Jean-Marie Le Pen

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Le 1er mai 2007.

Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), est un homme politique français d'extrême droite. Il est président du Front national (FN) depuis la fondation du parti (1972), jusqu'en Janvier 2011.

Citations[modifier]

Je préfère ma fille [ou ma famille] à mes amis, mes amis à mes voisins, mes voisins à mes compatriotes, mes compatriotes aux Européens.


Réfléchir & Agir, 2009[modifier]

Je suis un sceptique. Je ne veux pas qu'on me fasse prendre des vessies pour des lanternes. Je ne veux pas qu'on m'impose de croire à quoi que ce soit. Et j'essaye d'appliquer mon intelligence et mon expérience aux jugements sur les éléments en ma possession. Quand on me dit qu'un avion a percuté le Pentagone et qu'on ne trouve ni sièges, ni réacteurs, ni queue, ni roues, ni rien, je me dis quand même que c'est un avion fantôme! Quand on me dit qu'il y avait trois mille morts dans la "tour infernale", et qu'on n'a trouvé que trois cents cadavres, je me dis qu'il en manque deux mille sept cents... Mais je sais qu'il est tout à fait dangereux de dire ça (...)

  • A une question d'un journaliste lui demandant sa lecture du 11 septembre
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


Jean-Marie Le Pen : Je suis passionné par l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.
Paul-Jacques Truffaut : Six millions de morts, c'est un point de détail ?
Jean-Marie Le Pen : Six millions de morts ? Comment ?
Paul-Jacques Truffaut : Six millions de Juifs morts pendant la Seconde Guerre mondiale, vous considérez que c'est un point de détail ?
Jean-Marie Le Pen : La question qui a été posée est de savoir comment ces gens ont été tués ou non.
Paul-Jacques Truffaut : Ce n'est pas un point de détail !
Jean-Marie Le Pen : Si, c'est un point de détail de la guerre. Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c'est une obligation morale ? Je dis qu'il y a des historiens qui débattent de ces questions.
Paul-Jacques Truffaut : Une immense majorité d'historiens et quelques autres l'ont dit et prouvé.
Olivier Mazerolle : Vous-même, monsieur Le Pen, considérez-vous qu'il y eut un génocide juif par les chambres à gaz ?
Jean-Marie Le Pen : Il y eut beaucoup de morts, des centaines de milliers, peut-être des millions de morts juifs et aussi des gens qui n'étaient pas juifs.

  • Jean-Marie Le Pen, Grand Jury RTL, RTL, 13 septembre 1987


Le patronat défend l’entrepreneur comme la corde soutient le pendu.

  • Discours lors du défilé du Front National à Paris, le 1er mai 2008.


Non, mesdames et messieurs, la France n’est plus un pays libre, ni d’ailleurs un pays d’hommes libres. Tout le monde se couche, tout le monde s’écrase, tout le monde se tait, pour ne pas offenser les puissants, pour ne pas encourir leurs foudres.

  • Discours lors du défilé du Front National à Paris, le 1er mai 2008.


L’Union Européenne est un dinosaure sans vigueur, impotent, contraint pour sa défense à consentir à n’être qu’un protectorat des États-Unis.

  • Discours lors du défilé du Front National à Paris, le 1er mai 2008.


Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions ?

  • Jean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, Journal Officiel.


Il faut dénoncer l'amalgame trompeur que recouvre l'appellation "immigré" et distinguer les étrangers d'origine européenne faciles à intégrer et ceux issus du Tiers Monde difficilement assimilables en raison à la fois de leur importance numérique et de leur spécificité culturo-religieuse qui les incite à refuser l'assimilation, sous la poussée d'éléments intégristes ou à l'invitation des gouvernements de leur pays d'origine.

  • Pour la France, Jean-Marie Le pen, éd. Alabatros, 1986, p. 112


Si vous êtes fidèles à la France, si vous l’aimez, si vous adoptez ses lois, ses moeurs, sa langue, sa façon de penser, en un mot, si vous vous intégrez complètement à elle, nous ne vous refuserons pas d’être des nôtres, pour peu qu’il y ait une étincelle d’amour et non pas seulement un intérêt matériel dans votre démarche. Mais si vous êtes fidèles à vos racines – ce qui est en soi respectable et que je respecte –, si vous prétendez vivre dans vos lois, vos moeurs à vous, avec votre culture, alors il vaut mieux que vous rentriez chez vous, sans cela tout se terminera très mal.

  • Article intitulé « Discours aux jeunes beurs arrogants », ainsi que le président du FN l’avait présenté.


On appelle extrémistes des gens qui sont très mécontents de la politique suivie par le gouvernement.

  • Interview donnée au Bien Public
  • « Jean-Marie Le Pen : « De la remise en ordre » », Jean-Marie Le Pen, Le Bien public dimanche (ISSN 0998-4593), nº 1669, 1er février 2009, p. 4


Un parti politique, contrairement à ce qu'affirment des gens qui n'ont approché le pouvoir que de très loin, ce n'est pas seulement fait pour prendre le pouvoir. C'est certes un objectif admirable mais sa mission est aussi d'influer dans la vie politique de son temps, de retarder ce qui est mauvais, d'accélérer ce qui est bon, et en l'occurrence, sur un marché relativement libre, le fait de nous disputer les voix lors des élections oblige les autres partis à tenir compte de ce que nous sommes, voire dans certains cas à s'aligner sur nous ou même à phagocyter nos idées.

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 27


Oui, nous sommes un pays d'asile quand il s'agit de recevoir quatre poètes grecs persécutés et un littérateur russe échappé de Sibérie. Mais pas quand il en arrive quatre cent mille par an pour venir manger du maïs et du grain !

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 31-32


Or la révolution actuelle, telle qu'elle est voulue, décidée à divers échelons, est une révolution mondialiste. C'est la construction d'un gouvernement mondial. Et conséquemment, comme l'a dit Rockefeller, c'est la fin des nations. Les nations c'est l'ennemi. C'est une des raisons pour lesquelles je suis, si vous le voulez, farouchement nationaliste.

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


Je crois que le mondialisme est une idéologie mortelle et absurde compte tenu de l'expansion continue de la population mondiale. Dans cet océan d'improbabilités, je défends mon frêle esquif, d'abord parce que j'y vis.

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.

  • Interrogé sur ce qu'il pensait à propos de la décroissance.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 36


Il y a six millions de Musulmans chez nous. Vous savez que j'ai été condamné à trois mois de prison et à vingt mille euros d'amende pour avoir dit que le jour où ils seraient vingt millions, ils nous faudra descendre des trottoirs et baisser les yeux. Alors que dans mes auditoires, combien de fois m'a-t-on dit: “C'est déjà comme ça Monsieur Le Pen !”

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 35


Je crois que le peuple breton a changé de nature. Quand la mer était cruelle et quand la terre était pauvre, les Bretons étaient une grande race. Maintenant qu'ils sont CFTC, CFDT, lecteurs d'Ouest France, ouailles et curés socialistes, je ne sais pas.

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


Je suis un sceptique. Je ne veux pas qu'on me fasse prendre des vessies pour des lanternes. Je ne veux pas qu'on m'impose de croire à quoi que ce soit. Et j'essaye d'appliquer mon intelligence et mon expérience aux jugements sur les éléments en ma possession. Quand on me dit qu'un avion a percuté le Pentagone et qu'on ne trouve ni sièges, ni réacteurs, ni queue, ni roues, ni rien, je me dis quand même que c'est un avion fantôme ! Quand on me dit qu'il y avait trois mille morts dans la "tour infernale", et qu'on n'a trouvé que trois cents cadavres, je me dis qu'il en manque deux mille sept cents… Mais je sais qu'il est tout à fait dangereux de dire ça (…)

  • A une question d'un journaliste lui demandant sa lecture du 11 septembre.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


Je pense que l'élection d'Obama n'est pas un fait spontané. C'est quelque chose qui a été mis sur orbite, un peu comme l'élection de miss France cette année [...] Ce n'est pas un noir américain. C'est un métis, donc en ce sens, c'est un mondialiste. Ce n'est pas un personnage interne à la politique américaine comme pourrait l'être un Noir américain, un pasteur du type Farrakhan ou quelqu'un d'autre. Obama est un drapeau.

  • À une question d'un journaliste lui demandant si l'élection d'Obama pourra faire jurisprudence en France en 2017.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 33


A titre individuel, c'est une liberté qu'ont les hommes, que je ne condamne pas. Mais je ne suis pas pour une politique de métissage. Je ne suis pas pour en faire une pratique généralisée à encourager. C'est un choix personnel qu'assument, avec les risques que cela comporte, les gens qui sont portés à le faire.

  • À une question d'un journaliste lui demandant ce qu'il pense du métissage.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 32


Le parti ne se bat pas pour une vision du monde mais pour la France et les français. Son objectif est de renforcer la France, de la faire survivre et de lui donner les plus grandes forces possibles, aussi bien institutionnelles que charnelles. Mais le Front National n'est pas idéologue en lui-même. Il a un programme de gouvernement. Sa seule idéologie, c'est le patriotisme. Ce n'est pas une idéologie nouvelle [...].

  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 32


La "mystique militante" a pour l'instant disparu de la vie politique française. On ne voit de "mystique militante" dans aucune formation politique ou para-politique. En Italie, les Brigades rouges ont eu jusqu'à quatre mille types en prison. En France, les gens d'Action directe étaient huit en prison...

  • À une question d'un journaliste lui demandant s'il a réussi à créer une "mystique militante" au FN.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 29


Toute immigration nouvelle doit être interdite. Si l'on n'y prend garde, la France sera bientôt débordée par l'afflux d'étrangers. Ce débordement s'effectue selon une loi quasi-météorologique de hautes pressions démographiques se déversant sur cette zone de basses pressions que sont l'Europe et le monde blanc.

  • Déclaration faite dans la perspective des élections législatives françaises de mars 1978.
  • « Immigration, de la dénonciation à l'acceptation », Jean-Marie Le Pen cité par Edouard Rix, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 34, hiver 2010, p. 47


Oui, il y a inégalité des races, comme il y a inégalité des civilisations, je persiste et signe […]. Sans inégalité, la France ne serait pas la France.

  • Déclarations de Jean-Marie Le Pen le 12 octobre 1996, devant deux cents personnes dans un salon de l’hôtel Lutetia
  • En gros et en détail: Le Pen au quotidien, 1987-1997, Maurice Rajsfus, éd. Paris Méditerranée, 1998, p. 94


Croyons-nous pour autant que l'anarchisme triomphera comme force révolutionnaire et bâtira la société rêvée par Proudhon et ses disciples ? Non. Nous sommes plus près de croire avec Rudigès que la vocation de l'anarchisme est à la fois plus profonde et plus durable : « La défense de l'homme, de sa personnalité, maintenant, demain et toujours, et dans toutes les formes de société imaginables. » Jamais la tâche ne sera achevée, la tâche de l'anarchisme, c'est de défendre l'individu de son annulation dans la communauté mais en sachant que la tension subsistera toujours.


L’anti-racisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’anti-fascisme avant guerre n’est pas un non racisme c’est un racisme inversé, un racisme anti-français, anti-blancs, anti-chrétiens.


L'homosexualité n'est pas un délit, mais [...] elle constitue une anomalie biologique et sociale.

  • Jean-Marie Le Pen, L'Heure de vérité, France 2, 13 février 1984


Le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien, Benito Mussolini, que les deux principaux chefs de la collaboration avec l'Allemagne Nazie pendant l'occupation, furent Marcel Déat, ancien secrétaire du parti socialiste SFIO et Jacques Doriot, ancien secrétaire du parti communiste et que ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la francisque mais le président de la république François Mitterrand [...].

  • Séance inaugurale du conseil régional Provence Alpes conseil régional côte d'Azur 26 Mars 2010
  • Jean-Marie Le Pen, 26 mars 2010, Marseille, dans La Provence.


Citations sur Jean-Marie Le Pen[modifier]

La vraie question devient alors : ne peut-on plus l’ “ouvrir” de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire, un hommage rendu à l’extrême droite) ? […] La gauche tout aussi politiquement dévitalisée que la droite – où est donc passé le politique ? Eh bien, du côté de l’extrême droite. Comme le disait très bien Bruno Latour dans le Monde, le seul discours politique en France, aujourd’hui, est celui de Le Pen. Tous les autres sont des discours moraux et pédagogiques, discours d’instituteurs et de donneurs de leçons, de gestionnaires et de programmateurs.

  • « Opposer à Le Pen la vitupération morale, c'est lui laisser le privilège de l'insolence. La conjuration des imbéciles. », Jean Baudrillard, Libération, 7 mai 1997 (lire en ligne)


[...] Pour le moment, tout ça n'est pas bien grave. Il y a un type, Le Pen, que je connais pas et qui n'est probablement pas aussi méchant qu'on le dit. Il répète certaines choses que nous pensons, un peu plus fort et mieux que nous, en termes plus populaires. […]

  • Entretien avec Jacques Chirac, le 22 juin 1985


Le succès de Le Pen est d'abord d'avoir su rallier et rassembler dans son parti les diverses familles du nationalisme fermé : nostalgiques du régime de Vichy, vaincus de la décolonisation, restes de l'Action française, groupuscules fascistes, adeptes de la Nouvelle Droite - antiaméricaine, européenne et antichrétienne -, aussi bien que catholiques intégristes. Il gagne à lui non seulement le noyau dur des racistes et des antisémites, mais bien plus largement un électorat populaire angoissé par la crise économique, le chômage et la délinquance.


Il est symptomatique de voir que même un Le Pen, qui a compris tant de choses, ressent ses condamnations récurrentes comme des injustices ponctuelles, plutôt que comme l'effet d'un ordre moral à contester en tant que tel.


Populiste, Jean-Marie Le Pen renoue avec la tradition protestaire contre les élites, contre la classe politique, contre les intellectuels, en appelant de ses voeux un nouveau régime qui rendra la parole au peuple, notamment par la voie du référendum sans exclusive. Le peuple est valorisé dans son instinct profond, son bon sens, son honnêteté, comparé aux jeux ineptes des politiciens corrompus.

  • « Le Pen: portrait d'un chef », Michel Winock, Marianne; L'Histoire, nº 10H, juillet-août 2010, p. 74


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