Lecture
La lecture est l’activité de déchiffrement et de compréhension d’une information écrite. C'est aussi et surtout une porte d'accès privilégiée à la culture.
[modifier] Enseignement
[modifier] Essai
[modifier] Yves Nadon, Lire et écrire en première année et pour le reste de sa vie, 2004
La meilleure façon de partager le bonheur de lire est de faire la lecture aux élèves, non comme une récompense mais comme un rituel.
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Lire et écrire en première année et pour le reste de sa vie, Yves Nadon, éd. Chenelière, 2004 (ISBN 2-8946-1928-6), p. 25
[modifier] Littérature
[modifier] Biographie
[modifier] André Maurois, René ou la vie de Chateaubriand, 1938
« Le hasard fit tomber entre mes mains deux livres bien divers : un Horace non châtié et une histoire des Confessions mal faites. Le bouleversement d'idées que ces deux livres me causèrent est incroyable ; un monde étrange s'éleva autour de moi. D'un côté, je soupçonnai des secrets incompréhensibles à mon âge, une existence différente de la mienne, des plaisirs au-delà de mes jeux, des charmes d'une nature ignorée dans un sexe où je n'avais vu qu'une mère et des soeurs ; d'un autre côté, des spectres traînant des chaînes et vomissant des flammes m'annonçaient des supplices éternels pour un seul péché dissimulé. »
- Chateaubriand est présentement cité par le biographe André Maurois.
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René ou la vie de Chateaubriand (1938), André Maurois, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1956 (ISBN 2-246-18904-7), chap. I « Enfance et adolescence », II Collèges bretons, p. 24
« J'expliquais le quatrième livre de l'Eneide et lisais le Télémaque ; tout à coup, je découvris dans Didon et dans Eucharis des beautés qui me ravirent ; je devins sensible à l'harmonie de ces vers admirables et de cette prose antique. Je traduisis un jour à livre ouvert l' Aeneadum genitrix, hominum divumque voluptas de Lucrèce avec tant de vivacité que M. Egault m'arracha le poème et me jeta dans les racines grecques. Je dérobai un Tibulle ; quand j'arrivai au Quam juvat immites ventos audire cubantem, ces sentiments de volupté et de mélancolie semblèrent me révéler ma propre nature. Les volumes de Massillon qui contenaient les sermons de la Pécheresse et de l'Enfant prodigue ne mz quittaient plus. On me les laissait feuilleter, car on ne se doutait guère de ce que j'y trouvais. Je volais de petits bouts de cierges dans la chapelle pour lire la nuit ces descriptions séduisantes des désordres de l'âme, je m'endormais en balbutiant des phrases incohérentes, où je tâchais de mettre la douceur, le nombre et la grâce de l'écrivain qui a le mieux transporté dans la prose l'euphonie racinienne... Si j'ai, dans la suite, peint avec quelque vérité les entraînements du coeur mêlés aux syndécrèses chrétiennes, je suis persuadé que j'ai dû ce succès au hasard qui me fit connaître au même moment deux empires ennemis. » Il avait découvert, à treize ans, dans les orateurs sacrés, les âpres dissonances où se mêlent l'idée du péché et celle du plaisir, comme dans les élégiaques latins celles qui unissent à la volupté la mélancolie d'en trouver les joies si fugitives.
- Chateaubriand est présentement cité par le biographe André Maurois.
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René ou la vie de Chateaubriand (1938), André Maurois, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1956 (ISBN 2-246-18904-7), chap. I « Enfance et adolescence », II Collèges bretons, p. 24
[modifier] Correspondance
[modifier] George Sand/Alfred de Musset, Le Roman de Venise, 1904
Si comme toi, je n'avais pas envie d'écrire, je voudrais du moins lire beaucoup. Je regrette même que mes affaires d'argent me forcent de faire toujours sortir quelque chose de mon cerveau sans me donner le temps d'y faire rien entrer. J'aspire à avoir une année tout entière de solitude et de liberté complète, afin de m'entasser dans la tête tous les chefs-d'oeuvres étrangers que je connais peu ou point. Je m'en promets un grand plaisir et j'envie ceux qui peuvent s'en donner à discrétion.
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Le Roman de Venise (2004), George Sand/Alfred de Musset, éd. Grasset, 1904, George Sand à Hippolyte Chatiron — Venise, 6 mars 1834, p. 165
[modifier] Critique
[modifier] Marcel Proust, Sur la lecture, 1905
Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré.
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Sur la lecture, Marcel Proust, éd. J'ai lu, Librio, 2007 (ISBN 2290306312), p. 7
La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.
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Sur la lecture, Marcel Proust, éd. J'ai lu, Librio, 2007 (ISBN 2290306312), p. 41
Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
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Sur la lecture, Marcel Proust, éd. J'ai lu, Librio, 2007 (ISBN 2290306312), p. 45
[modifier] Giovanni Macchia, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993
L'auteur des Martyrs, le descripteur des paysages lunaires américains, tenait sous le charme le Flaubert de Salammbô. Ce dernier infligeait à ses hôtes d'interminables séances de lecture de son roman carthaginois. Un livre, d'après Flaubert, ne pouvait être jugé que s'il était lu à haute voix. S'il n'était pas taillé en accord avec le souffle des poumons humains, ce livre ne valait rien.
- Il est ici question de Jules de Goncourt et de ses derniers jours.
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« L'homme de la mort — La présence du prédécesseur », Giovanni Macchia, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 9
[modifier] Cécile Guilbert, Les ruses du professeur Nabokov, 2010
Après tout, si aucune activité n'est plus individualisée, asociale et « séparée » que l'écriture ou la lecture, c'est précisément en quoi celles-ci communiquent : par cette nervure intime d'un échange proprement érotique s'instaurant entre un auteur et un lecteur dont désirs et solitudes dialoguent, s'infusent, rêvassent à travers du langage chargé de sens tandis que des délices de sensations et d'émotions s'échangent entre eux dans le silence. D'ailleurs, un grand écrivain est toujours un grand lecteur, et l'excellent lecteur est aussi rare que lui. La seule différence, c'est que si le style suppose une singularité d'expression unique prohibant par définition l'enseignement de normes et canons sous peine de déchoir dans cette contradiction vivante qu'indique le vocable d'« art officiel », lire s'apprend. Mieux encore : l'art littéraire est ce miroir d'excellence par lequel le lecteur peut devenir une sorte d'artiste lui-même en tant que recréateur de l'oeuvre.
- Cécile Guilbert préfaçant la réédition de 2010 des cours de littérature européenne de Vladimir Nabokov, professés entre 1941 et 1958 dans plusieurs universités américaines et réunis sous le titre Littératures.
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Littératures (1980), Vladimir Nabokov, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010, Préface de Cécile Guilbert — Les ruses du professeur Nabokov, p. XXII
Ce « ronronnement suprême de plaisir produit par l'impact d'une pensée voluptueuse qui est une autre façon de définir l'art authentique », Nabokov le nomme aussi « frisson ». A cet égard, ne jamais oublier que le mot se dit en italien capriccio, d'où « caprice », fantaisie, liberté. L'inspiration de l'écrivain ? Une « sorte de frisson spirituel », un « frisson de sauvage magie ». La lecture ? « S'il entend réellement baigner dans la magie d'un livre de génie, le lecteur avisé le lira non pas avec son coeur, non pas avec son esprit, mais avec sa moelle épinière : c'est là que se produit le frisson révélateur... »
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Littératures (1980), Vladimir Nabokov, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010, Préface de Cécile Guilbert — Les ruses du professeur Nabokov, p. XXX
[modifier] Essai
[modifier] Léon Bloy, Éxégèse des lieux communs, 1902
On devrait fonder une chaire pour l'enseignement de la lecture entre les lignes.
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Éxégèse des lieux communs, Léon Bloy, éd. Rivages, coll. Rivages poche / Petite Bibliothèque, 2005, p. 298
[modifier] Daniel Pennac, Comme un roman, 1925
Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.
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Comme un roman, Daniel Pennac, éd. NRF Gallimard, 1992, p. 125
[modifier] Jorge Luis Borges, Conférences, 1985
Qu’est ce qu’un livre si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.
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Conférences, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, Folio essais, 1985 (ISBN 2-07-032280-7), p. 157
[modifier] Milan Kundera, L'art du roman, 1986
Le roman n’examine pas la réalité mais l’existence. Et l’existence n’est pas ce qui s’est passé, l’existence est le champ des possibilités humaines.
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L'art du roman, Milan Kundera, éd. Gallimard, Folio, 1986 (ISBN 2-07-032801-5), p. 57
[modifier]
La lecture ne dépend pas de l’œuvre mais de ce que je suis capable d’y mettre.
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Le don des morts, Danièle Sallenave, éd. Gallimard, 1991 (ISBN 2-07-072233-3), p. 86
[modifier] Charles Dantzig, Dictionnaire égoïste de la littérature française, 2005
Quantité de gens se marient pour la même raison qu’ils lisent : ils s’ennuient. Aussitôt s’anéantit le romanesque de l’amour, car, marié, on se rend compte qu’on est le même avec du poids en plus. Les membres du couple s’ennuient. Ils se remettent à lire. La facilité du divorce a réduit le nombre de lecteurs de romans.
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Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, éd. Grasset, 2005, p. 280-281
Ce qui distingue l'homme de la brute, c'est la lecture. Ce qui rend une brute insupportable, c'est quand elle a de la lecture.
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Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, éd. Grasset, 2005, p. 462
[modifier] Michael Morpurgo, Au pays de mes histoires, 2006
Les histoires éclairèrent pour moi les ombres de la nuit pendant ma petite enfance. A l’école elles prirent une teinte toute différente. Les livres devinrent une source d’appréhension car ils me rappelaient mon incapacité a réussir.
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Au pays de mes histoires, Michael Morpurgo, éd. Gallimard Jeunesse, 2006 (ISBN 2070611949), p. 59
[modifier] Tzetan Todorov, La littérature en péril, 2006
La littérature ouvre à l’infini cette possibilité d’interaction avec les autres et nous enrichit donc infiniment.
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La littérature en péril, Tzetan Todorov, éd. Flammarion, café Voltaire, 2006 (ISBN 978-2-081201897), p. 16
[modifier] Daniel Pennac, Chagrin d'école, 2007
La première qualité des romans que j’emportais au collège était de ne pas être au programme. Personne ne m’interrogeait. Aucun regard ne lisait ces lignes par-dessus mon épaule : leurs auteurs et moi demeurions entre nous.
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Chagrin d'école, Daniel Pennac, éd. Gallimard, 2007 (ISBN 2-07-076917-8), p. 100
[modifier] Prose poétique
[modifier] René Char, Fureur et mystère, 1948
Louis Curel de la Sorgue
La création et la risée se dissocient. L'air-roi s'annonce. Sorgue, tes épaules comme un livre ouvert propagent leur lecture. Tu as été, enfant, le fiancé de cette fleur au chemin tracé dans le rocher qui s'évadait par un frelon... Courbé, tu observes aujourd'hui l'agonie du persécuteur qui arracha à l'aimant de la terre la cruauté d'innombrables fourmis pour la jeter en millions de meurtriers contre les tiens et ton espoir. Ecrase donc encore une fois cet oeuf cancéreux qui résiste...
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie SEULS DEMEURENT (1938-1944), Louis Curel de la Sorgue, p. 41
Feuillets d'Hypnos
Tu ne peux pas te relire mais tu peux signer.
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 111
[modifier] Roman
[modifier] Jean-Jacques Rousseau, Julie ou La nouvelle Héloïse, 1761
Pour nous qui voulons profiter de nos connaissances, nous ne les amassons point pour les revendre, mais pour les convertir à notre usage ; ni pour nous en charger, mais pour nous en nourrir. Peu lire, et penser beaucoup à nos lectures, ou, ce qui est la même chose, en causer beaucoup entre nous, est le moyen de les bien digérer ; je pense que quand on a une fois l'entendement ouvert par l'habitude de réfléchir, il vaut toujours mieux trouver soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres ; c'est le vrai secret de les bien mouler à sa tête, et de se les approprier : au lieu qu'en les recevant telles qu'on nous les donne, c'est presque toujours sous une forme qui n'est pas la nôtre. Nous sommes plus riches que nous ne pensons, mais, dit Montaigne, on nous dresse à l'emprunt et à la quête ; on nous apprend à nous servir du bien d'autrui plutôt que du nôtre ; ou plutôt, accumulant sans cesse, nous n'osons toucher à rien : nous sommes comme ces avares qui ne songent qu'à remplir leurs greniers, et dans le sein de l'abondance se laissent mourir de faim.
Il y a, je l'avoue, bien des gens à qui cette méthode serait fort nuisible, et qui ont besoin de beaucoup lire et peu méditer, parce qu'ayant la tête mal faite ils ne rassemblent rien de si mauvais que ce qu'ils produisent d'eux-mêmes. Je vous recommande tout le contraire, à vous qui mettez dans vos lectures mieux que ce que vous y trouvez, et dont l'esprit actif fait sur le livre un autre livre, quelquefois meilleur que le premier.
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Julie ou La nouvelle Héloïse (1761), Jean-Jacques Rousseau, éd. Garnier-Flammarion, coll. GF Flammarion, 1967 (ISBN 2-08-070148-7), partie I, Lettre XII à Julie, p. 29
[modifier] Christian Bobin, Une petite robe de fête, 1991
Une vie sans lecture est une vie que l’on ne quitte jamais.
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Une petite robe de fête, Christian Bobin, éd. Gallimard, le chemin, 1991 (ISBN 2-0707-2244-9), p. 13
[modifier] Thierry Magnier, Comme on respire, 2003
Je me suis apprivoisée dans les livres.
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Comme on respire, Jeanne Benameur, éd. Thierry Magnier, 2003 (ISBN 2-84420-274-8), p. 33
[modifier] Littérature jeunesse
[modifier] Essai
[modifier] Yvanne Chenouf, Sur la route de la voix, 2007
Les enfants sont capables de lire des choses difficiles qu’ils ne comprennent pas immédiatement. Si on les prive de cet effort là, en leur donnant seulement des choses faciles, très « sucrées », on les coupe de ce matériau qui travaille sur la longue distance.
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« Sur la route de la voix », Yvanne Chenouf, Actes de lecture (ISSN 0758-1475), nº 97, mars 2007, p. 58
[modifier] Livre pour enfant
[modifier] Ellen Willer, Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, 2007
Il y a deux sortes de livres : ceux qu’on lit pour les lire et ceux qu’on lit pour les avoir lus.
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Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, Ellen Willer, éd. L'Ecole des Loisirs, Medium, 2007 (ISBN 2211087698), p. 88
[modifier] Médias
[modifier] Presse
[modifier] Littérature, Enquête — Pourquoi écrivez-vous ?, 1919
Vous pourrez classer les écrivains selon que leur réponse à votre enquête commencera par « afin de », « pour » ou par « parce que ».
Il y aura ceux pour qui la littérature est surtout un but, et ceux pour qui surtout un moyen.
Quant à moi, j'écris parce que j'ai une bonne plume, et pour être lu par vous... Mais je ne réponds jamais aux enquêtes.
- André Gide donne suite à une enquête concernant son statut d'écrivain menée par le mensuel surréaliste Littérature, ce sur plusieurs numéros.
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« Notre enquête — Pourquoi écrivez-vous ? », André Gide, Littérature, nº 10, Décembre 1919, p. 24
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Michèle Petit, Eloge de la lecture — La construction de soi, 2002
Ridha : « Ce que j’aimerais, c’est que le bibliothécaire ait du temps pour se consacrer à ce qui est de l’ordre de la vie, tout ce qui touche à la vie. Plutôt qu’être un conservateur de livres, être un magicien qui nous emmène dans des mondes ».
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Eloge de la lecture. La construction de soi, Michèle Petit, éd. Belin, 2002 (ISBN 978-2701132426), p. 43
[modifier] Sciences de l'éducation
[modifier] Alain Bentolila, Le propre de l’homme : parler, lire, écrire, 2000
La langue nous autorise le « partout » et le « toujours » alors que notre existence est soumise au « ici » et au « maintenant ».
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Le propre de l’homme : parler, lire, écrire, Alain Bentolila, éd. Plon, 2000 (ISBN 2-2591-9246-7), p. 46
[modifier] Véronique-Marie Lombard, Le voyage-lecture — Bibliothèques et écoles associées ou comment vivre avec douze livres une histoire commune de lecture, 2003
La littérature prétend parler du dialogue entre l’homme et le monde. La lecture de la littérature doit emprunter le même chemin.
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Le voyage-lecture. Bibliothèques et écoles associées ou comment vivre avec douze livres une histoire commune de lecture, Véronique-Marie Lombard, éd. Cercle de la librairie, 2003 (ISBN 2-7654-0865-3), p. 88
[modifier] Sociologie
[modifier] Nicole Robine, Les réseaux de lecture des adolescents, 2005
A travers des œuvres qu’il a choisies, l’adolescent découvre l’altérité.
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« Les réseaux de lecture des adolescents », Nicole Robine, Lecture jeunesse (ISSN 1163-4987), nº 116, décembre 2005, p. 39
[modifier] Voir aussi
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