Autisme

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

L’autisme et plus généralement les troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont un trouble du développement humain caractérisé par des difficultés de l'apprentissage social et de la communication, avec des comportements stéréotypés et persévératifs.

Citations[modifier]

Hugo Horiot[modifier]

L'autisme n'est pas une maladie ; la maladie c'est la névrose de la normalité.


Jacqueline Nadel[modifier]

À propos des causes possibles de l’autisme, le comportement est traité comme une simple résultante de troubles du fonctionnement cérébral, lui-même à causalité génétique. J’objecterais que l’expérience phénoménologique révélée par le comportement est une cause tout autant qu’une résultante, tant il est vrai que le développement cérébral est tributaire des aspects épigénétiques pour exprimer sa plasticité et que les facteurs génétiques ne s’exprimeraient pas sans expérience. Les troubles du spectre de l’autisme sont développementaux et leurs causes ne sauraient être que la traduction d’une dynamique épigénétique probabiliste entre facteurs génétiques, cérébraux et comportementaux (cf. le modèle développemental tri-factoriel de Gottlieb, 2007)


Émile Jalley[modifier]

Créez de nouvelles catégories DSM pour illustrer l'hyper-catégorie d'autisme, alors on verra fleurir et se multiplier les observations d'autistes, soit que les observateurs en voient là où ils n'en voyaient pas encore (y avait-il déjà la même chose à voir ou alors une chose autrement nommée ?), soit que les sujets se mettent à fonctionner réellement de cette manière. Donc ici ce qui s'appellerait prendre des lanternes pour des vessies.
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 301


Le terme d'« autisme » est un nom qui renvoie à des réalités anciennes et actuelles très différentes.
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 301


Mais voilà ce qui est plus grave : on avoue de manière contradictoire que l'on dispose d'un « bon socle de connaissances sur l'autisme » (Christel Prado), cependant, à l'encontre, que (Marie-Arlette Carlotti à « les chiffres ne sont pas du tout les même suivant que l'un parle de troubles du spectre autistique, de troubles envahissant du développement, d'autisme sévère, etc. L'absence de données chiffrées fiables révèle par ailleurs des difficultés dans l'établissement du diagnostique. » Tiens donc ! Comment peut-on alors affirmer avec l'accent de la certitude que « l'autisme affecte au moins 67 millions de personnes dans le monde (source HAS, ONU) » ? Ce n'est que pour bluff, pure rodomontade de statisticien. La fiabilité en ce domaine est en fait postulé comme de l'ordre du devoir kantien : « il faut s'assurer qu'une plateforme commune de savoir spécifiques à l'autisme existe. » Oui, mais cela ne se fait pas sur commande avec résultat garanti avant les prochaines élections présidentielles
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 308


On ((DSM, CIM) cassait donc en pièces détachées mais en même temps, par des processus inverse et paradoxal, on étendait de manière implicite le champ d'extension de certains entités. C'est ce qui s'est produit pour la schizophrénie, que la psychiatrie américaine a toujours entendue, tout en le démembrant aujourd'hui, de manière plus expansive et plus vague que la psychiatrie de tradition européenne. Mais, il semble que ce soit arrivé aussi pour l'autisme, qui représentait voici une trentaine d'années une ou plusieurs entités à l'intérieur du cadre plus vaste des « organisations psychotiques infantiles » (Bergeret, 1972).
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 308


L'autisme serait devenu un grand sac fourre-tout où l'on jette pêle-mêle toutes sortes de choses sous forme de boudins plus ou moins gonflables - troubles envahissants du développement, troubles du spectre autistique avec autisme infantile, autisme atypique (?!), syndrome d'Asperger, syndrome de Rett (pour les filles), syndrome de Landrau-Kleffner, trouble désintégratif de l'enfance, troubles envahissant du développement non spécifiques (? !) - ce qui n'empêche pas l'incohérence de prétendre soigner par un petit nombre de méthodes contraignantes précises.
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 308-309


Des recherches en cours ont repris également à propos de l'autisme le schéma ridicule consistant à déterminer « la part héritée ou environnementale de l'autisme », même si cela contredit la proclamation initiale d'une origine postulée comme exclusivement neurobiologique de l'autisme. On devrait se rappeler ces polémiques nuageuses de jadis entre psychologues où il était question de répartir en pourcentage les parts respectives de l'inné et de l'acquis - comme on disait alors, à propos du Quotient Intellectuel.
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 312


Il est possible que certains cas d'autisme, comme peut-être aussi de dyslexie, puissent être liés à une origine (tout ou en partie ?) neurobiologique. Mais ce n'est pas pour autant la preuve que ce soit dans tous les cas.
  • La crise de la philosophie en France au 21e siècle, Émile Jalley, éd. L'Harmattan, 2013, chap. 11_Remarques sur la polémique sur l'autisme, p. 308