Église (institution)

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Une Église est, dans le cadre du christianisme, une assemblée de croyants.

Gilbert Keith Chesterton[modifier]

Le véritable adversaire de l'Église latine en tant qu'institution, alors même qu'il démontre qu'elle a produit de grandes infamies, doit savoir qu'elle a produit de grands saints. C'est l'agent de change obtus, qui n'a aucune notion d'histoire et n'accepte aucune religion, qui est néanmoins parfaitement convaincu que tous ces prêtres sont des coquins.


La vérité est que l'Église catholique commença par être platonicienne — peut-être même trop. L'air doré de la Grèce que respirèrent les grands théologiens grecs étaient saturé de Platon. Les Pères de l'Église furent plus authentiquement néo-platoniciens que les néo-néo-platoniciens de la Renaissance. Chrysostome ou Basile pensent tout naturellement Logos ou Sofia, qui est le mot des philosophes, comme n'importe quel tenant d'une religion actuelle pense question sociale, progrès et crise économique mondiale. L'évolution intellectuelle de saint Augustin, qui fut platonicien avant d'être manichéen et manichéen avant d'être catholique, suit une courbe naturelle. C'est ici exactement que l'on peut apercevoir la première faille, le signe avant-coureur du danger d'être trop platonicien.


Jacques Ellul[modifier]

L'institution dans l'Église ne peut être valable que s'il y a interférence, choc, bouleversement, initiative de Dieu. S'il y a événement. Sans cette intervention du Saint-Esprit, l'institution d'Église obéit exactement aux lois de toute institution. Elle est un corps purement sociologique.
  • L'Espérance oubliée (1972), Jacques Ellul, éd. La Table Ronde, coll. « Contretemps », 2004, p. 139


Albert Gelin[modifier]

L'Église est le groupe ouvert à tout homme en tant qu'homme ; il est le lieu propre de la vie rachetée, le lieu des charismes et de la charité, le lieu du tout pénétré de l'influence d'en haut ; l'institution est au service de la personne qui s'y enrichit et s'y édifie. (...) jadis le groupe était essentiellement limitatif : en soutenant l'individu, il l'emprisonnait. Maintenant il le libère. La communauté et la personne sont ordonnées l'une à l'autre.
  • Les Idées maîtresses de l'Ancien Testament, Albert Gelin, éd. Cerf, 1949, p. 53-54


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