Jules César

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Buste de Jules César conservé au Musée archéologique national de Naples.
C. Iulii Caesaris quae extant, 1678

Jules César (Caius Julius Caesar IV) est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 juillet ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C.

La Guerre des Gaules[modifier]

Toute la Gaule est divisée en trois parties.
  • (la) Gallia est omnis divisa in partes tres.
  • Première phrase du livre. La description de la Gaule par César qu'elle inaugure est restée célèbre.
  • (la) Salluste, Jules César, C. Velleius Paterculus et A. Florus, Jules César (trad. Théophile Baudement), éd. Diot, 1865, livre troisième, p. 183 (texte intégral sur Wikisource)


De toutes [les] nations [gauloises], les Belges sont les plus vaillants, parce qu'ils restent complètement en dehors de la culture et de la civilisation de la province [romaine], que les marchands ne passent que très rarement dans leur pays, et n'y portent points les denrées qui amollissent les courages ; de plus ils touchent aux Germains, qui habitent au delà du Rhin, et ils leur font une guerre continuelle.
  • (la) Horum omnium fortissimi sunt Belgae, propterea quod a cultu atque humanitate provinciae longissime absunt, minimeque ad eos mercatores saepe commeant atque ea quae ad effeminandos animos pertinent inportant, proximique sunt Germanis, qui trans Rhenum incolunt, quibuscum continenter bellum gerunt.


Les hommes croient volontiers ce qu'ils désirent.
  • (la) Fere libenter homines id quod volunt, credunt.
  • (la) La Guerre des Gaules, Jules César (trad. Charles Louandre), éd. Charpentier, 1857, livre troisième, p. 127 (texte intégral sur Wikisource)

Citations à propos de César[modifier]

Plutarque, Vie de César[modifier]

Voir le recueil de citations : Vies parallèles des hommes illustres
Tu n'en es plus à miner le terrain, César : ce sont désormais des machines de guerre que tu dresses contre la République !
  • Propos attribués à Lutiatus Catulus après une manœuvre de César pour s'attirer la faveur du peuple.
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, VI, 6, p. 1298


Pendant la traversée des Alpes, dit-on, alors qu'il passait près d'une bourgade barbare qui comptait fort peu d'habitants et qui était très misérable, ses amis se mirent à rire et déclarèrent en plaisantant : "Il y a peut-être, même ici, des disputes pour les charges, des rivalités pour occuper les premiers rangs et des jalousies entre les notables." César répliqua sur un ton très sérieux : "Pour moi, je préfèrerais être le premier personnage ici que le second à Rome !"
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, XI, 3-4, p. 1302-1303


On peut comprendre que le danger qu'il courut devant Alésia soit resté célèbre à plus d'un titre : jamais, dans aucun autre combat, il n'eut à déployer autant d'audace et d'habileté.
  • À propos du siège d'Alésia, bataille décisive de la guerre des Gaules.
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, XXVII, 5, p. 1317


Quand il fut arrivé au bord du cours d'eau, nommé Rubicon, qui marque la frontière entre la Gaule Cisalpine et le reste de l'Italie, il se mit à réfléchir, mesurant mieux, à l'approche du danger, l'audace de son entreprise. Il suspendit sa course. Pendant cette halte, il s'absorba en silence dans de profondes réflexions, passant d'un parti à l'autre, et changeant d'avis à de nombreuses reprises. Il confia même son incertitude aux amis qui l'accompagnaient, notamment à Asinius Pollion. Il calculait tous les maux que le passage de ce cours d'eau allait infliger à l'humanité entière et tout ce qu'en dirait la postérité. Pour finir, dans un mouvement de passion, comme s'il se détournait de la raison pour s'élancer dans l'avenir, il murmura le mot suivant, que prononcent souvent ceux qui tentent une Fortune incertaine et audacieuse : "Que le dé en soit jeté !" Puis il s'empressa de traverser le cours d'eau. Il avança dès lors au pas de course, tomba sur Ariminum avant le jour et s'en empara. La nuit qui avait précédé le passage du Rubicon, il avait eu, dit-on, un songe abominable : il avait rêvé qu'il avait avec sa mère des raports incestueux.
  • Au sujet du passage du Rubicon, coup de force par lequel César sort complètement de la légalité et marche sur Rome pour y prendre le pouvoir. Le rêve incestueux symbolise, selon l'antiquisante Anne-Marie Ozanam (page 1322, note 169), le viol de la patrie que constitue le franchissement du Rubicon.
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, XXXII, 5-9, p. 1322


Il apprit que Domitius avait été battu par Pharnace, fils de Mithridate, et qu'il s'était enfui du Pont avec un petit nombre de soldats, tandis que Pharnace, profitant avec avidité de sa victoire, tenait déjà la Bithynie et la Cappadoce, et convoitait ce qu'on appelle la Petite Arméne, où il soulevait tous les rois et tous les tétrarques. César marcha aussitôt contre lui avec trois légions et engagea une grande bataille près de la cité de Zéla : il le mit en fuite et détruisit entièrement son armée. Pour dépeindre la vivacité et la rapidité de cette bataille, il écrivit à Matius, un de ses amis à Rome, ces trois mots : "Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu." En latin, ces mots ont la même désinence et sont d'une brièveté frappante.
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, L, 1-4, p. 1335


Les ennemis eurent encore l'avantage dans une autre bataille ; au cours de la mêlée, dit-on, César, voyant fuir le porte-enseigne, le saisit par le cou, le força à se retourner et lui lança : "Voilà où sont les ennemis !"
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, LII, 9, p. 1337


En redressant les statues de Pompée, César a affermi les siennes.
  • Propos prêtés par Plutarque à Cicéron à propos du parti pris de clémence que César adopte vis-à-vis des anciens partisans de son ennemi Pompée après avoir pris le pouvoir à Rome.
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, LVII, 6, p. 1341


Ses amis lui conseillaient de prendre des gardes du corps, et beaucoup se proposaient pour cet office, mais il ne voulut pas en entendre parler et déclara : "Il vaut mieux mourir, ce qui n'arrive qu'une fois, que de craindre sans cesse !"
  • « César », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, LVII, 7, p. 1341


Citations légendaires[modifier]

Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.
  • (la) Veni, vidi, vici.
  • Phrase légendaire attribuée à Jules César en rendant compte au Sénat romain de sa victoire lors de la bataille de Zéla, en Asie Mineure, en 47 av. J.-C. Voyez l'article Veni, vidi, vici sur Wikipédia.


Le sort en est jeté.
  • (la) Alea jacta est.
  • Littéralement : "Le dé est lancé". Phrase légendaire attribuée à Jules César au moment où il franchit le Rubicon pour rentrer à Rome avec ses légions, le 11 janvier 49 av. J.-C. Voyez l'article Alea jacta est sur Wikipédia.


Toi aussi, mon fils!
  • (la) Tu quoque mi fili!


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