Élection présidentielle française de 2002

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Candidat arrivé en tête par département au 1er tour.

L'élection présidentielle de 2002 consista d'abord en un premier tour qui eut lieu le 21 avril 2002 qui conduisit au second tour opposant le 5 mai le président de la République sortant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen. Cette élection attira une plus grande attention internationale en raison de la présence du candidat de l'extrême droite au second tour pour la première fois.

Citations[modifier]

Socialement je suis de gauche, économiquement je suis de droite, nationalement je suis de France !
  • Jean-Marie Le Pen, 16 avril 2002, Marseille, dans France 3, paru 17 avril 2002, Fabrice Turpin et Luc Haedrich.


John Paul Lepers : Imaginez, juste, une minute monsieur le premier ministre, monsieur le candidat, que vous soyez pas au second tour
Lionel Jospin : Oui ?
John Paul Lepers : Vous votez pour qui ?
Lionel Jospin : [Bref éclat de rire] J'ai une imagination normale mais tempérée par la raison quand même donc heu…
John Paul Lepers : C'est impossible ?
Lionel Jospin : Impossible disons pas ça, c'est peu vraisemblable, hein, donc on peut passer à la question suivante peut être.

  • Lionel Jospin, Le vrai journal des présidentielles, Canal +, 17 avril 2002


En tête : Jacques Chirac, 20% des voix. Énorme surprise : Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second avec 17% des voix.
  • David Pujadas, Présidentielle 2002, Jérôme Revon, France 2, 21 avril 2002


Si comme on peut le penser les estimations sont exactes, le résultat du premier tour de l'élection présidentielle qui vient de tomber est comme un coup de tonnerre.
  • Lionel Jospin, 21 avril 2002, Atelier de campagne, dans France 2, L'Institut National de l'Audiovisuel.
Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle.
  • Lionel Jospin, 21 avril 2002, Atelier de campagne, dans France 2, L'Institut National de l'Audiovisuel.


Pas plus que je n'ai accepté dans le passé d'alliance avec le Front national et ceci quel qu'en soit le prix politique, pas plus que je ne l'ai accepté dans le passé, je n'accepterai demain de débattre avec son représentant […] Je ne peux pas accepter la banalisation de l'intolérance et de la haine.
  • Chirac se justifie sur l'absence de débat contre Le Pen, une première depuis 1974
  • Jacques Chirac, 23 avril 2002, Rennes, dans Soir 3 / INA.


L'extrémisme dégrade et salit l'image et même l'honneur de la France.
Aux heures sombres, les dirigeants de l'extrême-droite ont trahi le peuple français en s'alliant aux forces du Mal et aux ennemis de la patrie. Aux jours de danger pour la République, ils appelaient à abattre le Général de Gaulle. Ces dirigeants assument aujourd'hui sans fard, et parfois avec arrogance, un passé de honte, de lâcheté, de compromission et de trahison. L'Histoire les a définitivement disqualifiés pour parler au nom de la France.


Je sais quand même qu'il y a un certain nombre de sots dans les dirigeants des partis politiques de gauche. Je ne suis pas sûr que les électeurs de gauche soient aussi sots que ça, et quand on leur demande d'aller voter en se bouchant le nez, je leur conseille en plus de se mettre une casserole sur la tête. Comme ça, ils auront vraiment l'air de ce qu'ils sont !
  • Jean-Marie Le Pen, 2 mai 2002, Marseille, dans France 2, paru 3 mai 2002, Michael Darmon et Yves Junqua.


Mais, à l'issue d'une campagne de premier tour d'une rare médiocrité, Lionel Jospin se laisse devancer par Jean-Marie Le Pen. Chirac arbore le masque de deuil pour la démocratie alors qu'il est secrètement ravi de sa victoire assurée. Pendant que la télévision française, soir après soir, programme une hallucinante propagande antifasciste […] Chirac se permet le luxe de refuser le débat sous les applaudissements des démocrates de droite comme de gauche ! En vérité, Chirac avait tout à perdre d'un débat qui ne pouvait être que féroce. Il faisait mine de craindre les coups bas de Le Pen alors qu'il n'avait aucun intérêt à légitimer un adversaire diabolisé avec efficacité par la gauche.


Articles connexes[modifier]

Candidats : Jacques Chirac - Jean-Marie Le Pen - Lionel Jospin - Arlette Laguiller - Jean-Pierre Chevènement - Olivier Besancenot

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