Fabrice Luchini

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Fabrice Luchini

Fabrice Luchini, né le 1er novembre 1951 à Paris, France, est un acteur français de cinéma et de théâtre.

Citations[modifier]

Là, les gens disent "c'est la liberté!", mais c'est là le conformisme le plus hallucinant du monde. C'est d'un ennui noir! La fausse rébellion systématique. La liberté absolue, c'est cette vérité au milieu des contraintes. C'est le génie de La Fontaine, c'est le génie de Molière. Ce qui nous aide à vivre. Ce qui nous donne la structure d'une langue essentielle dans la nécessité.
  • A propos du rap.
  • Fabrice Luchini, Bouillon de culture, France 2, 03 avril 1998


Et on a bien compris que le corps de la femme comme marchandise est une abomination. On le sait tout ça ! Mais le corps du malheureux pitoyable qui erre dans les rues ou qui reste 3h n’est pas brillant non plus. Alors tout ça c’est assez complexe.
  • Propos sur la prostitution
  • Fabrice Luchini, Vie privée vie publique, France 3, 10 juillet 2007


C’est immense le problème du couple ! Le couple dans le mauvais côté c’est pour se fuir soi. C'est-à-dire, l’individu totalement incomplet cherche dans l’autre la complétude. C'est-à-dire en gros un couple c’est deux individus pas finis qui inventent un troisième individu qui est le couple. Alors ils ne savent pas qui ils sont, mais ils sont quelqu’un, puisqu’ils sont le couple.
  • Fabrice Luchini, Vie privée vie publique, France 3, 10 juillet 2007


Personne, à part peut-être Alain Finkielkraut, n'a pris la mesure de la barbarie du portable. Il participe jour après jour à la dépossession de l'identité. Je me mets dans le lot. [...]
La relation la plus élémentaire, la courtoisie, l'échange de regard, la sonorité ont été anéantis pour être remplacés par des rapports mécaniques, binaires, utilitaires, performants. Dans le train, dans la rue, nous sommes contraints d'entendre des choses que nous aurions considérées comme indignes en famille. Dans mon enfance, le téléphone était au centre d'un couloir parce qu'on ne se répandait pas.

  • Conversations françaises, Sous la direction de Vincent Trémolet de Villers, éd. Les éditions du Cerf, 2016  (ISBN 978-2-204-10929-1), p. 45


Je remarque qu'une idéologie festive, bienveillante, collective, solidaire imprègne l'atmosphère. Et dans ce même monde règne l'agression contre la promenade, la gratuité, la conversation, la délicatesse. Je ne juge pas. Je fais comme eux. Je rentre dans le TGV. je mets un gros casque immonde. J'écoute Bach, Mozart ou du grégorien. Je ne regarde personne. Je n'adresse la parole à personne et personne ne s'adresse à moi. La vérité est que je prends l'horreur de cette époque comme elle vient et me console en me disant que tout deuil sur les illusions de sociabilité est une progression dans la vie intérieure.

  • Conversations françaises, Sous la direction de Vincent Trémolet de Villers, éd. Les éditions du Cerf, 2016  (ISBN 978-2-204-10929-1), p. 46


C'est intéressant de savoir qu'il peut y avoir une parole de résistance, même modeste. Ce qui m'amuse, c'est de mettre un peu de poésie dans l'écrasante supériorité de l'image, à l'heure de l'écrasante supériorité de la bêtise. Il faut reconnaître qu'elle a pris des proportions inouïes. Ce qui est dramatique, disait Camus, c'est que « la bêtise insiste ». La poésie, la musique n'insiste pas.

  • Conversations françaises, Sous la direction de Vincent Trémolet de Villers, éd. Les éditions du Cerf, 2016  (ISBN 978-2-204-10929-1), p. 47


La Fontaine, c'est une pure liberté au milieu de la contrainte, une pure invention au milieu de la rigueur, une pure subversion au milieu d'une exquise courtoisie. une pure anarchie au milieu d'un super ordre. La Fontaine, c'est le patron !

  • Conversations françaises, Sous la direction de Vincent Trémolet de Villers, éd. Les éditions du Cerf, 2016  (ISBN 978-2-204-10929-1), p. 49


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