Identité

Citations « Identité » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Aller à : Navigation, rechercher

L’identité est un terme désignant plusieurs formes de relations, en logique, en métaphysique et en psychologie. On distingue l'identité comme relation d'un être à lui-même (« identité numérique » : le fait d'être un), de l'identité comme ressemblance extrême entre deux êtres (« identité qualitative »), et de l'identité comme ce qui fait le caractère d'un sujet dans son devenir temporel (« identité personnelle »). On parle également d'identité pour désigner l'appartenance de plusieurs êtres à une même espèce ou sorte (« identité spécifique»).

Sommaire

[modifier] Enseignement

[modifier] Guide

[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008

Une approche de l'interculturel

Dans une culture fortement individualiste, on attend de l'individu qu'il se prenne en charge. Il ne doit pas compter sur l'appartenance à un groupe qui le protégerait en échange de sa loyauté. Il recherche son épanouissement personnel. La valeur d'égalité passe en second rang. Son identité est basée sur sa personne même. Il n'y a pas de solidarité systématique du groupe vis-à-vis de ses membres. Un comportement malhonnête, par exemple, ne concerne que l'individu qui en est l'auteur. Il ne crée pas de honte particulière pour le groupe.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27


Dans une société fortement communautaire, les personnes sont intégrées dès leur naissance dans des groupes forts et soudés. Ces groupes continuent de les protéger tout au long de leur vie, la contrepartie étant une loyauté indéfectible au groupe. L'identité de l'individu est basée sur l'appartenance à un groupe.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 28


[modifier] Histoire

[modifier] Marie-Jo Bonnet, Les Relations amoureuses entre les femmes, 1981

L'amour entre femmes renvoie à une conscience identitaire basée sur un retour, non pas à la mère, comme le prône la psychanalyse, mais aux valeurs fondées sur l'individualité, dont Sappho a constitué un point d'incarnation historiquement décisif.

  • Les Relations amoureuses entre les femmes (1995), Marie-Jo Bonnet, éd. Odile Jacob, coll. Poches, 1981, Introduction, p. 18


[modifier] Littérature

[modifier] Roman

[modifier] Dominique Fernandez, Porporino et les mystères de Naples, 1974

En échappant à l'identité trop précise que confère la possession d'un nom particulier, ils flottaient dans une douce ignorance de leurs propres limites et, sans effort, sans bruit, sans démonstration spectaculaire, ils vivaient — comment le dire autrement ? — en gens libres. L'état civil ne les avait pas mutilés.


Le chemin fut long, épineux et ardu. Que de fois on n'a posé la question indiscrète ! Que de fois, à Naples mais surtout ici, à Heidelberg ou lors de mes tournées à Dresde, à Vienne, à Londres, me suis-je entendu dire, par la bouche de gens qui n'étaient pas forcément animés d'une intention maligne : « Mais vous, dans le fond, qui êtes-vous donc ? Comment vous définissez-vous ? » J'aurais dû leur répondre, maintenant que j'y pense, en leur parlant de San Donato et des coutumes de mon village natal. « Vous vous trompez et vous cherchez en vain à m'humilier en me demandant de vous déclarer à quel sexe, à quelle race j'appartiens. Car c'est bien là le fond de votre pensée, n'est-ce pas, influencée par cinquante ans de propagande franc-maçonne et jacobine ? Eh bien ! voulez-vous que je vous dise la vérité ? La sagesse et le bonheur ne commencent que là où finit la conscience de son propre statut. »


[modifier] Philosophie

[modifier] Alain de Benoist, Éléments n°113, 2004

Mon identité n'est pas une forteresse aveugle, une cuirasse derrière laquelle je m'abrite pour me couper des autres. Elle est cette fenêtre qui n'appartient qu'à moi grâce à laquelle je peux découvrir le monde.


La perte d’identité est une pathologie qui prive l’individu à la fois de son identité singulière (son nom) et de toute sociabilité possible, puisque celle-ci implique toujours une médiation. Elle est en cela comparable à l’amnésie, à l’oubli, dont le propre est de plonger les êtres et les choses dans l’indistinction. Elle est comme cette « parole sans voix » dont parle Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra : une parole sans sujet, sans identité. Elle correspond à ce processus par lequel le sujet cesse d’exister comme tel, et n’existe plus que comme objet. La perte d’identité, pour les individus comme pour les peuples, c’est la sortie du symbolique. Cette sortie condamne à l’errance dans le perpétuel présent, c’est-à-dire à une fuite en avant qui n’a plus ni but ni fin.


[modifier] Psychologie

[modifier] Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005

Perversions narcissiques

Si les perversions sexuelles visent à « détourner », à des fins de jouissance, les pratiques sexuelles, les perversions narcissiques opèrent, dans une société à dominante narcissique (Lipovetski, Ehrenberg), des détournements visant l'identité et la personnalité de l'autre.


[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006

Définitions

La psychanalyste Hirigoyen décrit les situations de harcèlement moral comme une « prédation », c’est-à-dire un « acte qui consiste à s’approprier la vie ». Elle utilise les termes « agresseur » et « agressé », car il s’agit bien, même si elle est occulte, d’une violence avérée qui tend à s’attaquer à l’identité de l’autre et à lui retirer toute individualité. Elle qualifie en outre l’agresseur de « pervers », ce qu’elle associe à la notion d’abus : « ...cela débute par un abus de pouvoir, se poursuit par un abus narcissique au sens ou l’autre perd toute estime de soi, et peut aboutir parfois à un abus sexuel. »

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Définitions, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.

Autres projets:


La relation d'emprise (cadre psychanalytique)

[L’acteur émetteur] est empreint d’idées fixes, soumis à des répétitions, des types de comportement destinés à redresser tout ce qui semble différent de lui. Le déni total et le refus de reconnaissance de l’identité de l’autre montre chez celui qui est violent, un désir de modeler et de rendre son partenaire conforme, jusqu’à le briser pour le faire devenir comme il doit être : c’est-à-dire semblable à l’image qu’il a du monde (Perrone et Nannini, 1997).

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique), dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Dans un mouvement paradoxal et contradictoire, l’obsessionnel refuse à l’autre le droit de désirer, il nie son identité et tend à l’anéantir, mais il entretient aussi le secret désir d’être reconnu par lui. Sensible à ce désir de reconnaissance, l’autre est placé dans une position tout aussi paradoxale et déstabilisante.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise L'obsessionnel : détruire l'autre parce qu'il est différent, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Modèle cognitivo-comportemental

L’instigateur de la relation d’emprise force l’intimité de sa victime par ses indiscrétions. Il envahit son psychisme, colonise son imaginaire. En s’attaquant à l’enveloppe qui délimite et protège la victime, à sa représentation du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il détruit son sentiment d’intégrité individuelle.
[...] il rend caduque la notion d’identité. Il fragilise également les relations de la victime avec son environnement, par manipulation, déstabilisation et dénigrement. Enfin, en prédateur, il l’isole du groupe pour l’affaiblir avant de la mettre à bas.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Effraction, dans [4], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Évolutions et séquelles d'une relation d'emprise

Quoi qu’elle fasse, la victime d’une relation d’emprise sera toujours pour l’initiateur de la violence un objet de haine et de mépris. La victime ne peut rien faire pour modifier la relation et doit accepter son impuissance. Il faut donc qu’elle ait une image suffisamment bonne d’elle-même pour que les agressions répétées qu’elle subit ne remettent pas en cause son identité.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Évolutions et séquelles d'une relation d'emprise : Sortir de la relation d'emprise, dans [5], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Boîte à outils