Langue

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Une langue est un système de signes linguistiques, vocaux, graphiques ou gestuels, qui permet la communication entre les individus.

Max Weinreich (reportée par)[modifier]

Une langue est un dialecte avec une armée et une flotte.


Hugo Schuchardt[modifier]

Il n'y a pas de langue totalement pure.

  • (de) Es gibt keine völlig ungemischte Sprache.
  • Slawo-deutsches und slawo-italienisches, Hugo Schuchardt (trad. Wikiquote), éd. Leuschner & Lubensky, Graz, 1884, p. 5


Alexandre Astier[modifier]

[Dagonet] : Le premier truc qui frappe, c’est la langue. Vous savez ce que c’est, on arrive sur place, boum… En fait, c’est quand on commence à entendre les gens parler, que là… là, on se dit : je suis pas chez moi.

  • Antoine de Caunes, Kaamelott, Livre I, 27 : De retour de Judée, écrit par Alexandre Astier.


Joseph Joubert, Pensées, 1850[modifier]

Observez les êtres humains, que l’éducation n’a pas soumis à l’uniformité, et vous verrez avec quelle variété, non-seulement chaque idiome, mais chaque dialecte est parlé. Les pauvres surtout et les enfants s’en forment un, composé d’expressions toutes très-connues, et qu’ils arrangent cependant d’une manière si nouvelle, que celles de l’enfant se ressentent toujours de son âge, comme celles du pauvre de sa fortune.


Vladimir Nabokov, Littératures, 1941-1958[modifier]

Vous commencerez par l'alphabet, les labiales, les linguales, les dentales, les lettres qui bourdonnent, frelon, bourdon et mouche tsé-tsé. Une des voyelles vous fera dire : « Euh ! » Vous vous sentirez mentalement courbatu et endolori après votre première déclinaison de pronoms personnels. Je ne vois pourtant pas d'autre façon d'accéder à Gogol (ou d'ailleurs à n'importe quel autre écrivain russe). Comme toutes les grandes réussites littéraires, son œuvre est un phénomène de langage et non d'idées.

  • Littératures (1980), Vladimir Nabokov (trad. Marie-Odile Fortier-Masek), éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2010, partie Littératures II, Nikolaï Gogol (1809-1852) — « Le manteau » (1842), p. 602


Jean d'Ormesson, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, 2016[modifier]

Tout semble se déglinguer de partout. Sa langue surtout, son bien le plus précieux, qui brillait de mille feux et régnait sur l'Europe qui régnait sur le monde, se défait de jour en jour. Confucius le savait déjà à l'époque de Platon et de Sophocle : il faut prendre garde aux mots. Une langue qui faiblit, c'est un pays qui vacille.

  • Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, Jean d'Ormesson, éd. Gallimard, 2016  (ISBN 978-2-07-017829-2), p. 448


Giuseppe Peano[modifier]

Avant la Guerre de 1914-1918, trois langues dominent la scène internationale : l’anglais du fait de l’impact du développement industriel anglais et de son empire colonial, le français langue de la diplomatie, l’allemand langue scientifique importante dans plusieurs domaines. Après la guerre, l’Allemagne défaite et la France exsangue ne peuvent plus entrer en compétition avec l’anglais. La création de la Société des Nations, même si les USA la délaissent rapidement, fait que les organisations internationales donnent de plus en plus de place à l’anglais qui devient la lingual franca des échanges internationaux et donc également de la science.

  • Entre le latin des sciences d’autrefois et l’anglais scientifique d’aujourd’hui : le « Latino sine flexione » de Giuseppe Peano, 1er avril 2012, dans hypothèse.org, par Philippe Cibois.


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