Lecture

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La lecture est l’activité de déchiffrement et de compréhension d’une information écrite. C'est aussi et surtout une porte d'accès privilégiée à la culture.

[modifier] Lire de la littérature

La meilleure façon de partager le bonheur de lire est de faire la lecture aux élèves, non comme une récompense mais comme un rituel.

  • Lire et écrire en première année et pour le reste de sa vie, Yves Nadon, éd. Chenelière, 2004 (ISBN 2-8946-1928-6), p. 25


Un livre renferme, une fois lu, trois histoires : l’histoire de l’auteur, celle du prescripteur, et celle du lecteur. Ces trois histoires peuvent se ressembler, jamais se confondre.

  • « Pouce ! », Thierry Lenain, Citrouille, nº 6, mai 1994, p. 39


Une vie sans lecture est une vie que l’on ne quitte jamais.


La langue nous autorise le « partout » et le « toujours » alors que notre existence est soumise au « ici » et au « maintenant ».


Les enfants sont capables de lire des choses difficiles qu’ils ne comprennent pas immédiatement. Si on les prive de cet effort là, en leur donnant seulement des choses faciles, très "sucrées", on les coupe de ce matériau qui travaille sur la longue distance.

  • « Sur la route de la voix », Yvanne Chenouf, Actes de lecture (ISSN 0758-1475), nº 97, mars 2007, p. 58


A travers des œuvres qu’il a choisies, l’adolescent découvre l’altérité.

  • « Les réseaux de lecture des adolescents », Nicole Robine, Lecture jeunesse (ISSN 1163-4987), nº 116, décembre 2005, p. 39


La littérature ouvre à l’infini cette possibilité d’interaction avec les autres et nous enrichit donc infiniment.

  • La littérature en péril, Tzetan Todorov, éd. Flammarion, café Voltaire, 2006 (ISBN 978-2-081201897), p. 16


Ridha : « Ce que j’aimerais, c’est que le bibliothécaire ait du temps pour se consacrer à ce qui est de l’ordre de la vie, tout ce qui touche à la vie. Plutôt qu’être un conservateur de livres, être un magicien qui nous emmène dans des mondes ».

  • Eloge de la lecture. La construction de soi, Michèle Petit, éd. Belin, 2002 (ISBN 978-2701132426), p. 43


La lecture ne dépend pas de l’œuvre mais de ce que je suis capable d’y mettre.


Je me suis apprivoisée dans les livres.


Deux lecteurs pour le même texte produisent un « lire aux éclats » thérapeutique qui permet de faire jouer les idées et les mots.


Le roman n’examine pas la réalité mais l’existence. Et l’existence n’est pas ce qui s’est passé, l’existence est le champ des possibilités humaines.


Les histoires éclairèrent pour moi les ombres de la nuit pendant ma petite enfance. A l’école elles prirent une teinte toute différente. Les livres devinrent une source d’appréhension car ils me rappelaient mon incapacité a réussir.


Qu’est ce qu’un livre si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.


Les instituteurs de campagne avaient le goût des livres. J’ai le souvenir d’un maître qui nous lisait des trucs aussi incompréhensibles que merveilleux.

  • « La première phrase d'un livre, c'est la clé. Elle est le son, l'alliage parfait », Pierre Michon, Télérama, nº 3015, 27 octobre 2007, p. 20


Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré.


La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.


Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.


Il y a deux sortes de livres : ceux qu’on lit pour les lire et ceux qu’on lit pour les avoir lus.

  • Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, Ellen Willer, éd. L'Ecole des Loisirs, Medium, 2007 (ISBN 2211087698), p. 88


Le lecteur idéal ne reconstruit pas une histoire ; il la recrée. Le lecteur idéal ne suit pas une histoire : il y participe.


La première qualité des romans que j’emportais au collège était de ne pas être au programme. Personne ne m’interrogeait. Aucun regard ne lisait ces lignes par-dessus mon épaule : leurs auteurs et moi demeurions entre nous.


La littérature prétend parler du dialogue entre l’homme et le monde. La lecture de la littérature doit emprunter le même chemin.

  • Le voyage-lecture. Bibliothèques et écoles associées ou comment vivre avec douze livres une histoire commune de lecture, Véronique-Marie Lombard, éd. Cercle de la librairie, 2003 (ISBN 2-7654-0865-3), p. 88