellent Shu[modifier]

Une flamme dans le noir[modifier]

On n'veut pas vivre sur un parking
On veut une quatre voies
Un tapis de billard qui nous mènera là ou on voudra
Et si l'moteur vient à lâcher,
On sait tous où se rendre,
Au près des siens le calme vient, sa force la pression à descendre


Bombe le torse[modifier]

A l'heure où les femmes crèvent frappées par la famine
D'autres meurent pour ressembler à celles des magazines
[...]
L'homme reste un loup pour l'homme pas si bête mais tellement con
On pensait voir et depuis le début on avance à tâtons.


Mon fils[modifier]

Regarde moi bien au fond des yeux,
Et contemple un amat de haine,
Autant d’années passées à ressasser cent fois la scène.
Tout ce temps à faire semblant, me forçant à sourire au gens
(…)
Je glisse lentement vers le noir, je le sens…
Et la raison pour laquelle çà arrive tu la sais.


Comme vous[modifier]

Ma culture vous dérange pourtant nos anges ont les mêmes ailes,

Lorsque l’un d’eux s’envole trop tôt, nos larmes ont les même sels…


Autres extraits[modifier]

Nés sous la même étoile[modifier]

Certains naissent dans les choux, d'autres dans la merde.


Si j'avais su[modifier]

Certains appellent ça la poisse, d'autres appellent ça la vie...


Au sein d'un essaim, le pouvoir est divin.


Prisoners of love[modifier]

Y'a trop de pression dehors, on sort chacun dans son scaphandre,
Et parler, pour quoi faire, quand y'a les mains pour s'comprendre...


La Fin de leur monde[modifier]

Et finalement conscient, qu’ici on n'est que locataire,
Tu parles d’une location, regardes un peu ce qu'on en a fait.
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution.
(…)
Seulement,
Les nôtres meurent de faim en Afrique,
Et y'a pas assez de fric pour eux.
Alors la dalle faudra la tempérer!
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux.
Alors les balles faudra les éviter!


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :