Immigration
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L'immigration désigne l'entrée, dans un pays, de personnes étrangères qui y viennent pour y séjourner et y travailler. Le mot immigration vient du latin immigrare qui signifie « pénétrer dans ». L'immigration est une migration vue du côté du pays de destination. Elle correspond, vue du côté du pays de départ, à l'émigration.
[modifier] Philippe Ariès
...une véritable invasion, méthodique, où les émigrés arrivaient groupés, avec leurs prêtres, leurs instituteurs, leurs religieuses. Des cités entières leur furent affectées, qui constituent de véritables villages étrangers, où le français n’est pas compris, où les relents de cuisine rappellent les odeurs de l’Europe centrale. Cette population est composée de beaucoup d’étrangers inassimilables, qui vivent en groupes fermés, avec leurs églises, leurs écoles, leurs magasins, leurs jeux, étrangers au reste de la population.
- Sur l'immigration polonaise dans les années 40
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Histoire des populations françaises (1948), Philippe Ariès, éd. Seuil, 1971, p. 110-111
[modifier] Jean-Claude Barreau
Cette dénatalité [...] concerne aussi tragiquement l'Europe (à l'exception de la France) : l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne n'ont guère plus d'un enfant par femme. A ce niveau, l'Union européenne est menacée de disparition physique. L'immigration n'y peut supléer qu'à la marge. Car il existe une grande différence entre l'"assimilation" des nouveaux arrivants et la "substitution" d'une population à une autre, laquelle rompt la continuité et compromet la transmission culturelle. Certaines banlieues sont des substitutions de populations. On en constate les effets. Il faut du temps pour assimiler; or la rapidité de l'implosion des Européens ne leur en laisse guère. D'autant plus que cela fait "réac" d'évoquer les problèmes de natalité, les Anglo-saxons affirmant que l'intimité des ménages ne regarde pas les Etats. C'est évidemment faux : faire un enfant est un acte social. Ce sont d'ailleurs les enfants indigènes qui assimilent les enfants immigrés.
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Toute l'histoire du monde, Jean-Claude Barreau , éd. Fayard, 2005, p. 404
[modifier] François Bayrou
Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.
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François Bayrou, 14 Décembre 2006, à Lille, dans Discours de la réunion publique de Lille [1], paru 14 Décembre 2006.
[modifier] Philippe Bernard
Contrairement à des clichés répandus, l'intégration des Belges, des Italiens et des Polonais, aujourd'hui considérés comme proches culturellement des Français, s'opère dans la douleur. Relégués dans certains quartiers, accusés par les ouvriers français de prendre leur travail, ces immigrés sont fréquemment visés par des violences xénophobes dès la fin du XIXème siècle. [...]. Tout se passe comme si les derniers arrivés se heurtaient à une xénophobie virulente au moment où la vague précédente d'immigration se fond définitivement dans le terroir national. Les Belges ne font plus problème lorsque déferlent Italiens et Polonais, qui eux-mêmes se seront assimilés au moment de l'arrivée massive des Maghrébins, à partir des années 50. L'étude des vagues de xénophobie, toujours liées à une crise économique ou politique et non au dépassement d'un quelconque seuil de tolérance, révèle la permanence d'un stéréotype propre à l'étranger.
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Immigration : le défi mondial, Philippe Bernard, éd. Gallimard, 2002, p. 72-73
[modifier] Louis Bertrand
Les Piémontais se trouvaient, en majorité, facilement reconnaissables à leurs feutres hyperboliques et à leur foulard d’un rouge cru. De tenue plus discrète et plus citadine, les Toscans et les Romagnols formaient aussi un contingent respectable [...] la grande foule houleuse et bigarrée de l’invasion italienne, où sonnaient tous les dialectes de la Péninsule. De loin en loin, quelques provençaux de pure race, reconnaissables à la finesse de leurs traits et à la jolie couleur blonde de leurs moustaches, coudoyaient les gars du Piémont, aux pommettes rouges et à l’encolure de taureaux.
- Roman sur l'immigration italienne au début du XXe siècle
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L’invasion, Louis Bertrand , éd. Nelson, 1903, p. 9
[modifier] Fernand Braudel
[Q]ui pourrait, en France, parler de « race » ? Les Maghrébins sont de race blanche et notre Midi a sa pinte de sang sarrasin, espagnol, andalou. [...] Tant d'« immigrés », depuis si longtemps, depuis notre Préhistoire jusqu'à l'histoire très récente, ont réussi à faire naufrage sans trop de bruit dans la masse française que l'on pourrait dire, en s'amusant, que tous les Français, si le regard se reporte aux siècles et aux millénaires qui ont précédé notre temps, sont fils d'immigrés. Très diverse, la France ne peut-elle courir le risque de le devenir, biologiquement, davantage encore ?
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L'identité de la France - Les Hommes et les Choses (1986), Fernand Braudel, éd. Flammarion, 1990, p. 215
[modifier] Louis Chevalier
L'immigration nord-africaine en France, et essentiellement l'immigration algérienne, est un phénomère nécessaire qui résulte d'une évolution démographique implacable et de réalités géographiques et économiques qu'il est à peu près impossible de transformer. Bien plus dans les années qui viennent, cette immigration ne fera que se développer. Les liens multiples qui existent entre l'Afrique du Nord et la France expliquent que cette poussée démographique s'oriente précisément vers notre territoire et justifient économiquement, mais aussi politiquement et sentimentalement, le sens de cet exode.
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Le problème démographique nord-africain (1947), Louis Chevalier, éd. Presses universitaires de France, 1947, p. 211
[modifier] Christian Delacampagne
La France a doublement besoin [des immigrés]. D'une part, pour relever sa démographie déclinante (sans les immigrés, il y aurait moins de naissances, et la part des "actifs" dans la population ne cesserait de diminuer). Et, d'autre part, parce que les travaux pénibles et peu gratifiants que les immigrés acceptent d'accomplir sont des travaux que personne d'autre ne ferait.
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Une histoire du racisme, Christian Delacampagne, éd. Le Livre de Poche, 2000, chap. XIV-Le racisme en France depuis 1945, p. 244
La « préférence nationale » (thème cher, là encore, au Front national) va directement à l'encontre des principes fondamentaux qui ont inspiré la Révolution de 1789 : tous les habitants d'un pays, qu'ils en aient ou non la nationalité, doivent être traités de la même façon par les lois. On pourrait même défendre, avec de bons arguments, l'idée selon laquelle un étranger, étant par définition un « hôte », devrait bénéficier, dans le pays ou il s'est expatrié, d'une protection particulière. Au surplus, le destin d'un étranger, lorsqu'il demeure longtemps dans un pays autre que le sien, n'est-il pas de finir par s'y assimiler ?
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Une histoire du racisme, Christian Delacampagne, éd. Le Livre de Poche, 2000, chap. XIV-Le racisme en France depuis 1945, p. 246
[modifier] Patrick J. Geary
Les peuples de l'Europe sont une réalité en train de se former, un projet en cours : il faut qu'ils gardent éternellement ce statut. [...] L'histoire des peuples européens ne s'est pas arrêtée et ne s'arrêtera jamais. L'ethnogenèse concerne autant le présent et l'avenir que le passé. Malgré tous leurs efforts, les romantiques, les hommes politiques et les spécialistes de sciences sociales ne parviendront jamais à figer une fois pour toutes ce qu'il y a d'essentiel dans l'âme d'un peuple ou d'une nation. Rien ne peut garantir que les nations, les groupes ethniques et les communautés d'aujourd'hui ne disparaitront pas totalement un jour. Le passé a peut-être défini les paramètres dans le cadre desquels il est possible de construire l'avenir, mais le passé ne peut pas déterminer la réalité de cet avenir. Les peuples d'Europe, comme les peuples d'Afrique, d'Amérique et d'Asie, sont des produits de l'histoire en perpétuel renouveau, non les atomes de l'histoire. [...]Les peuples sont des fleuves dont le cours se poursuit : l'eau d'aujourd'hui n'est pas la même que celle d'hier, celle de demain ne sera pas la même que celle d'aujourd'hui.
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Quand les nations refont l'histoire, Patrick J. Geary, éd. Flammarion, 2004, p. 221
[modifier] Jack Goody
Repoussés pendant des siècles, les musulmans sont revenus en masse sur le continent, non plus comme envahisseurs, mais comme immigrés. Dans un cas comme dans l'autre, ils ont beaucoup contribué à la civilisation européenne. Par le passé, ils ont stimulé la vie intellectuelle et scientifique, et ouvert la voie à la Renaissance. Aujourd'hui, ils fournissent une part de plus en plus importante de la main d'oeuvre dont l'Europe a besoin pour compenser la baisse de sa démographie. Et aujourd'hui, comme hier, les musulmans font indéniablement partie du paysage européen.
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L'Islam en Europe, Jack Goody, éd. La Découverte, 2004, p. 170
[modifier] Hakim Karoui
Dans la société française, les boucs émissaires ont été les juifs, mais aussi, au Moyen Age, les « Lombards », à l'époque moderne, les protestants ou les catholique selon les camps, les agents royaux (du fisc par exemple) ou inversement les mendiants ou les prostituées, les « aristocrates » et parfois les prêtres à la Révolution; les « capitalistes », les « bourgeois » à l'époque contemporaine, les immigrés non encore assimilés à toutes les époques. Aujourd'hui, le bouc émissaire, ce sont les Arabes. Demain, ce seront peut-être les Noirs ou les Chinois. Les Arabes, parce qu'ils portent encore une différence (leur nom, leur religion) mais aussi et surtout parce que la société française se rend compte qu'ils sont de moins en moins différents. Leur différence apparaît alors d'autant plus importante qu'elle est finalement de plus en plus résiduelle. [...] Ainsi, plus les « étrangers » ressemblent aux Français, plus ils peuvent attirer la violence sur eux, comme les juifs allemands dans les années trente, qui n'avaient jamais été autant « allemands », et « menaçaient » alors de se confrondre avec les « vrais Allemands ». Ce que le groupe majoritaire leur reprochait, c'était de trop leur ressembler !
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L'avenir d'une exception, Hakim Karoui, éd. Flammarion, 2006, p. 187
[modifier] Gustave Le Bon
Il est en Europe un État, la France, qui en est menacé [par l'immigration]. C’est un pays riche, dont la population ne s’accroît plus, entouré de pays pauvres dont la population s’accroît constamment. L’immigration de ces voisins est fatale, et d’autant plus fatale que les exigences croissantes de nos ouvriers la rendent nécessaire pour les besoins de l’agriculture et de l’industrie. Les avantages que trouvent ces émigrants sur notre sol sont évidents. [...] un travail plus facile et mieux rétribué que sur leur territoire natal. Ils se dirigent vers notre pays, non seulement parce qu’il est plus riche, mais aussi parce que la plupart des autres édictent chaque jour des mesures pour les repousser. L’invasion des étrangers est d’autant plus redoutable, que ce sont, naturellement, les éléments les plus inférieurs, ceux qui n’arrivaient pas à se suffire à eux-mêmes dans leur patrie, qui émigrent. Nos principes humanitaires nous condamnent à subir une invasion croissante d’étrangers. Ils n’étaient pas 400,000 il y a quarante ans, ils sont plus de 1,200,000 aujourd’hui, et ils arrivent en rangs chaque jour plus pressés. Si l’on ne considérait que le nombre d’italiens qu’elle contient, Marseille pourrait être qualifiée de colonie italienne.[...] Si les conditions actuelles ne changent pas, c’est-à-dire si ces invasions ne s’arrêtent pas, il faudra un temps bien court pour qu’en France un tiers de la population soit devenu allemand et un tiers italien. Que devient l’unité, ou simplement l’existence d’un peuple, dans des conditions semblables ?
- A propos de l'immigration venant des pays européens voisins en 1895.
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Lois psychologiques de l'évolution des peuples (1895), Gustave Le Bon, éd. Félix Alcan, 1907, chap. III, p. 124
[modifier] Hervé Le Bras
[A]u cours de cette révolution néolithique, entre 4000 et 2500 ans av.J.-C., le territoire de notre pays a vu sa population passer approximativement de 50.000 à 5 millions de personnes. [...] Au regard de ce phénomème, les apports ultérieurs, ceux qui ont nourri l'imaginaire des "grandes invasions", ont sans doute été modestes. Les Germains, les fameux Francs, les Huns, les Maures, les Wisigoths qui sont entrés en Gaule, formaient des bandes de quelques dizaines de milliers d'hommes, dont le nombre était grossi par la peur qu'ils inspiraient. [...] Le regain actuel d'interrogations sur les origines doit beaucoup aux vagues d'immigration qui ses sont succédées depuis le XIXe siècle. [...] Ils ont dépassé les 2 millions durant l'entre-deux-guerre, puis les 3 millions à partir de 1975. Le véritable apport à la population française n'est donc pas celui des Gaulois, des Basques, des Francs, des Wisigoths ou des Sarrasins, maintenant largement disséminé dans toute la population mais celui de ces nouveaux acteurs.
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« Enquête sur le peuplement de la France », Hervé Le Bras, L'Histoire, nº 326, Décembre 2007, p. 42-51
[modifier] Jean-Marie Le Pen
Il faut dénoncer l'amalgame trompeur que recouvre l'appelation “immigré” et distinguer les étrangers d'origine européenne faciles à intégrer et ceux issus du Tiers Monde difficilement assimilables en raison à la fois de leur importance numérique et de leur spécificité culturo-religieuse qui les incite à refuser l'assimiliation, sous la poussée d'éléments intégristes ou à l'invitation des gouvernements de leur pays d'origine.
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Pour la France, Jean-Marie Le pen, éd. Alabatros, 1986, p. 112
Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » […] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions?
- Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale
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Jean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.
[modifier] René Martial
Il est certain que, de nos jours, on peut encore trouver en France des descendants des Sarrasins, notamment dans toute la région du sud de la Loire, dans les monts d'Auvergne, en Guyenne, en Languedoc et en Provence, voire même en Bourgogne. Th. Ribaud, Lagneau, Longnon rappellent que des Sarrasins auraient laissé une descendance dans la région comprise entre Mâcon et Tournus. [...] Mais, un fait qui est plus intéressant parce qu'il est contemporain, c'est le métissage qui se produit actuellement, discrètement, lentement, mais en augmentant chaque jour, entre Arabes et Français, et réciproquement. La religion, la civilisation, les coutumes, le genre de vie, la mentalité méditative, les qualités hospitalières, l'esprit de tolérance des Arabes exercent un grande attraction sur le Français. Surtout sur le Français cultivé. [...] Si les Arabes avaient vaincu Charles Martel, ils se seraient peut être aussi bien assimilés sur le sol français que les Celtes sur le sol ligure. Leur séjour prolongé en Espagne en donne la preuve, de même les vestiges qu'ils ont laissés montrent à quel point leur civilisation dépassait la nôtre, à l'époque.
- Raciologue français renommé dans les années 30 puis sous Vichy, "spécialiste" de l'immigration, René Martial a été couronné par l'Académie française pour plusieurs de ses ouvrages. Il préconisait une immigration sélective basée sur des critères de "compatibilité" historique, psychologique et biologique pour compenser le déclin démographique de la France
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La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 101-102
[N]ous avons, de l'aveu de tous, une parenté ethnique assez étroite avec les Berbères, et, de par ailleurs, les éléments de la psychologie arabe de la civilisation arabe qui nous ont pénétré au cours de l'histoire montrent que [...] le métissage était de bonne qualité. Voir en Auvergne, en Limousin, dans le Quercy, le Languedoc, la Provence, l'excellente qualité des descendants de métis au double point de vue intellectuel et physique. Le groupement sanguin, dans le cas des Berbères confirme la parenté et rend le métissage souhaitable. Des éléments de renforcement de la population française pourraient donc être choisi parmi les Berbères.
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La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 311
[modifier] Charles Pasqua
Avant la guerre, on entendait dire à propos des Espagnols et des Italiens ce qu'on entend aujourd'hui sur les Maghrébins
- Cité dans Le Monde du 2 juin 1993
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Français et immigrés en temps de crise (1930-1980), Ralph Schor, éd. Harmattan, 2004, p. 5
[modifier] Emmanuel Todd
Bien des problèmes psychologiques et sociaux engendrés par l'émergence de la deuxième génération maghrébine doivent être considérés comme le résultat d'un processus d'assimilation trop rapide. Les quelques cas de non-assimilation apparente concernent des populations dont l'arrivée en France est trop récente pour que les données immédiates permettent une quelconque conclusion.
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Le destin des immigrés, Emmanuel Todd, éd. Seuil, 1994, p. 369
[modifier] Tzvetan Todorov
[C]e n'est pas parce que leurs ançêtres ont contribué à l'épanouïssement culturel européen (ou à celui de leurs pays d'origine) que nous devons respecter aujourd'hui les enfants des immigrés maliens ou marocains, roumains ou turcs; c'est parce qu'ils sont des êtres humains au même titre que les autres. Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable.
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La peur des barbares, Tzvetan Todorov, éd. robert Laffont, 2008, p. 112
[modifier] Georges Vacher de Lapouge
Il y a dans la France continentale [en 1926] environ vingt millions de Français bien purs d'origine, à peu près dix millions de Français mélangés, contaminés par des infiltrations anciennes provenant de pays voisins, par des importations d'esclaves faits sur les musulmans, et même par des nègres introduits en grand nombre pendant les trois derniers siècles dans les provinces de l'Ouest, enfin près de dix millions de métèques arrivés d'hier ou depuis un siècle au plus.
- Lapouge, auteur de "l'Aryen et son rôle social" va fournir plus tard les éléments fondateurs de l'antisémitisme nazi.
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Le déclin de la Grande Race (1916), Madison Grant, éd. L'Homme Libre, 2002, préface de Vacher de Lapouge (1926), p. 23
[modifier] Justin Vaïsse
Avec le plus grand nombre de musulmans en Europe – des musulmans dont l’intégration à la nation est, pour la plupart et depuis longtemps, une réalité – et une politique publique plus adroite qu’il n’y paraît, la France, qu’on savait « fille aînée de l’Eglise » depuis le VIIIe siècle, fait désormais figure de « fille aînée de l’islam » d’Europe, le pays où les formes nouvelles de cette religion et des cultures qui lui sont associées peuvent s’épanouir dans un contexte séculier moderne, pour son plus grand bénéfice. Ce que nous voyons émerger depuis plusieurs années, c’est un islam français, pour ne pas dire gallican (puisqu’il n’y a pas d’Eglise musulmane qu’on puisse ainsi qualifier), respectueux de la laïcité et imprégné de culture politique française. L’islam de France, pour prendre une formule trop souvent répétée, a définitivement remplacé l’islam en France.
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Intégrer l'Islam, Justin Vaïsse, éd. Odile Jacob, 2006, Introduction : La France, fille aînée de l’islam d’Europe, p. 17
Quand la France se regarde dans un miroir imaginaire, elle se voit blanche et catholique, ou non croyante. En fait, elle est devenue diverse, et elle l'est de plus en plus; il suffit pour le constater de prendre le métro ou, de façon plus révélatrice encore, d'aller visiter une école publique dans l'une des grandes agglomérations du pays ou à sa périphérie. Mais le réflexe qui associe "Français" et "Blanc", plutôt que "Français" et "citoyen", reste omniprésent. Or, les idéaux universalistes de la République n'ont rien à voir ni avec la couleur de la peau ni avec la religion. Pour la France, s'accepter diverse sur le plan ethnique et religieux ne remet en question son identité que si elle se représente elle-même comme une nation blanche et chrétienne, et non pas comme une nation "idéelle". En d'autres termes : que si elle trahit ses propres idéaux.
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Intégrer l'Islam, Justin Vaïsse, éd. Odile Jacob, 2006, Introduction, p. 20