Joseph Goebbels

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Joseph Goebbels, par Heinrich Hoffmann.

Le Dr. Paul Joseph Goebbels (1897 — 1945) était un homme politique nazi allemand. Ministre de la Propagande sous le IIIe Reich (1933-1945), son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de la manipulation des masses. Il est devenu un symbole des mensonges et des conditionnements que sont capables d'instaurer les propagandes des États totalitaires de tous bords.

Citations[modifier]

Hitler est là. Ma joie est grande. Il me salue comme un vieil ami. Et très attentionné à mon égard. Que je l'aime ! Quel homme !
  • Extrait du Journal tenu par Goebbels
  • « L'irrésistible ascension d'un écrivain raté », Stefan Martens, L'histoire, nº 312, septembre 2006, p. 42


Je suis convaincu que dans cinquante ans d'ici, les gens ne penseront plus en terme de pays.
  • Discours aux travailleurs intellectuels et aux journalistes tchèques, reproduit dans Walter Lipgens : "Documents on the history of European integration", (De Gruyter, Berlin and New York, 1985). p73)
  • « Paroles d'Européens : ils ont osé le dire », Joseph Goebbels, observatoiredeleurope.com, 11 septembre 1940 (lire en ligne)


Combat pour Berlin[modifier]

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Il existe encore chez cette race d'hommes un enracinement au sol sain et primitif. L'Internationale n'aurait jamais pu prendre pied ici, si les rapports sociaux dans cette province n'avaient pas été si révoltants. Le tort qu'on avait fait à la communauté ouvrière depuis des dizaines d'années avait eu un tel caractère contre-nature et avait été si injuste que les travailleurs furent repoussés irrévocablement vers un front hostile à la nation et aux forces constructrices de l'Etat.
  • A propos de la Westphalie


Le socialisme, comme nous le comprenons, est avant tout un sentiment sain de la justice, lié au sens de la responsabilité vis-à-vis de la nation et sans aucune considération des intérêts particuliers.


Cette ville a évidemment aussi ses dangers. Chaque jour, les rotatives des journaux crachent le poison cosmopolite à des millions d'exemplaires dans la capitale du Reich. Berlin est tirée dans tous les sens par des centaines de forces mystérieuses et il est difficile d'acquérir un point d'appui solide dans cette ville, et d'y affirmer une position intellectuelle assurée.


Aujourd'hui encore, quand l'un des vieux Gardes du Parti s'en vient et vitupère, d'homme à homme, contre tel ou tel défaut du Parti, quelle satisfaction! On sait d'emblée que cette critique est dictée par le souci du bien du Parti et que celui qui la présente ne veut nullement faire l'important, mais qu'au contraire, il n'agit ainsi que dans le seul intérêt du Parti. Le même homme qui, dans le privé, parle des défauts réels ou supposés du Parti, se mordrait plutôt la langue que de lui porter dommage par une action publique irréfléchie. Par ses années de militantisme, et ayant fourni la preuve que le cas échéant, il est prêt à se sacrifier complètement pour le Parti, il s'est bien acquis le droit de critiquer. Quel effet lamentable font en comparaison ces hâbleurs qui n'apparaissent qu'au moment du succès et se croient surtout obligés de diminuer leurs critiques les résultats obtenus par d'autres, sans eux et quelquefois contre eux. A cette époque, lorsqu'il ne s'agissait chez nous que de travailler et de combattre, de s'engager dans l'action et n'engager que soi, lorsque rien n'existait encore qu'on pût critiquer, ces hâbleurs ne fréquentaient pas les parages. Ils nous laissaient faire le gros du travail. Ce n'est que lorsque le chariot fut sorti de l'ornière qu'ils apparurent aux lisières du Parti avec leurs bons conseils, et leurs sottes critiques, empreints de platitude bourgeoise.


Le Mouvement avait eu son baptême du feu. Il n'avait pas hésité à aller chercher l'ennemi dans son propre repaire, l'avait contraint au combat, et avait mené la lutte avec l'énergie du désespoir. Homme de la SA! Ce mot, jusque-là encore tout à fait ignoré et inconnu à Berlin, était maintenant tout d'un coup entouré d'un halo de gloire et de mystère. Les amis le prononçaient avec admiration, et les ennemis avec haine et crainte. L'esprit témérairement offensif de cette troupe lui acquit dans le plus bref délai tout droit de cité et de considération. Elle avait prouvé par son action qu'on peut s'imposer malgré les circonstances les plus défavorables, si on s'appuie sur la passion politique, une hardiesse fantastique et un mépris souriant!
  • A propos des SA


Il est absolument faux que le Mouvement national-socialiste vive des subsides fournis par de grands capitalistes. Nous n'avons jamais rien vu de sommes fantastiques que le Pape, ou Mussolini, ou la France, ou Thyssen, ou Jakob Goldschmidt nous auraient soi-disant versées. Le Parti vivait et vit encore exclusivement des cotisations de ses adhérents et des recettes de ses réunions. Tarit-on ces sources monétaires, le Parti perd alors toute possibilité d'existence.
  • A propos de la constitution de la République de Weimar


La Constitution ne jouait qu'un rôle secondaire dans la pratique policière démocratique moderne. En général, les démocraties n'aiment pas trop faire de façons avec leurs propres lois écrites. L'exercice de la liberté d'opinion n'est guère garanti que si les conceptions défendues publiquement concordent avec celles du gouvernement en place et des partis de la coalition le soutenant. Mais qu'un citoyen indigne se risque à représenter une autre opinion que celle tenue pour juste officiellement, voilà qu'on se moquer bien de la liberté d'opinion et qu'apparaissent à sa place la contrainte morale et la censure. Bien sûr, la victime peut en appeler à la Constitution, mais elle risque pour toute réponse de n'obtenir que des sarcasmes. Les droits de la Constitution n'existent que pour ceux qui l'ont établie, et ses devoirs, seulement pour ceux contre lesquels elle a été imaginée.
  • A propos de la constitution de la République de Weimar


Enlève-t-on au peuple les représentants et les interprètes de sa souffrance, on ouvre ainsi la porte à l'anarchie, car nous ne prononçons pas le jugement le plus définitif et le plus intransigeant sur le régime dominant. L'homme du peuple, qui n'a pas appris à se servir comme il faut de la parole, qui ne dissimule pas son cœur, mais exprime sa colère croissante sous une forme toujours plus vive, pense plus radicalement et avec plus d'intransigeance que nous. L'agitation nationale-socialiste est en quelque sorte une soupape de sûreté pour les gouvernants. L'indignation des masses a une possibilité de ses déverser par cette soupape. Si on la bouche, la colère et la haine refluent alors dans les masses et y montent à un degré d'ébullition incontrôlable.
  • A propos de la constitution de la République de Weimar


La critique politique s'attaque toujours aux fautes du système à critiquer. Si les fautes sont d'une nature bénigne et si l'on ne peut douter de la bonne volonté de celui qui les commet la critique s'exercera alors sous une forme loyale et policée. Mais les fautes sont-elles de nature fondamentale, menacent-elles les fondements spécifiques de l'armature de l'Etat, et a-t-on par dessus le marché lieu de soupçonner que ceux qui les commettent ne sont pas du tout de bonne volonté, mais, au contraire, font toujours passer leur intérêt personnel avant celui de l'Etat, la critique deviendra alors d'autant plus massive et plus décidée. Le radicalisme de l'agitation se trouve toujours en rapport avec la détermination que met à mal agir le système dominant. Les fautes commises sont-elles si fatales qu'elles menacent de précipiter à la fin dans l'abîme peuple et économie, voire la totalité de la culture du pays, alors l'opposition en peut plus se contenter de mettre au pilori les symptômes de l'état pathologique, et réclamer leur suppression, il lui faut passer à l'attaque contre le système lui-même. A ce stade, elle est effectivement radicale dans la mesure où elle recherche les causes profondes des fautes, et où elle s'évertue à les supprimer dans leur racines mêmes.



Certes le peuple a été émancipé par la Constitution de Weimar, mais on n'a rien fait pour fournir une élémentaire possibilité d'action politique à cette émancipation populaire. Le fait qu'on négligea après la guerre de créer des salles de réunion où de grandes foules puissent être confrontées aux problèmes politiques était déjà la preuve que les pères de la démocratie n'avaient pas sérieusement l'intention d'éduquer politiquement le peuple, qu'ils ne voyaient plutôt dans la masse qu'un bétail électoral, tout juste bon pour aller jeter un bulletin dans l'urne, mais pour le reste une misera plebs, à écarter autant que possible des problèmes véritables de la vie publique.


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