Dernier commentaire : il y a 2 ans7 commentaires2 participants à la discussion
Bonjour,
Citations très intéressantes, mais je ne comprends pas la datation du Journal (1957) étant donné que Paul Klee est décédé en 1940,et s'il s'agit de la date de publication, pourquoi y en a t-il plusieurs (1959...)?
Françoise
Bonjour,
Voilà ce que je comprends : le Journal a été publié à titre posthume en 1957 en langue originale ; 1959 est la date de la publication de la traduction française. Lykos (discussion) 25 mai 2014 à 18:23 (CEST)Répondre
Bonjour Lykos oui c’est bien ça. Cependant va falloir être plus rigoureux avec cette page : une bonne structure, un peu de trie, précisions, etc.. Je vais peut-être gribouiller qlq notes ci-dessous, sinon directement en cm de diff. Par exemple, la citation p.11 de Théorie de l’art moderne se retrouve dans le Journal p.227 (octobre, 1908). Ce chapitre 1 est la Trad d’une publi de 1912 (note : voir Polyphonies, « la voix de la lumière », p.47 sq.). Puis un peu des zolies images aussi _^^_. Bon là je rassemble et lis encore, puis j’alterne avec d’autres entrées. Remarques ou autres NHP ! Malik (discussion) 26 août 2021 à 08:03 (CEST)Répondre
@Lykos, . Rien d’étonnant à être intrigué par ces Géants ! C’est ça qui pousse à en savoir plus, pour moi en tout en cas. Reste toujours un truc à découvrir, à approfondir et, malheureusement pour moi, une vie ne me suffira pas... En plus de la Réf de la page wp de l’œuvre w: Le Voyage en Orient que tu proposes y’a qlq détails donnés ici p.103 ([Porter Aichele 2006] (en)Kathryn Porter Aichele, Paul Klee, poet/painter, Camden House, (ISBN978-1-57113-343-4, présentation en ligne)) et les notes suggèrent de voir Verdi, Klee and Nature. J’ai juste feuilleté là. Bien à toi, Malik (discussion) 26 août 2021 à 12:42 (CEST)Répondre
Dans Hopfengart et Baumgartner 2012 : « la liste des écrivains surréalistes inspirés par Klee dans les années 1920 se lit comme un extrait du Who’s Who du surréalisme ». Le surréalisme est la thématique choisie par l’équipe 17 pour le wcc septembre-octobre 2023. C’est donc une bonne occasion pour enrichir la page, de page en page…
En plus de certaines ressources déjà indiquées en biblio ici (Lampe 2016 par ex (note : d’ailleurs, exploiter un peu plus En souvenir de Paul Klee (Lampe 2016b))), il me reste toujours à voir le Cat expo centré sur le sujet : Michael Baumgartner (dir.) et Nina Zimmer (dir.), Klee et les surréalistes (catalogue d’exposition), Hatje Cantz, (ISBN978-3-7757-4155-2)
Dans la mesure du possible, je remonte le fil; mais il est possible de faire sans cette contrainte auto-fixée, du moment qu’on (peut) précise(r) un minimum.
Pour les sections/pages liées, de près de loin, dadaïsme/surréalisme, notes sur sélection cita w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Klee#Surr.. Sources primaires, secondaires, avec changement de l’angle d’approche : auteurs et thématiques (c’est à dire : tout sauf me satisfaire de l’entrée dans le Dico surr[1]. ). Relect ce jour, qlq vides mais pas d’erreur manifeste. Un petit paragraphe rédigé/annoté en brouillon et basculé in main w:Paul Klee#Œuvres.
Lettre à Klee 16 novembre 1916 pour expo Galerie Dada, Zurich, 17 mars-7 avril et 9 avril-30 avril (w:1917 en dadaïsme et surréalisme#Mars); Arp : le « trait d’union » (Lampe 2016, p. 90-91)
puis séjour de Klee à Zurich en juin 1919 sur invitation de Tzara; rencontre (Lettre à Lily);
=> « les dadaïstes, Tzara en tête, étaient ceux qui avaient préparé le terrain pour acceuillir Klee en France, même si les surréalistes ne tardèrent pas à vouloir le rallier tout entier à leur cause » (Lampe 2016, p. 92)
Michael Baumgartner (dir.) et Nina Zimmer (dir.), Klee et les surréalistes (catalogue d’exposition), Hatje Cantz, (ISBN978-3-7757-4155-2)
Micheal Baumgartner, « Paul Klee. De Dada au surréalisme », dans Lampe 2016, p. 90-95
Marie Gispert, « Paul Klee, l'art allemand et la France durant l'Entre-deux-guerres », dans Polyphone Resonanzen. Paul Klee und Frankreich, Paul Klee et la France, (ISBN978-3-422-06941-1, lire en ligne)
Myriam Felisaz-Debodard, « Une non-entrée : le cas Paul Klee », dans L'entrée en surréalisme (actes du séminaire du Centre de Recherche sur le Surréalisme), Phénix, coll. « Les pas perdus », (ISBN2-7458-1332-3, lire en ligne)
Transfert notes brouillon //Vinci (déjà qlq liens en l’état) :
, comme signalé en pdd [wp], voir Bonnefoit 2013, Hommages et références à Léonard de Vinci, p. 33-36[3]. Ed. de w:de:Marie Herzfeld, offerte par Lily noël 1906. Les cours, le Journal, etc. +p. 35 (+Le mur, 1929, « […] invitent formellement l’observateur à suivre le conseil de Léonard de Vinci d’y découvrir toutes sortes de figures fantastiques. […] Comme si un visage surgissait du vieux mur. »), le conseil dont il est question est tiré de Ms 2185, 22v. Cf notes brouillon LdV. À ajouter sur quote, intégrer à wp. Passer aussi par w:Traité de la peinture, w:Manuscrits de l'Institut…
soit (en) (accessible en ligne, Klee 1964, p. 181 [645/49]) : « Leonardo, some magnificent works of his here. His pictures, too, have only been preserved imperfectly, but since he does not have the same tendency to cultivate warm tones as Raphael or Titian, cool tones remain effective under the yellow sheen. Of course everything is much too dark. A pioneer in the handling of tonalities. […] Coming away from Leonardo, you don't ask for much of a career anymore » (« Borrow Unavailable », mais on peut visualiser bien la page, autre exemple avec requête mots Klee "…" : « https://archive.org/details/diariesofpaulkle00klee?q=%22Coming+away+from+Leonardo%22)
Klee 1999, p. 185 : « Venant de Leonardo, on ne se soucie plus beaucoup de faire carrière ». (Contexte : Louvre, …)
Sur les // notables LdV/Klee, voir aussi Hopfengart et Baumgartner 2012, p. 265-266 (aquarelle Torrent, 1934, 16 ; voir aussi celles de 1929, 235 (Mouvement sur la côte escarpée), 236 (Barrages flottants agités)) : « L’étude des formes et des mouvements toujours changeant de l’eau occupa Klee pendant de nombreuses années et lui permit de représenter des subtilités comme « aucun peintre ne l’avait fait depuis les études de Léonard de Vinci » (citant w:de:Max Huggler).
Reprenons qlq peu. Dans le cadre #Perec, relct Grohmann 1969. Cita de Klee sur Vinci p. 32 (lettre (d’Italie[4]) : « […] Léonard, « cet homme qui représente, mon démon me le souffle maintenant déjà », écrit-il à Lily le 8 novembre 1901, « le sommet de la peinture ») et 42 (journal, extrait ci-dessus). Idem d’ailleurs dans Kagan, Paul Klee/art & music[5] (du coup, passage rapide par #Boulez (cf Discussion:Pierre Boulez#Ébauche, note)
Relect. p. 90 « Quant à Rainer Maria Rilke, il s'intéressa brièvement aux aquarelles de Klee. En 1918, il devint même son voisin en s'installant dans la même rue (Ainmillerstrasse). Leur rapprochement en resta cependant là, car chacun des deux hommes éprouvait de fortes réticences à l'égard de la position artistique de l'autre. Rilke était agacé par la tendance à l'abstraction de Klee, où il voyait la « défaite de l'objet [note 8, p. 327 d'après Rainer Maria Rilke und die bildende Kunst seiner Zeit, cat. exp., 1996, p. 90] », tandis que, pour Klee, Rilke faisait erreur en persistant dans l'impressionnisme [note 9, Klee 1988, 959, p. 369]. Klee fut néanmoins flatté de l'intérêt du célèbre poète, admirant en outre la « parfaite élégance de son allure [note 10, Klee 1959, p. 332] ».
et p. 89, cita Journal, « […] Que le subtil Rilke nous raconte quelque chose de Tunis » …[note 4, p. 326. Klee 1988, 963, p. 372-374. fr. : Klee 1959, p. 334-336.]
Judith E. Bernstock, Under the spell of Orpheus : the persistence of a myth in twentieth-century art, Southern Illinois University Press, (présentation en ligne)
Théorie de l’art moderne (1964), Paul Klee (trad. Pierre-Henri Gonthier), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1998 (ISBN978-2-07-032697-6), chap. 7. Philosophie de la création, p. 58
A noter que sur wp, j’ai proposé un autre combo qui est toujours en place w:spécial:diff/228052092#Écrits. C’est joli, je trouve.
Bref, exploiter notes w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Klee#Tableaux poétiques. Je viens d’ailleurs de relire Rougerie 2007 et 2012, dans le premier elle cite la version fr dans Théorie de l’art moderne, dans l’autre c’est La pensée créatrice : « l'écriture et la peinture, c'est-à-dire écrire et peindre, sont identiques en leur fond ».
À cette heure, ressources sur Klee, uniquement dans Claude Frontisi, Philippe Büttner et Marie-Madeleine Massé, Paul Klee (1879-1940) : la collection d'Ernst Beyeler, Musée d'Orsay et Éditions Hazan, (ISBN978-2-7541-0490-6, OCLC620110560, notice BnF noFRBNF42200975, LCCN2011371288), Perec en exergue p. 60 de « Paul Klee : la peinture polyphonique » de Claude Frontisi : « Klee apparait comme un miroir ; il ne donne pas d'explications: il a eu peur, il a peint sa peur. »
« De cette règle contre la règle, Perec fera abondamment usage, légitimant cet art de la chiquenaude par cette « phrase de Klee que j'aime énormément et qui est : « Le génie, c'est l'erreur dans le système. » Perec a trouvé là quelques-unes de ses plus étourdissantes réussites : l'art de transformer ce qui est au départ jeu contraint aux règles fixes (game), en quelque chose proche de son contraire un jeu de liberté et de fantaisie (play) »
Notes Textes de Perec cités par Delemazure, correspondances et notes dansEntretiens, conférences, textes rares, inédits, 2019 (ISBN978-2-910686-78-9)
2019 p. 304, « La maison des romans » (propos recueillis par Jean-Jacques Brochier), Le Magazine littéraire, 141, octobre 1978 / pdf p. 300 (Ref Entretiens et conférences I (2003), p. 240-241)
« […] Chaque fois qu'on veut appliquer rigidement un système, il y a quelque chose qui coince. Pour qu'on puisse fonctionner dedans avec liberté, il faut introduire volontairement une petite erreur. On connaît la phrase de Klee: « Le génie, c'est l'erreur dans le système. » C'est cette intervention que les Oulipiens, et avant eux Jarry, appellent le clinamen. La petite erreur [… ] sans laquelle aucun atome n'accrocherait les autres, sans laquelle donc le monde n'existerait pas »
Très longue note 19 p. 304-305 :
Extraits Grohmann pour contexte, +variante dans texte introductif de Grohmann 1955
Les formulations de l’idée dans les écrits de Klee publiés en fr, dont cita La pensée créatrice, p. 70-71 : « Le génie, ce n’est pas la règle, mais bien l’exception […]. L’irrégularité, c’est plus de liberté sans violation de la loi »)
Les occurrences de cette cita dans les écrits de Perec; l’évolution de l’appréciation, les interprétations de Perec depuis le texte de 1959 « défense de Klee » (« phrase de con » (2019 p. 768)
2019 p. 360, « La vie : règle du jeu » (propos recueillis par Alain Hervé), Le Sauvage, 60, décembre 1978 / pdf p. 300-301 (Ref Entretiens et conférences I (2003), p. 281)
« Pour qu'il y ait jeu, il faut qu'il y ait règle. C'est une banalité, mais qui en dit long… Pour parler du tricheur, je peux vous parler de ce que je fais continuellement dans mon jeu d'écriture. Je m'impose des règles pour la construction de mon livre, qui sont souvent extrêmement difficiles, et quand je ne réussis pas à les suivre, je « triche » et j'appelle ça un clinamen. C'est une notion qui vient de l'Ouvroir de littérature potentielle, et avant cela du Collège de 'Pataphysique et, encore avant, de Démocrite et de la théorie des atomes… Est-ce bien Démocrite ?… Au début, il faut un petit quelque chose pour que les atomes se touchent, pour que le système devienne dynamique. Il appelait ça le clinamen. Ensuite, on a donné ce nom à la petite distorsion dans la règle qui fait que la règle fonctionne. Klee a un très joli mot pour ça, il dit: « Le génie, c'est l'erreur dans le système. » »
2019 p. 563-564, « Entretien Georges Perec / Ewa Pawlikowska », Varsovie, 5 avril 1981 (publié en fr en 1983 dans Littératures, 7, Georges Perec, p. 69-77 DOI10.3406/litts.1983.1234) / pdf p. 304 (Ref Entretiens et conférences II (2003), p. 202)
« […] quand on établit un système de contraintes, il faut qu'il y ait aussi l'anti-contrainte dedans. Il faut – et c'est important – détruire le système des contraintes. Il ne faut pas qu'il soit rigide, il faut qu'il y ait du jeu, comme on dit, que ça grince un peu; il ne faut pas que ça soit complètement cohérent, il faut un clinamen – c'est dans la théorie des atomes d'Épicure: « Le monde fonctionne parce que, au départ, il y a un déséquilibre » Selon Klee, « le génie, c'est l'erreur dans le système »; je suis peut-être orgueilleux en disant ça… Mais dans la peinture de Klee, c'est très important. »
2019 p. 677, « Création et contraintes dans la production littéraire », conférence, université de Copenhague, 29 octobre 1981 / pdf p. 306 (Ref Entretiens et conférences II (2003), p. 316-317)
« Dans un des chapitres de La Vie mode d'emploi, il fallait qu'il soit question de linoléum, il fallait que sur le sol il y ait du linoléum, et ça m'embêtait qu'il y ait du linoléum, alors j'ai appelé un personnage Lino – comme Lino Ventura. Je lui ai donné comme prénom Lino et puis ça a rempli pour moi la case du linoléum. Le fait de tricher par rapport à une règle ? Là, je vais être tout à fait prétentieux : il y a une phrase de Klee que j'aime énormément et qui est: « Le génie, c'est l'erreur dans le système. » »
2019 p. 768 « Défense de Klee », dactylogramme, daté du 19 août 1959 (transcription Eric Beaumatin) / pdf p. 240 (Ref L'œil, d'abord… : Georges Perec et la peinture, 1996 (ISBN2-02-029643-8) p. 25 (cahiers Perec 6))
« Je sais bien que c'est Klee qui a dit: « le génie c'est l'erreur dans le système », et que c'est une phrase de con[8], à tout prendre. Je ne dis pas que c'est un génie, mais j'assure que c'est, à ma connaissance, et beaucoup + que Mondrian, le seul qui ait réussi à rendre sensible (à faire échapper aux signes, et aux trucs) toute une tendance de la peinture moderne, manifestement fourvoyée dans une impasse. »
2019 p. 871, « La chose », dactylogramme, 1967, publié dans Le Magazine littéraire, 316, 1993 / pdf p. 252 (Ref idem)
« Contrainte et liberté définissent les deux axes de tout système esthétique. […] la contrainte n'est pas ce qui interdit la liberté, la liberté n'est pas ce qui n'est pas contrainte; au contraire, la contrainte est ce qui permet la liberté, la liberté est ce qui surgit de la contrainte. […] Il n'y a pas de système plus ou moins libre ou plus ou moins contraint, parce que contrainte et liberté constituent précisément le système; on peut, par contre, mesurer le degré d'achèvement (ou de perfection si l'on préfère) d'un système à la force du rapport contrainte-liberté, ou, en d'autres termes, au degré de subversion que ce système permet. « Le génie, disait Klee, c'est l'erreur dans le système » : plus dure est la loi, plus frappe l'exception, plus stable est le modèle et plus la déviation s'impose. »
Le début du passage cité de Paul Klee#La pensée créatrice (fr 1973), après vérif dans la VF c’est bien le texte aussi dans Paul Klee#Théorie de l’art moderne (TAM), « Recherches exactes dans le domaine de l’art » [Exakte Versuche im Bereich der Kunst, Bauhaus, Zeitschrift für Gestaltung, Dessau, 1928][9] – rappel : trad fr TAM = 1964
Ajout extrait Grohmann 1969 p. 376 spécial:diff/427425 Fait., +extrait texte 1928 dans Pensée créatrice 1973 p. 70 et TAM p. 49 spécial:diff/427408 Fait. – à noter que Grohmann cite longtemps 1928 en p. 372-373.
Poursuivons avec ce combo rapporté par Burgelin 2023, p. 306-307 : « Les lois, dit Klee, ne doivent être que les bases sur lesquelles il y a possibilité de s'épanouir. » […] « Le génie, ce n'est pas la règle, mais bien l'exception » […]. « L'irrégularité, c'est plus de liberté sans violation de la loi. » « Créer de l'irrégularité en renvoyant au régulier […]. Une déviation de la norme représente le premier pas sur le terrain de l'art. »
En l’état, reconstruction fr partielle (Grohmann, TAM, Pensée créatrice, +Cours 2004), qlq codes cita/ref à compléter.
Ok, me reste à wikif-rédiger la note. Rappel notes cm de diff:
question *2 peintre préféré, réponse : Klee
2019 p. 340 : « Georges Perec : le grand jeu », Femmes d’aujourd’hui, 14-20 novembre 1978)
2019 p. 559 : « Entretien Georges Perec / Bernard Pous », 20 mars 1981 (complément « Questionnaire de Marcel Proust »)
projet roman Voyage en Tunisie, focus August Macke (2019 p. 483 (« Questions / Réponses », Action poétique, 81, mai 1980); p. 921 (dactylogramme décembre 1976)
A faire en pdd (pour le moment) reconstruire combo Mele et Burgelin avec Pensée créatrice, TAM + Cours 2004 – à combiner/recombiner
Cf. Ci-dessous.
A noter que, pour les deux œuvres[10], la source citée par Perec c’est : Joseph-Émile Muller, Klee, carrés magiques, Hazan, Petite encyclopédie de l'art – abc, 1956. Et si les mots (titres, descriptions) de Perec ne suffisent pour se faire une idée, identifier les œuvres, bein – comme pour les enfants –, voilà pour les images : Muller, ed (en) dispo là. Précisions :
L'enfant sur le perron, 1923, 65
Ville de lagunes, 1932, 63 (Museum Sammlung Rosengart, https://www.rosengart.ch/de/Kunst-fuer-alle/Kunst-kommt-zu-Ihnen-nach-Hause (video fr, avec jolie citation de Siegfried Rosengart : « une œuvre de Paul Klee est un bel accord, mais un groupe des œuvres de Paul Klee est une merveilleuse symphonie » (nb : ~ sa fille dans un Paris Match, a priori, « Tu sais, m’a dit mon père, un Klee, c’est un bel accord, un ensemble, une symphonie »; cf aussi pdf)))
Combo(s) à combiner/recombiner, Mele 1996 et Burgelin 2023 (rappel : Spiller, p. 70, 71, 153)
En préambule, signalons[11], Nathalie Kremer, Traverser la peinture. Diderot - Baudelaire, Brill, 2018 (ISBN978-90-04-36793-7) [lire en ligne], p. 218 (accès Brill via LBW là doi: 10.1163/9789004367975) : « Ainsi, lorsque Georges Perec affirmait, il n'y a pas si longtemps encore, que l'irrégularité en tant que « déviation de la norme représente le premier pas sur le terrain de l'art », il ne s'inspire pas seulement du mot d'ordre de Paul Klee : « Le génie, c'est l'erreur dans le système » » (je souligne). Avec en Ref, entretien 1981 Ewa Pawlikowska cité dans Mele 1996 p. 84 (donc, ? Comment ce combo est « introduit » par Mele, qu’est-ce qui le précède?); pour rappel, l’entretien 1981 (publié en 1983 en fr) est dispo là doi:10.3406/litts.1983.1234.
Entrons dans le vif.
Recombo avec seulement fr Spiller 1973 :
p. 70
version rapportée (Mele, Burgelin) : « Le génie, ce n'est pas la règle, mais bien l'exception »
verif : « [Le génie] ne s'acquiert pas, car ce n'est pas une règle à appliquer, c'est l'exception qui confirme la règle. » (rappel : Klee 1928, aussi dans TAM, p. 49) Fait. in main *2
p. 71
version rapportée (Mele, Burgelin) : « L'irrégularité, c'est plus de liberté sans violation de la loi. »
vérif : « Le sens de l’irrégularité correspond à une plus grande liberté sans pour autant dépasser le cadre de la loi »
p. 153
version rapportée (Mele, Burgelin) : « Créer de l'irrégularité en renvoyant au régulier […]. Une déviation de la norme représente le premier pas sur le terrain de l'art. »
vérif : « [Il faut de nouveau faire entrer la notion d’unité en ligne de compte. On peut le faire sur le plan de la création] en introduisant l’harmonie dans la diversité. […] Le premier pas sur le terrain de l’art est fait lorsque la projection de l’objet représente une divergence par rapport à la norme de base »
Voila pour le combo donné par Mele 1996 et Burgelin 2023, vérifié dans Pensée créatrice 1973 p. 70, 71, 153.
NB: on trouve aussi dans Burgelin juste avant le combo : « Les lois, dit Klee, ne doivent être que les bases sur lesquelles il y a possibilité de s'épanouir. » Fait. in main aussi, avec Cours 2004, p. 216 (Cours 11 (19.12.1922); et pour rappel, cours 19.12.1922 aussi dans Spiller 1973, ici p. 499: « les lois ne sont qu’une base nécessaire à la floraison ultérieure »; et ces deux pages de cours p. 499-500 sont aussi traduites dans TAM (à la suite de 1928), p. 50-51, « les règles ne sont que le support nécessaire d'une floraison. » Fait. in main aussi.
Bon, faudra aussi reprendre Klee<->Kandinsky. Nombreuses notes/ressources avec qlq cita (et pièges à éviter signalés) mais plus orientées pages bio (et œuvres) wp, c’est par là w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Klee#Kandinsky (+Cavalier bleu, (Voyage en Tunisie), Bauhaus). Pour ici on a :
Boudi, bêtise!, trop content de ce lien/cita fr avec Beg-Meil, me suis emmêlé les pinceaux
« D’ici [Quiberon, 24 août 1928], nous avons également fait des excursions en autocar jusqu’à la splendide plage de Carnac, où se trouvent les gigantesques champs de menhirs. Ces tombes préhistoriques, avec leurs grandes pierres dressées, s’étirent sur des kilomètres le long de la plage, leur origine est légendaire et on ne sait pas si ce sont des lieux de culte ou des cimetières. […] Me restera à jamais inoubliable le gigantesque menhir de Beg-Meil, près du Sémaphore, qui jaillit comme un monumental emblème de Beg-Meil au-dessus de la mer et du pays. »
— Lily Klee, Lebenserinnerungen
« Paul et Lily Klee », Lily Klee, Les Cahiers du Musée national d’art, nº 147, 2019, p. 38 (lire en ligne)
↑cf. Hopfengart et Baumgartner 2012, p. 150; Lampe 2016, p. 95 : le texte de Artaud (« Un peintre mental », Bilboquet, 2, 1923, Œuvres complètes, t. I, Gallimard, 1970 [lire en ligne], p. 272) « introduit le vocabulaire qui deviendra bientôt caractéristique du regard porté sur Klee par les surréalistes. ».
↑Transfert code Ref brouillon, à voir dans Paul Klee (traduction et présentation par Anne-Sophie Petit-Emptaz), Lettres d'Italie (1901-1902), Farrago, (ISBN2-84490-080-1).
Philippe Dagen, « Lettres d'Italie, de Paul Klee », Le Monde.fr, 2002-03-28 [texte intégral (page consultée le 2022-04-15)]
↑Transfert code Ref, cf. [Kagan 1983] (en) Andrew Kagan, Paul Klee/art & music, Cornell University Press, 1983 (ISBN0-8014-1500-4) [lire en ligne], p. 71-74
↑« il est piquant de le voir déclarer dans le texte de jeunesse qu’est « défense de Klee » : « c’est une phrase de con » »Burgelin 2023, note 7, p. 411.
↑Les Limites de la raison rappel : (passage déjà annoté pour ill. Ernő Kállai (« Le Bouddha du Bauhaus » / à l’opposé des photos de Josef Albers) là w:Spécial:Lien permanent/227180820#cite ref-1), [Hopfengart et Baumgartner 2012] Christine Hopfengart et Michael Baumgartner, Paul Klee, vie et œuvre, Éditions Hazan et Centre Paul-Klee, (ISBN978-2-7541-0645-0) p. 174 : « Selon le point de vue, le rôle particulier de Klee faisait l'objet de critiques ou d'admiration, de moqueries ou de vénération. […] Klee, quant à lui, ne prit position qu'indirectement sur la question épineuse de son rôle de maître au Bauhaus, à travers un article, « Recherches exactes dans le domaine de l'art », écrit en 1928 pour la revue bauhaus, où il proposait en définitive un compromis. En effet, d'une part, il estimait la liberté de l'artiste et le « génie » comme les antithèses de toute formation exacte, et d'autre part, il apportait la preuve de sa volonté de cohabitation en rapprochant la rationalité scientifique et l'intuition dans la formule Sancta ratio chaotica, pour conclure son exposé par ces vœux : « L'école vit, vive l'école. » ». Cf aussi passage sur Les Limites de la raison, p. 198
↑Voir notamment Manet van Montfrans, « Le rôle de la peinture », dans Georges Perec : la contrainte du réel, (DOI10.1163/9789004649415_010)
↑Voir aussi, Nathalie Kremer, Tableaux fantômes. Quand la fiction montre les oeuvres disparues, Hermann, 2023 (ISBN9791037029812) [lire en ligne]« L’indirection de l’écriture se réalise chez Perec à travers le clinamen, cet élément d’incohérence ludique qui vaut comme anticontrainte à la régularité, et où se loge selon Perec le génie de l’art, conviction qu’il doit à son engouement pour Paul Klee, pour lequel le génie se définit comme « l’erreur dans le système », comme « une déviation de la norme ». »
↑Dans ce texte de Kandinsky rédigé pour le départ de Klee : le début de l’amitié avant la guerre quand ils sont une première fois « voisin », la séparation, les retrouvailles au Bauhaus où les ateliers sont proches et puis la maison à Dessau « malgré ce mur, nous pouvons nous rendre visite sans sortir de la maison - moyennant un bref passage par la cave ». Puis, soulignant le « dévouement » de Klee, il conclut sur l’importance des qualités humaines pour un professeur.