Seconde Guerre mondiale

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La Seconde Guerre mondiale est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura de septembre 1939 à août 1945.

Omar Bartov[modifier]

Fin mars 1945, la totalité des pertes de l’Ostheer (la Wehrmacht sur le front russe) s’élevait à 6.172.373 hommes, soit près du double de ses effectifs initiaux, au 22 juin 1941. Ce chiffre représentait 80% des pertes subies par la Wehrmacht sur tous les fronts depuis le déclenchement de l’invasion de l’Union soviétique. En termes relatifs, les unités combattantes sur le front russe avaient subi des pertes encore plus importantes

  • L’Armée d’Hitler (1990), Omar Bartov, éd. Hachette, 1999, p. 75


C’est en Union soviétique que la Wehrmacht eut les reins brisés, bien avant le débarquement des Alliés en France; même après juin 1944, c’est à l’Est que les Allemands continuèrent à engager et à perdre la majorité de leurs hommes. Pour l’écrasante majorité des soldats allemands, l’expérience de la guerre fut celle du front russe.

  • L’Armée d’Hitler (1990), Omar Bartov, éd. Hachette, 1999, p. 85


La guerre sur le front de l’Est fut conçue comme une lutte à mort, exigeant un engagement mental sans limites, une obéissance absolue, la destruction totale de l’ennemi. A ce titre, la guerre contre la Russie constitue non seulement le sommet du régime nazi, mais aussi l’élément essentiel de son image dans la mémoire collective des Allemands après la guerre.

  • L’Armée d’Hitler (1990), Omar Bartov, éd. Hachette, 1999, p. 95


François Broche[modifier]

Sur les 53 000 FFL (chiffre maximum à la dissolution des FFL à l'été 1943), on compte environ 32 000 « coloniaux », qui ne sont pas citoyens français en 1940, 16 000 Français et environ 5 000 étrangers [...]. Sans goût excessif du paradoxe, on peut affirmer que la majorité des "Français" libres qui ont sauvé l'honneur du pays en 1940 ne sont pas des citoyens français [...].

  • La France au combat: de l'appel du 18 juin à la victoire, François Broche, Georges Caïtucoli, Jean-François Muracciole, éd. Perrin, 2004, p. 144


Pierre Brossolette[modifier]

[…] Ce qu’ils attendent de nous, ce n’est pas un regret, mais un serment. Ce n’est pas un sanglot, mais un élan.

  • Pierre Brossolette – Résistance (1927 - 1943)- Hommage aux morts de la France combattante (1943), Guillaume Piketty, éd. Editions Odile Jacob, coll. Opus, 1998, p. 213


[…] Sous la croix de Lorraine, le socialiste d’hier ne demande pas au camarade qui tombe s’il était hier Croix de feu. Dans l’argile fraternelle du terroir, d’Estienne d’Orves et Gabriel Péri ne se demandent point si l’un était royaliste et l’autre communiste. Compagnons de la même libération, le père Savey ne demande pas au lieutenant Dreyfus quel dieu ont invoqué ses pères. […]

  • Pierre Brossolette – Résistance (1927 - 1943) - Hommage aux morts de la France combattante (1943), Guillaume Piketty, éd. Editions Odile Jacob, coll. Opus, 1998, p. 213


Winston Churchill[modifier]

Voir le recueil de citations : Mémoires sur la Deuxième Guerre Mondiale

François de Closets[modifier]

Le crime [du nazisme]..., c'est aussi d'avoir retiré à des milliers de justes comme Einstein une parcelle de leur humanité.

  • A propos de la haine qu'Albert Einstein combattra les cinquante premières années de sa vie et ressentira ensuite contre l'Allemagne nazie jusqu'à sa mort.


Général Jean Delaunay[modifier]

Pour trop de nos contemporains, les campagnes de Tunisie et d'Italie restent des inconnues, éclipsées qu'elles ont été par les récits de la Résistance et de la Déportation et l'épopée de la 2e D.B. Juin n'a pas, comme Leclerc, une rue dans toutes nos villes. Et pourtant ses soldats ont contribué à la Libération, sur le plan stratégique en perçant le redoutable front défensif allemand d'Italie, et sur le plan moral, en montrant aux Alliés et au monde que l'armée française était redevenue crédible. Le courage des poilus de 14-18 reste un symbole du courage militaire mais il a été rejoint par celui des combattants d'Italie. Ces derniers avaient en effet à vaincre trois adversaires à la fois : un hiver rigoureux à des altitudes élévées, un terrain très accidenté et un ennemi très aguerri après quatre ans de campagne incessantes et victorieuses, supérieurement armé et terriblement pugnace. Les engagés algériens et marocains constituaient l'essentiel des troupes du Corps Expéditionnaire Français d'Italie. Ils ont fait la preuve de leur bravoure et de leur fidélité à la France [...]. Il en résulte que nous avons une immense dette de reconnaissance à la fois vis-à-vis de ces soldats maghrébins et de leurs descendants, et vis-à-vis de leurs chefs.

  • De Sétif à Marseille, par Cassino : Carnets de guerre de Jean Lapouge, sous-lieutenant au 7e RTA, Jean Lapouge, éd. Anovi, 2006, préface du général Jean Delaunay, ancien Chef d'état-major de l'armée de terre française de 1980 à 1983, p. 9


Charles de Gaulle[modifier]

D'ailleurs, j'ai bluffé, mais la 1re armée, c'étaient des nègres et des Africains [soldats de l'Armée d'Afrique]. La division Leclerc a eu deux mille cinq cents engagés volontaires à Paris. En réalité, j'ai sauvé la face, mais la France ne suivait pas ... Je ne serais pas au pouvoir... Qu'ils crèvent ! C'est le fonds de mon âme que je vous livre : tout est perdu. La France est finie, j'aurais écrit la dernière page.


Aux Soldats de la Première Armée Française qui, devant l’Histoire, ont payé le Prix de la Liberté. La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1re DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’Outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du Général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai 1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants.

  • Discours de Charles de Gaulle du 23 avril 1968, Plaque commémorative de la Première Armée Française (1944-1945) - Esplanade des Villes-Compagnons-de-la-Libération (quai Henri IV, Paris)
  • Mémoire des Français libres: Du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays, Olivier Rochereau , éd. Nouveau Monde éditions, 2006, p. 202-203


Lazare de Gérin-Ricard[modifier]

Malheureusement, c'était trop tard : les dés de la guerre se mêlaient dans le cornet du destin avant de rouler sur le tapis de l'Europe.

  • A propos du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale
  • Histoire de l'Action Française, Lazard de Gérin Ricard et Louis Truc, éd. Fournier-Valdès, 1949, chap. IX, La tiare contre la couronne, p. 152


Joseph de Goislard de Monsabert[modifier]

C'est grâce à l'Armée d'Afrique que la France a retrouvé non seulement le chemin de la victoire et la foi en son armée, mais aussi et surtout l'Honneur et la Liberté.

  • Monsabert sur le rôle de l'Armée d'Afrique durant la campagne 1942-45
  • L'Armée d'Afrique 1830-1962, Robert Huré, éd. Charles-Lavauzelle, 1977, Préface par le Général Monsabert, p. 1


Michel Jobert[modifier]

Je vais être très dur. Mon beau régiment de cavalerie, quand il a débarqué à Saint Tropez et qu'ensuite il a remonté toute la France pour s'arrêter en panne d'essence en Haute Saône, il pouvait recruter à chaque étape, il avait le droit. Nous avons recruté trois Français. Ils ne voulaient pas venir. On leur disait : - Mais ce n'est pas terminé. Ils répondaient : - Ah, mais nous avons des choses à régler localement. Je n'ai pas eu de mon pays une idée très haute, et puis je n'ai plus fait attention. Je me suis dit : nous irons en Allemagne, nous irons en Autriche, et tant pis pour eux.

  • Michel Jobert, mobilisé en 1943 au 3e régiment de spahis marocains et débarqué en Provence en 1944, s'étonne du faible nombre de métropolitains qui veulent se joindre à eux pour libérer la France et partir à l'assaut de l'Allemagne.
  • France 3, Culture Infos, Les Goumiers Marocains (1992), écrit par Ahmed El Maânouni


Friedrich Kellner[modifier]

Les Nazis veulent que l'Europe passe sous la domination allemande. L'Europe d'Hitler = État policier. Dans tous les pays, il y a des salauds au service d'Hitler. Hitler = la tyrannie à son plus grand degré.

  • (de) Die Nazis sehen ein Europa unter deutscher Herrschaft. Europäischer Hitler = Polizeistaat. Zu jeden Lande finde sich einige Schurken, die für Hitler handlungerdienste verrichten. Hitler = Tyrannei in großten Ausmaß.
  • Journal, Friedric Kellner (trad. Wikiquote), éd. N/A (non publié), 26 juillet 1941, p. 92


Annie Lacroix-Riz[modifier]

Il y a soixante ans, 57 % des Français considéraient l’URSS comme le principal vainqueur de la guerre. En 2004, ils n’étaient plus que 20 %. Amplifié par les médias, cet oubli progressif du rôle de Moscou tient aussi aux polémiques sur la politique de Staline entre 1939 et juin 1941, que des travaux historiques récents éclairent d’un jour nouveau. Mais, quoi qu’on pense du pacte germano-soviétique, comment nier que, trois ans durant, les Russes ont porté une grande partie de la résistance, puis de la contre-offensive face à la Wehrmacht ? Au prix de 20 millions de morts. [...] Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge.


Jacques Marquette[modifier]

Il serait inadmissible que dans la communauté française de demain, les héros de la campagne de libération, descendants des glorieux tirailleurs qui à l'Alma, à Solférino, à Wissembourg, à Verdun et devant la ligne Maginot versèrent leur sang pour la France continuent à être traités en Français auxiliaires.

  • Une France nouvelle pour le monde nouveau‎ (1944), Jacques Marquette, éd. Maison française, 1944, p. 133


Gilles Martinet[modifier]

« Sans l’Empire, la France ne serait qu’un pays libéré ; grâce à son Empire, elle est un pays vainqueur ». Ainsi s'exprimait, en 1944, le futur président du Sénat, Gaston Monnerville. Il est vrai que, sans les troupes de l'empire et sans les bases que les Anglo-Américains avaient pu y utiliser, l'apport militaire de la France à la victoire alliée se serait limité à l'action des réseaux de renseignements et à celle des maquis. Il lui aurait alors été difficile d'imposer sa présence à la signature de la capitulation allemande. L'armée française qui, après avoir combattu en Italie, débarque durant l'été 1944 sur les côtes de Provence, est effectivement une armée coloniale. La grande majorité de ses soldats ne possèdent pas la citoyenneté française. Il suffit de parcourir les cimetières militaires que nous entretenons en Italie pour y voir trois fois plus de tombes musulmanes que de tombes de pieds-noirs ou de Français de la métropole.

  • Une certaine idée de la gauche, 1936-1997, Gilles Martinet, éd. Odile Jacob, 1997, p. 133


Philippe Masson[modifier]

Au total, à l'automne de 1944, la France finira par disposer d'une armée effective de 250 000 hommes composée pour moitié d'éléments indigènes, Maghrébins, Africains et pour moitié d'Européens d'Afrique du Nord.

  • L'homme en guerre, 1901-2001: de la Marne à Sarajev, Philippe Masson, éd. du Rocher, 1997, p. 23


Roger Nimier[modifier]

À la belle saison, les armées alliées ont débarqué sur le sol normand, l'épée de l'Archange dans une main, une paire de menottes dans l'autre.

Le peuple parisien qui avait héroïquement couvert les pissotières de croix de Lorraine à la craie pendant quatre ans, le peuple parisien bomba les muscles et songea qu'il aurait bientôt notre peau[1]. Mais enfin, on avait eu la sienne avant et c'était juste.

  • Les Épées, Roger Nimier, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 2003 (ISBN 2-07-074800-6), p. 85


Pierre Pinta[modifier]

L'histoire officielle a eu tendance à « oublier », voire à passer sous silence, le rôle joué par les troupes « indigènes  » ou « étrangères  » au sein des Forces françaises libres, singulièrement en ce qui concerne la mythique 2e DB. Des études récentes ont permis d'éclairer ce point [...] : « Dans la 2e DB qui compte 14 500 soldats après sa formation, il y a 3 600 indigènes nord-africains (INA) mais il n'y a plus de soldats noirs [Sénégalais et Tchadiens, qui constituaient le gros de la colonne Leclerc] car les Américains, qui ont fourni tout le matériel, n'en voulaient pas dans les unités blindés. Il y a environ 500 volontaires étrangers dont 70% d'Espagnols et beaucoup de Russes blancs. La notoriété des Espagnols de la 9e compagnie, acquise dans la libération de Paris, ne leur a pas servi à la démobilisation puisque, comme les Nord-Africains, ils ne furent ni aidés ni reconnus par la France ».

  • La Libye, Pierre Pinta, éd. Karthala, 2006, p. p.252


Colonel Maurice Rives[modifier]

Les coloniaux se sont couverts de gloire pour la France libre : [...] ce sont eux, les coloniaux, qui fournirent les 2/3 des troupes à Bir Hakeim, 70 % lors de la campagne d’Italie, du débarquement de Provence. Ce sont eux qui ont pris Toulon, Hyères, Marseille, Strasbourg.

  • Le colonel Rives fut à la tête du 16e régiment de tirailleurs sénégalais pendant la seconde guerre mondiale
  • TDC, n° 692, 15 mars 1995, Benjamin Stora, éd. CNDP, 1995, L'armée d'Afrique : les oubliés de la libération, p. 43


Divers[modifier]

Les pertes françaises du 8 novembre 1942 à la fin des hostilités, en mai 1945, s'élèvent à 110 000 hommes dont 30 000 tués ou disparus. Et tout le poids, ou du moins le plus lourd, de ces lourdes pertes, retombe sur cette population nord-africaine, française et musulmane côte à côte, à qui est due, nul ne doit l'oublier, pour la plus large part, la libération du sol national.


Notes[modifier]

  1. (Note de l'auteur) C'est un milicien qui parle.

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