Stephen King

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Stephen Edwin King, plus connu sous le nom de Stephen King, est un écrivain américain né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine (États-Unis). Auteur prolifique de nombreux best-sellers, souvent, mais pas uniquement, dans le genre de l'horreur, il a aussi écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman .

Citations[modifier]

Salem, 1975[modifier]

Je pense qu'il est relativement facile pour les gens de reconnaître l'existence de phénomènes tels que la télépathie ou la voyance parce que ça ne leur coûte rien. Ce n'est pas ça qui les empêchera de dormir. Mais l'idée que le mal que font les hommes continue à vivre après eux est beaucoup plus troublante.

  • Salem, Stephen King (trad. Christiane Thiollier, Joan Bernard), éd. Presses Pocket, 1993 (ISBN 2-266-02961-4), p. 118


Ce sont là les secrets de la ville. Certains seront un jour dévoilés, d'autres jamais. Mais la ville garde toujours son visage impassible. Elle ne se soucie pas plus des œuvres du démon que de celles de Dieu ou de l'homme. La ville s'y connaît en ténèbres et les ténèbres lui suffisent.

  • Salem, Stephen King (trad. Christiane Thiollier, Joan Bernard), éd. Presses Pocket, 1993 (ISBN 2-266-02961-4), p. 208


Comme [les angoisses des adultes] paraissent ternes à côté des terreurs que chaque enfant retrouve le soir, dans l'obscurité de sa chambre, sans espoir d'être compris de personne excepté d'un autre enfant ! Il n'y a pas de thérapie de groupe, pas de cure psychanalytique, pas d'assistance sociale prévues pour le gosse qui doit, nuit après nuit, affronter seul la menace obscure de toutes ces choses qu'on ne voit pas mais qui sont là, prêtes à bondir, sous le lit, dans la cave, partout où l'œil ne peut percer le noir. L'unique voie de salut, c'est la sclérose de l'imagination, autrement dit le passage à l'état adulte.

  • Salem, Stephen King (trad. Christiane Thiollier, Joan Bernard), éd. Presses Pocket, 1993 (ISBN 2-266-02961-4), p. 118


Ce qui caractérise l'enfant, ce n'est pas tant qu'il passe sans effort de la réalité au rêve, c'est qu'il vit dans un monde sans communication possible avec le monde des adultes. Il n y a pas de mots pour rendre compte de ses tribulations ténébreuses. L'enfant avisé le sait et en accepte les conséquences inévitables. Quand ces conséquences commencent à lui paraître trop lourdes à porter, il cesse d'être un enfant.

  • Salem, Stephen King (trad. Christiane Thiollier, Joan Bernard), éd. Presses Pocket, 1993 (ISBN 2-266-02961-4), p. 277-278,


Shining, 1977[modifier]

L'imagination est un vêtement trop grand que les enfants mettent longtemps à remplir.

  • Shining, Stephen King (trad. Joan Bernard), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21197-4), p. 193


Ce n'est que quand nous devenons adultes que nous apprenons à nous servir des concepts, laissant les images aux poètes.

  • Shining, Stephen King (trad. Joan Bernard), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21197-4), p. 350


Les larmes qui brûlent sont aussi celles qui consolent.

  • Shining, Stephen King (trad. Joan Bernard), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21197-4), p. 570


Danse macabre, 1978[modifier]

La vie est pleines d'horreurs petites ou grandes et, comme les petites sont celles que nous pouvons le mieux appréhender, ce sont elles qui nous frappent de plein fouet. Ces horreurs miniatures suscitent aussi bien notre fascination que notre aversion. Ces deux sentiments ne cohabitant pas sans gêne, il en résulte une impression de culpabilité.

  • Danse macabre, Stephen King (trad. Lorris Murail et Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21355-1), partie Avant-propos, p. 16


Ce qui donne sa puissance à la littérature d'horreur à travers les siècles est qu'elle nous fait répéter en vue du jour de notre mort. On ne s'est jamais fait une très haute idée de ce domaine ; pendant longtemps, Poe et Lovecraft n'ont été vraiment prisés que par les Français qui semblent faire meilleur ménage avec la libido et la mort que les Américains.

  • Danse macabre, Stephen King (trad. Lorris Murail et Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21355-1), partie Avant-propos, p. 18


En tant qu'auteur, j'ai toujours considéré que la qualité de l'intrigue avait priorité sur toutes les autres facettes du talent de l'écrivain. La psychologie, le thème, le style, tout cela devient secondaire si l'histoire est ennuyeuse. Et, si le récit vous tient en haleine, vous serez disposé à toutes les indulgences.

  • Danse macabre, Stephen King (trad. Lorris Murail et Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21355-1), partie Avant-propos, p. 23


Il est dans la nature de l'animal humain de se précipiter sur les lieux de l'accident.

  • Danse macabre, Stephen King (trad. Lorris Murail et Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21355-1), partie La Presseuse, p. 115


L'amour est la drogue la plus pernicieuse qui soit au monde. Laissons aux idéalistes le soin de débattre de sa nature. Les pragmatiques savent le reconnaître là où il se trouve et en faire un moyen de pression.

  • Danse macabre, Stephen King (trad. Lorris Murail et Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1997 (ISBN 2-277-21355-1), partie Desintox, Inc., p. 291


Marche ou crève, 1979[modifier]

Si les gens vivaient au jour le jour, ils seraient bien plus heureux.

  • Marche ou crève, Stephen King (trad. France-Marie Watkins), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-23203-3), p. 59


Si tout ça est tellement horrible, dit McVries, c'est parce que c'est insignifiant. Tu sais ? Nous nous sommes vendus et nous avons échangé notre âme contre du mépris. Olson, il était méprisable. Il était magnifique, aussi, mais l'un n'exclut pas l'autre. Il était magnifique et méprisable. D'un côté comme de l'autre, ou des deux, il est mort comme un insecte sous un microscope.

  • Marche ou crève, Stephen King (trad. France-Marie Watkins), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-23203-3), p. 229


On construit tout autour de quelque chose... on prend quelque chose à cœur... et puis on n'en veut plus. Tu ne trouves pas dommage que les grandes vérités soient de tels mensonges ?

  • Marche ou crève, Stephen King (trad. France-Marie Watkins), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-23203-3), p. 290-291


Dead Zone, 1979[modifier]

Mon expérience, Johnny, m'a prouvé que quatre-vingt-quinze pour cent des gens étaient des larves, un pour cent des saints, un pour cent des salopards. Les trois pour cent qui restent sont des gens qui font de leur mieux.

  • Dead Zone, Stephen King (trad. Richard Matas), éd. Le Livre de Poche, 2008 (ISBN 978-2-253-03526-8), p. 241


Vous vous en faites trop au sujet des tigres qui n'existent pas. Le tigre a des rayures qui se confondent avec la végétation et il passe inaperçu. Ce qui fait que l'homme inquiet voit des tigres partout.

  • Dead Zone, Stephen King (trad. Richard Matas), éd. Le Livre de Poche, 2008 (ISBN 978-2-253-03526-8), p. 287


Charlie, 1980[modifier]

Le délai avait permis d'agencer tous les éléments disponibles de façon à présenter ce que les habitants des États-Unis semblent réellement demander lorsqu'ils prétendent vouloir des « informations ». Ils veulent simplement qu'on leur « raconte une histoire » avec un début, un milieu et une sorte de fin.

  • Charlie, Stephen King (trad. F. M. Lennox), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-22089-2), p. 443


Chantier, 1981[modifier]

Des moments agréables, qu'est-ce que c'est ? Des moments sans grandes joies, sans grandes peines, des moments sans rien de grand.

  • Chantier, Stephen King (trad. Frank Straschitz), éd. J'Ai Lu, 1991 (ISBN 2-277-22974-1), p. 69


Rien au monde n'est pire que des parents tournant le dos à leurs enfants. Et le plus affreux, c'est la rapidité avec laquelle les enfants oublient ces dos pour vaquer à leurs propres affaires : les jeux, les nouveaux copains, l'apprentissage de la vie et finalement la mort.

  • Chantier, Stephen King (trad. Frank Straschitz), éd. J'Ai Lu, 1991 (ISBN 2-277-22974-1), p. 376-377


Cujo, 1981[modifier]

Tu ne sais rien du vide, Vic. Je ne crois pas du moins. Tu es un homme et les hommes s'engagent. Les hommes s'engagent pendant que les femmes courent après la poussière. Nous faisons le ménage dans des pièces désertes en écoutant parfois le vent qui souffle au-dehors. Mais parfois on a l'impression qu'il souffle à l'intérieur.

  • Cujo, Stephen King (trad. Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-21590-2), p. 117


Quand on fuit l'avenir, on ne peut plus se réfugier que dans le passé.

  • Cujo, Stephen King (trad. Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-21590-2), p. 119


Mais avec le lycée commençait le moment des choix irrévocables. Les portes se fermaient alors avec un petit déclic qu'on ne percevait distinctement que bien des années plus tard, lors de rêves amers.

  • Cujo, Stephen King (trad. Natalie Zimmermann), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-21590-2), p. 147


Le Pistolero, 1982[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Différentes Saisons, 1982[modifier]

Voir le recueil de citations : Différentes Saisons

Simetierre, 1983[modifier]

La mort est un mystère, et la sépulture un secret.

  • Simetierre, Stephen King (trad. François Lasquin), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-22266-6), p. 6


Il y a des choses qui doivent rester secrètes. On dit que les femmes sont très fortes lorsqu'il s'agit de garder un secret, et je crois que c'est souvent vrai, mais une femme qui connait un peu la vie vous dira toujours qu'elle n'est jamais vraiment arrivée à lire dans le cœur d'un homme. Un cœur d'homme a un sol plus rocailleux. [...] On y fait pousser ce qu'on peut... et on le soigne.

  • Simetierre, Stephen King (trad. François Lasquin), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-22266-6), p. 190-191


On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu. Si déplaisant qu'il soit de le constater, l'expérience humaine tendrait plutôt à valider l'idée suivant laquelle l'horreur suscite l'horreur, une calamité accidentelle engendrant d'autres calamités - parfois voulues celles-là - jusqu'à ce que les ténèbres finissent par tout recouvrir à la façon d'une tache d'encre qui s'étale progressivement sur un buvard. Et de toutes les questions que l'on peut se poser à ce sujet, la plus terrifiante est sans doute celle de savoir la quantité d'horreur qu'un esprit humain peut endurer en demeurant intégralement lucide.

  • Simetierre, Stephen King (trad. François Lasquin), éd. J'Ai Lu, 1995 (ISBN 2-277-22266-6), p. 313-314


Brume, 1985[modifier]

J'avais la forte impression de n'avoir encore jamais vu de brume exactement comme celle-là. En partie à cause de l'aspect parfaitement rectiligne de son front. Rien n'est jamais aussi régulier dans la nature; c'est l'homme qui a inventé les lignes droites.

  • Brume - Paranoïa, Stephen King (trad. Michèle Pressé et Serge Quadruppani), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-22578-9), partie Brume, p. 45


Il faut manger le monde ou le monde vous mange et c'est très bien dans les deux cas.

  • Brume - Paranoïa, Stephen King (trad. Michèle Pressé et Serge Quadruppani), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-22578-9), partie La Révolte de Caïn, p. 261


Ça signifie que le meilleur ne le reste jamais longtemps. Un jour, à moins que le monde n'explose entre-temps, quelqu'un aux jeux Olympiques courra un kilomètre cinq cents en deux minutes. Ça prendra cent ans, mille ans, mais ça viendra. Parce qu'il n'y a pas de record ultime. Il y a le zéro, l'éternité, la mortalité, mais l'ultime, ça n'existe pas.

  • Brume - Paranoïa, Stephen King (trad. Michèle Pressé et Serge Quadruppani), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-22578-9), partie Le Raccourci de Mme Todd, p. 281


Même la personne la plus équilibrée retient sa raison par une corde glissante.

  • Brume - La Faucheuse, Stephen King (trad. Michèle Pressé et Serge Quadruppani), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-22579-7), partie La Ballade de la balle élastique, p. 314


Prends ce qu'on t'offre. S'il y a quelquefois du mou dans la corde elle a cependant toujours une extrémité. Et après ? Réjouis-toi de l'existence du mou et ne gaspille pas ton énergie à maudire l'extrémité. Un cœur reconnaissant sait qu'à la fin nous nous balançons tous.

  • Brume - La Faucheuse, Stephen King (trad. Michèle Pressé et Serge Quadruppani), éd. J'Ai Lu, 1996 (ISBN 2-277-22579-7), partie La Ballade de la balle élastique, p. 327


Ça, 1986[modifier]

Ils flottent, reprit le clown. En bas, nous flottons tous. […] Viens flotter avec nous.

  • Ça, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03453-6), t. 1, p. 44-45


On ne peut pas être prudent sur un skate.

  • Ça, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03453-6), t. 1, p. 576


Cette énergie dans laquelle on puise avec tant de profusion quand on est enfant, cette énergie qui paraît inépuisable, elle disparaît en douce entre dix-huit et vingt-quatre ans pour être remplacée par quelque chose qui n'en a pas l'éclat, loin s'en faut, et d'aussi factice qu'une euphorie à la coke ; des intentions, ou des buts, peu importe le terme, c'est l'esprit chambre de commerce. Ça se passe sans histoires, la disparition n'est pas instantanée, elle ne s'accompagne d'aucun éclat. Et peut-être, est-ce là ce qui fait le plus peur. Cette façon de ne pas arrêter d'un seul coup d'être un enfant, avec un gros boum ! comme un de ces ballons de clown qui explosent pour les besoins d'un gag. L'enfant qui est en soi fuit comme crève un pneu sans chambre : lentement.

  • Ça, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03454-4), t. 2, p. 79-80


Peut-être que ces histoires de bons et mauvais amis, cela n'existe pas ; peut-être n'y a-t-il que des amis, un point c'est tout, c'est-à-dire des gens qui sont à vos côtés quand ça va mal et qui vous aident à ne pas vous sentir trop seul. Peut-être vaut-il toujours la peine d'avoir peur pour eux, d'espérer pour eux, de vivre pour eux. Peut-être aussi vaut-il la peine de mourir pour eux, s'il faut en venir là. Bons amis, mauvais amis, non. Rien que des personnes avec lesquelles on a envie de se trouver ; des personnes qui bâtissent leur demeure dans votre cœur.

  • Ça, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03454-4), t. 2, p. 149


Il pense que c'est bon d'être un enfant, mais que c'est aussi bon d'être un adulte et de rester capable de prendre en compte les mystères de l'enfance… ses croyances, ses désirs. J'écrirai un jour quelque chose là-dessus, pense-t-il, sachant qu'il ne s'agit là que d'un songe nocturne, d'une pensée née du rêve. Mais il est agréable de s'y complaire quelques instants, dans l'impeccable silence de l'aube, de se dire que l'enfance possède ses propres et doux secrets et confirme notre mortelle condition, laquelle définit tout ce qui est courage et amour. De penser que ce qui a regardé en avant doit également regarder en arrière, et que chaque vie imite à sa manière l'immortalité : une roue. Ou du moins c'est ce que songe Bill Denbrough en ces heures du point de l'aube, après ses rêves, quand il se rappelle presque son enfance et les amis avec lesquels il l'a vécue.

  • Ça, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03454-4), t. 2, p. 500-501


Les Yeux du dragon, 1987[modifier]

L'un des grands avantages des contes, c'est que le temps passe très vite quand il n'est marqué par aucun évènement notable. La vie, elle n'est jamais comme ça, et c'est probablement une bonne chose. Le temps passe plus vite dans l'histoire, mais qu'est-ce que l'histoire, sinon une sorte de conte grandiose où les siècles remplacent les années ?

  • Les Yeux du dragon, Stephen King (trad. Évelyne Châtelain), éd. Albin Michel, 1995 (ISBN 2-226-07143-1), p. 38-39


L'amitié nous remplit toujours d'une douce reconnaissance, car le monde, la plupart du temps, n'est qu'un vaste désert, et les fleurs qui y poussent semblent lutter contre des forces contraires.

  • Les Yeux du dragon, Stephen King (trad. Évelyne Châtelain), éd. Albin Michel, 1995 (ISBN 2-226-07143-1), p. 223


Les Trois Cartes, 1987[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Misery, 1987[modifier]

Écrire n'engendre pas la misère, écrire naît de la misère.

  • Misery, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2002 (ISBN 2-253-15137-8), p. 119


C'est tout à fait utile d'avoir un peu de talent pour devenir écrivain, mais la seule chose qui soit absolument indispensable, c'est la capacité de se souvenir de la moindre cicatrice. L'art c'est la persistance de la mémoire.

  • Misery, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2002 (ISBN 2-253-15137-8), p. 280


Je refuse de me transformer en personnage de fiction. L'écriture est peut-être une activité masturbatoire, mais Dieu me garde de sombrer dans l'autocannibalisme.

  • Misery, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2002 (ISBN 2-253-15137-8), p. 385


Les Tommyknockers, 1987[modifier]

Toute l'intelligence et toute la volonté du monde ne peuvent prétendre à une valeur artistique sans une étincelle de talent, mais l'intelligence et la volonté peuvent aboutir à de grandes escroqueries.

  • Les Tommyknockers, Stephen King (trad. Dominique Dill), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-03926-0), p. 211


La Part des ténèbres, 1989[modifier]

Tu penses que je suis un monstre, et tu as peut-être raison. Mais les véritables monstres ne sont jamais totalement dépourvus de sentiments. Je crois qu'en fin de compte c'est ça, et non pas leur aspect, qui les rend si effrayants.

  • La Part des ténèbres, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-04902-9), p. 345


Mais les écrivains invitent les fantômes peut-être; comme les acteurs et les artistes, ils sont les seuls médiums que notre société accepte totalement. Ils créent des mondes qui n'ont jamais existé, et nous invitent à participer à leurs fantasmes. Or c'est bien ce que nous faisons, et volontiers non ? Et nous payons même pour ça !

  • La Part des ténèbres, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1990 (ISBN 2-226-04902-9), p. 377


Le Fléau, édition intégrale, 1990[modifier]

Voir le recueil de citations : Le Fléau

Terres perdues, 1991[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Bazaar, 1991[modifier]

La confiance de l'innocent est le meilleur atout du menteur.

  • Bazaar, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1992 (ISBN 2-226-05947-4), p. 371


L'Humanité ! Si noble ! Si prête à sacrifier l'autre !

  • Bazaar, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1992 (ISBN 2-226-05947-4), p. 454


La voix du démon est douce à l'oreille.

  • Bazaar, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1992 (ISBN 2-226-05947-4), p. 629


C'est une chose bizarre, la santé d'esprit : lorsqu'on en est privé, on ne s'en rend pas compte. On ne la sent pas partir. En revanche, on la sent revenir; elle est comme un oiseau sauvage et rare qui vivrait et chanterait en nous, non point par décret mais par choix.

  • Bazaar, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 1992 (ISBN 2-226-05947-4), p. 662


Rose Madder, 1995[modifier]

Au bout d'un moment, les femmes battues commencent à accepter l'idée que c'est de leur faute. Que tout est de leur faute. [...] Je suis restée longtemps sans comprendre cet aspect du syndrome, reprit Anna, mais je crois avoir trouvé, maintenant. Il faut bien que ce soit la faute de quelqu'un, sans quoi toute cette souffrance, la dépression, l'isolement, n'a aucun sens. On devient folle. Et il vaut mieux être coupable que folle.

  • Rose Madder, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2005 (ISBN 2-253-15153-x), p. 359


Viva ze toro !

  • Rose Madder, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2005 (ISBN 2-253-15153-x), p. 565


La simple vérité des choses est qu'il vaut mieux de mauvais rêves que de mauvaises veilles.

  • Rose Madder, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2005 (ISBN 2-253-15153-x), p. 701


La Ligne verte, 1996[modifier]

Un homme qui hurle est un homme qui a perdu le contrôle.

  • La Ligne verte, Stephen King (trad. Philippe Rouard), éd. J'ai lu, 1999 (ISBN 2-290-05157-8), p. 99


Le monde tourne, c'est tout. On peut s'accrocher et tourner avec, ou se lever pour protester et se faire éjecter.

  • La Ligne verte, Stephen King (trad. Philippe Rouard), éd. J'ai lu, 1999 (ISBN 2-290-05157-8), p. 109


Le pianiste parti, il n'y a pas un seul piano au monde qui se souvienne du récital donné.

  • La Ligne verte, Stephen King (trad. Philippe Rouard), éd. J'ai lu, 1999 (ISBN 2-290-05157-8), p. 192-193


La main d'un homme est comme une bête à moitié domptée ; la plupart du temps, elle se comporte bien mais, parfois, elle s'échappe et mord la première chose qu'elle voit.

  • La Ligne verte, Stephen King (trad. Philippe Rouard), éd. J'ai lu, 1999 (ISBN 2-290-05157-8), p. 422


Quand je repense à tout ça, la Veuve Courant me paraît être le produit d'une telle perversité, l'expression macabre d'une telle folie. Nous sommes fragiles comme du verre soufflé, même dans les meilleures conditions. Se tuer les uns les autres par le gaz ou l'électricité, et de sang-froid ? La démence ! L'horreur !

  • La Ligne verte, Stephen King (trad. Philippe Rouard), éd. J'ai lu, 1999 (ISBN 2-290-05157-8), p. 482


Désolation, 1996[modifier]

On se conduit comme des personnages de mauvais films d'horreur, se dit-elle avec dépit. On reste alors qu'on sait qu'on devrait partir, on va voir là où on n'a rien à faire. C'était vrai, mais n'est-ce pas de cette façon que les gens se conduisent, en général ? N'était-ce pas la raison pour laquelle toutes ces horreurs arrivaient dans le monde ? N'était-ce pas, en dernière analyse, la raison pour laquelle tant de gens aimaient les mauvais films d'horreur ? Parce qu'ils reconnaissaient l'enfant terrorisé qui refusait de quitter la maison hantée même après que le meurtrier s'en était pris à lui ?

  • Désolation, Stephen King (trad. Dominique Peters), éd. J'ai lu, 1998 (ISBN 2-290-05010-5), p. 282


Tu as dit "Dieu est cruel" de la même façon qu'une personne qui a vécu toute sa vie à Tahiti pourrait dire "la neige est froide"… Sais-tu à quel point Dieu peut être cruel, David ? D'une cruauté fanatique ? Parfois il nous laisse vivre.

  • Désolation, Stephen King (trad. Dominique Peters), éd. J'ai lu, 1998 (ISBN 2-290-05010-5), p. 606


Magie et Cristal, 1997[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Sac d'os, 1998[modifier]

Voir le recueil de citations : Sac d'os

La Petite Fille qui aimait Tom Gordon, 1999[modifier]

Le monde a des dents, et quand l'envie le prend de mordre, il ne s'en prive pas.

  • La Petite Fille qui aimait Tom Gordon, Stephen King (trad. François Lasquin), éd. Albin Michel, 2000 (ISBN 2-226-11523-4), p. 11


Cœurs perdus en Atlantide, 1999[modifier]

Voir le recueil de citations : Cœurs perdus en Atlantide

Écriture : Mémoires d'un métier, 2000[modifier]

Voir le recueil de citations : Écriture : Mémoires d'un métier

Dreamcatcher, 2001[modifier]

L'orgueil était la ceinture avec laquelle on retenait son pantalon, même quand on n'avait plus de pantalon.

  • Dreamcatcher, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2003 (ISBN 2-253-15144-0), p. 777


Soit le corps est stupide, soit il est d'une immense sagesse, mais dans un cas comme dans l'autre, la terrible sorcellerie de la pensée lui est épargnée ; il ne sait qu'une chose, tenir tête sans reculer d'un pas, lutter jusqu'à épuisement de ses forces.

  • Dreamcatcher, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2003 (ISBN 2-253-15144-0), p. 841


Les Loups de la Calla, 2003[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Le Chant de Susannah, 2004[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

La Tour sombre, 2004[modifier]

Voir le recueil de citations : La Tour sombre

Colorado Kid, 2005[modifier]

Je vous demande de réfléchir au fait que nous vivons dans un réseau de mystères, et que nous nous sommes tellement habitués à cet état de fait que que nous avons rayé ce mot de notre vocabulaire pour le remplacer par un autre que nous aimons mieux, le réel. D'où venons-nous ? Où étions-nous avant de nous trouver ici ? Je n'en sais rien. Où allons-nous ? Je n'en sais rien. Bon nombre d'Églises affirment posséder ces réponses, mais la plupart d'entre nous soupçonnent au fond d'eux qu'il s'agit en fait d'une escroquerie conçue pour remplir les corbeilles de quête. En attendant, nous nous retrouvons pris dans une sorte de slalom géant entre Le Grand Inconnu et le J'en-ai-aucune-idée. [...] Et quoi qu'il arrive, nous savons que nous finirons toujours par foncer pied au plancher en plein mystère. C'est fou de se dire ça et de réussir à vivre en restant à peu près sain d'esprit, mais c'est aussi magnifique. J'écris pour découvrir ce que je pense, et ce que j'ai découvert en écrivant Colorado Kid, c'est que peut-être - je dis bien peut-être - c'est la beauté du mystère qui nous permet de rester sains d'esprit tout en pilotant nos corps fragiles dans ce grand chantier de démolition.

  • Colorado Kid, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2006 (ISBN 2-290-35213-6), p. 157-158


Cellulaire, 2006[modifier]

Les siphonnés disposent du jour ; mais quand les étoiles apparaissent, c'est notre tour. Nous sommes comme des vampires. Nous avons été bannis dans le royaume de la nuit. [...] Il y a trois jours encore, non seulement nous étions les maîtres du monde, mais nous éprouvions une culpabilité de survivants pour toutes les espèces que nous avions éliminées dans notre ascension pour le nirvana des bulletins de nouvelles vingt-quatre heures sur vingt-quatre et du four à micro-ondes. Et aujourd'hui, nous sommes le peuple des lampes torches. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de piles.

  • Cellulaire, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2007 (ISBN 2-253-15163-0), p. 197-198


Tout au fond de nous, voyez-vous, ce n'est pas Homo sapiens que l'on trouve. Mais la folie. [...] Ce que Darwin a été trop poli pour dire, mes amis, c'est que nous sommes parvenus à régner sur la terre non parce que nous étions les plus malins, ou les plus méchants, mais parce que nous avons toujours été les plus déments, les plus grands enfoirés meurtriers de toute la jungle.

  • Cellulaire, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Le Livre de Poche, 2007 (ISBN 2-253-15163-0), p. 251-252


Histoire de Lisey, 2006[modifier]

Voir le recueil de citations : Histoire de Lisey

Duma Key, 2008[modifier]

Guérir est une forme de révolte, et toutes les révoltes qui ont réussi ont commencé par être secrètes.

  • Duma Key, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2009 (ISBN 2-226-19094-9), p. 70


La souffrance est le plus grand pouvoir de l'amour.

  • Duma Key, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2009 (ISBN 2-226-19094-9), p. 91


Il arrive parfois que la compréhension fasse l'économie du cerveau et procède directement du cœur.

  • Duma Key, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2009 (ISBN 2-226-19094-9), p. 312


La perte de la mémoire n'est pas toujours le problème ; parfois - et même souvent - c'est la solution.

  • Duma Key, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2009 (ISBN 2-226-19094-9), p. 438


Elle était critique d'art, et beaucoup de critiques, qui sont des incapables dans la matière sur laquelle ils écrivent, déçus, finissent par devenir jaloux, méchants et mesquins.

  • Duma Key, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2009 (ISBN 2-226-19094-9), p. 474


Dôme, 2009[modifier]

Une idée, c'est comme un microbe en sommeil : tôt ou tard, quelqu'un finit par l'attraper.

  • Dôme, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2011 (ISBN 2-226-22058-5), t. 1, p. 241


Lorsqu'on est à quelques heures de l'aube, les pensées angoissantes prennent chair et se mettent à aller et venir. Au milieu de la nuit, les pensées deviennent des zombies.

  • Dôme, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2011 (ISBN 2-226-22058-5), t. 1, p. 332


Un homme qui ne poursuit pas de but, même assis sur des comptes bancaires bourrés d'argent, est toujours un petit homme.

  • Dôme, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2011 (ISBN 2-226-22058-5), t. 1, p. 461


Les deux grandes spécialités des États-Unis sont les démagogues et le rock and roll, et à notre époque, nous avons eu largement droit aux uns comme à l'autre.

  • Dôme, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2011 (ISBN 2-226-22059-2), t. 2, p. 275


Le compromis est l'ingrédient secret de l'amour.

  • Dôme, Stephen King (trad. William Olivier Desmond), éd. Albin Michel, 2011 (ISBN 2-226-22059-2), t. 2, p. 400


Nuit noire, étoiles mortes, 2010[modifier]

Je crois qu'en tout homme il y a un autre homme. Un Conspirateur. Un Rusé.

  • Nuit noire, étoiles mortes, Stephen King (trad. Nadine Gassie), éd. Albin Michel, 2012 (ISBN 2-226-27025-6), partie 1922, p. 13


Les avocats sont des puces sur le dos de la nature humaine.

  • Nuit noire, étoiles mortes, Stephen King (trad. Nadine Gassie), éd. Albin Michel, 2012 (ISBN 2-226-27025-6), partie 1922, p. 68


Docteur Sleep, 2013[modifier]

L'esprit est un tableau noir. L'alcool, la brosse à effacer.

  • Docteur Sleep, Stephen King (trad. Nadine Gassie), éd. Albin Michel, 2013 (ISBN 2-226-25200-5), p. 64


La vie est une série d'embuscades pleines d'ironie.

  • Docteur Sleep, Stephen King (trad. Nadine Gassie), éd. Albin Michel, 2013 (ISBN 2-226-25200-5), p. 81


L'avantage de vieillir, c'est de ne plus avoir peur de mourir jeune.

  • Docteur Sleep, Stephen King (trad. Nadine Gassie), éd. Albin Michel, 2013 (ISBN 2-226-25200-5), p. 345


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