Louis-Ferdinand Céline

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Louis-Ferdinand Céline en 1932

Louis-Ferdinand Destouches, plus connu sous son nom de plume Louis-Ferdinand Céline, généralement abrégé en Céline, (27 mai 1894, Courbevoie - 1er juillet 1961, Meudon), médecin et écrivain français, le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle.

Bibliographie sélective[modifier]

Bagatelles pour un massacre, 1937[modifier]

Je lui apprends tout de suite d’emblée que je suis devenu antisémite et pas un petit peu pour de rire, mais férocement jusqu’aux rognons !... à mettre tous les youtres en l’air ! Phalanges, en denses cohortes, en bataillons à les faire charger contre Hitler, reprendre la Sarre, à eux tout seuls !... – Merde ! qu’il me fait... T’auras du coton !... Les Juifs, ils sont tous au pouvoir... Ils peuvent pas s’absenter comme ça !... T’y penses tout de même pas !...Ça serait l’anarchie !... La pagaie !... C’est des personnes indispensables ! Ta croisade elle se présente pas bien !... T’auras du mal à les sortir... Les youtres c’est comme les punaises... Quand t’en prends une seule dans un plume, c’est qu’elles sont dix mille à l’étage ! Un million dans toute la crèche... C’est pas la peine d’insister... Tu vas te faire étendre, malheureux !

  • Bagatelles pour un massacre (1948), Louis-Ferdinand Céline, éd. Éditions Denoël, 1937 (ISBN ?), p. 
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Les Beaux Draps, 1941[modifier]

Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de « Pierre et Paul » fit admirablement son œuvre, elle décatit en mendigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littérature christianique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race. Ce n’est pas tout. Crime des crimes, la religion catholique fut à travers toute notre histoire, la grande proxénète, la grande métisseuse de races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l’enragée contaminatrice. La religion catholique fondée par douze juifs aura fièrement joué tout son rôle lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l’énorme tourbe, du géant lupanar asiate qui se prépare à l’horizon. Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche. Ce qu’il adore, soin cœur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis. Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle.

  • Les Beaux Draps (1941), Louis-Ferdinand Céline, éd. Nouvelles Éditions françaises, 1941, p. 21


Correspondance[modifier]

Ah certes vous avez bien raison Paulhan ce « Voyage » est un véritable « Classique ». Mais foutre qui n'en veut ? le me réédite et le douille ? Je meurs de « soif auprès de la fontaine »! Cent là qui se tâtent se touchent et ne se finissent pas!... même la Voilier toute Julotte qu'elle est, flageole au but... Le Fasquelle flanelle... fiasque... et la nénéref ? Ils ne veulent traiter qu'avec ma veuve.

  • Lettres à la NRF, Choix 1931-1961 (1948), Louis-Ferdinand Céline, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991, p. 59


Les Romains trop métissés se sont donné deux capitales, j’en ferais tout autant. Marseille et Paris. L’une pour la France méridionale, latine si l’on veut, byzantine, « Suralgérique », tout aux métis, tout aux zazous [...]. L’autre pour la France « nord de la Loire » la France travailleuse et raciste,[...], c’est à tenter. Je crois qu’il est peut-être temps que s’opèrent quelques grandes réformes.

  • Lettre de Louis-Ferdinand Céline du 15 juin 1942 à Henri Poulain, secrétaire de rédaction du journal antisémite Je suis partout
  • L'embarcadère des lettres, Rémi Duchêne, éd. JC Lattès, 2013, p. 135


Citation rapportée de Céline[modifier]

Les gens se vengent des services qu'on leur rend.

  • Manager en toutes lettres, guide d'action et de culture (1995), François Aélion, éd. Les éditions d'organisation, 1999 (ISBN 2-7081-1803X), p. 93


D'abord la France n'est pas une race. C'est un pays, une nation. A l'heure actuelle, il y a moins de Français que sous Louis XIV. Quatorze millions au plus sur quarante millions. Le reste, c'est du métis. C'est de l'italote, de l'espagnote, du germinote, etc. Les genres sont tellement mêlés qu'on pourrait retrouver à la rigueur une chose qui ressemblerait à une ethnie au nord de la Loire et encore...

  • Réponse de Céline à une enquête de Paris-Midi en 1943 sur le thème « La race française court-elle à son déclin »
  • Une inconnue des sciences sociales: la Fondation Alexis Carrel, 1941-1945, Alain Drouard, éd. MSH, 1992, p. 134


Citations sur Céline[modifier]

Cette commémoration [aurait dû] précisément servir à explorer l'énigme qui fait que l'on peut être à la fois un très grand écrivain et un parfait salaud.

  • À propos du retrait de Céline de la liste des "célébrations nationales".
  • « Céline célébré, éjecté, mais remémoré », Bernard-Henri Lévy, Le Canard enchaîné, nº 4709, 26 janvier 2011, p. 8


Ton tonton vient de Meudon, repère devenu racine,
Vieux rappeurs des rues de Louis Ferdinand Céline.
« Bagatelles pour un massacre », qui dit mieux ?
Hauts-de-Seine… même les morts sont dangereux.

  • Tonton du café du commerce, Kimto Vasquez, Kimto Vasquez, album L'Océan (29 octobre 2012 chez Desh Musique).


En l’aidant à éplucher ses pommes de terre, au sous-sol, j’entends encore sa voix et l’entendrai tant que je vivrai : « La révolution… mais nous y assistons tous les jours… la seule, la vraie révolution, c’est le facteur nègre qui saute la bonne… dans quelques générations, la France sera métissée complètement, et nos mots ne voudront plus rien dire… que ça plaise ou pas, l’homme blanc est mort à Stalingrad. » [...] L’on a souvent dit de Céline qu’il était un visionnaire : c’est le plus mauvais adjectif que l’on puisse accoler à son nom… le visionnaire a des communications surnaturelles, c’est la bergère d’esprit, ou un pape avant son trépas. Lui, avec sa tête qui dépassait, il était épouvantablement lucide, il avait diagnostiqué son époque malade et pour guérison, avait conseillé des remèdes à des sourds volontaires. [...] La guerre de 1914, ce massacre forcené et imbécile entre gens de qualité, l’avait marqué à jamais. Avec un égoïsme normal et standard, il aurait vécu heureux dans l’opulence et la réussite respectée.

  • Témoignage de Pierre Duberger, six ans après la mort de Céline, dans le Magazine littéraire. Ce texte fut réédité en 2002 dans un numéro hors série,
  • « Mon ami Céline par Pierre Duberger », Pierre Duberger, Magazine littéraire, nº hors-série n°4, 4e trimestre 2002, p. 8


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