Prêtre

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Littérature[modifier]

Essai[modifier]

Jean-Paul II, Mon livre de méditations[modifier]

Les années de la deuxième Guerre Mondiale, de l'occupation allemande à l'Ouest, et soviétique à l'Est, ont entraîné un nombre immense d'arrestations et de déportations de prêtres polonais dans des camps de concentration. Rien qu'à Dachau, il y en eut environ trois mille. Mais il y avait aussi d'autres camps, comme celui d'Auschwitz où le premier prêtre canonisé après la guerre, saint Maximilien Kolbe, franciscain de Niepokalanow, donna sa vie pour Jésus-Christ.


Manifeste[modifier]

Jean Koppen, Religion ! — Promenade des séminaristes n°12, 1929[modifier]

[...] insulter les prêtres n'a pas d'autre but, mise à part la satisfaction morale que cela procure sur le moment, que de vous entretenir dans cet état d'esprit qui vous permettra, le jour où vous serez libres, d'abattre par jour, en vous jouant, deux ou trois tonnes de dangereux malfaiteurs.

  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littérature (nº 109) », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Jean KoppenReligion ! — Promenade des séminaristes, in La Révolution surréaliste, n°12, 15 décembre 1929, p. 169


Dans le métro, à une heure d'affluence, si vous êtes à côté d'un prêtre, ne le prenez pas à partie immédiatement, mais au bout d'une ou deux stations, vous commencez à hurler, en lui foutant un coup de poing en pleine gueule « Vieux porc, vous n'avez pas fini de me peloter ! » La foule écoute alors vous déclarez : « C'est la troisième fois cette semaine qu'un curé me fait des propositions, et dire qu'on envoie les enfants au catéchisme ! » Vous pouvez ainsi insulter et même rosser un curé sans être lynché et, de plus, vous donnez à quelques personnes un exemple réel de l'ignoble hypocrisie des prêtres. »

  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découverte Gallimard Littérature », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Jean KoppenReligion ! — Promenade des séminaristes, in La Révolution surréaliste, n°12, 15 décembre 1929, p. 169


Prose poétique[modifier]

Richard Huelsenbeck, Une visite de Cabaret Dada, 1920[modifier]

Pendant plus de deux heures nous longeâmes ce couloir qui sentait le chou et le graillon, escaladant des traverses de chemin de fer, des bûches et des matelas pourris, pour nous retrouver finalement dans une pièce manifestement destinée à des pratiques religieuses. C'est là que se tenait le premier prêtre dadaïste qu'il me fut jamais donné de voir, en caleçons violets, avec un chat dans les bras. Il était coiffé d'une grande perruque d'où pointaient deux plumes de paon.

  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découverte Gallimard Littérature », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Richard Huelsenbeck, Der Dada 3, 1920, p. 136


Mesdames et Messieurs c'était tout simplement subjuguant, fascinant. Le prêtre souleva sa poitrine de papier mâché et ses yeux dirigés le long d'une ficelle étincelaient. Sa voix était comme le tonnerre qui monte des arrosoirs lorsque le soleil couchant les éclaire. Il portait une barbe dans laquelle les jeunes souris se disaient « bonne nuit », et les trains-express attendaient au bord de l'abîme de son cou.

  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découverte Gallimard Littérature », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Richard Huelsenbeck, Der Dada 3, 1920, p. 136