Harki
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Harki, dans le langage courant, en France, désigne les supplétifs engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie. Par extension, on a dénommé « harkis » tous les Algériens musulmans soutenant le rattachement de l’Algérie à la République française durant cette période. Le terme, en Algérie, est devenu synonyme de traître et collaborateur.
[modifier] Citations
C'est le cas, insoutenable en équité, et en humanité, et probablement très défendable sur le plan de la raison d'État, qui a consisté à laisser les armes dans les mains du F.L.N. et à les retirer dans les mains de nos amis. C'est le fait qui a consisté à démobiliser, donc à désarmer les harkis et les moghaznis et à retirer les armes au groupe d'autodéfense pour permettre le massacre de ceux-ci
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J'ai choisi la défense, Jean-Louis Tixier-Vignancour, éd. Éditions de la Table ronde, 1964, chap. Le procès de l'attentat du Petit-Clamart, p. 254
Citation choisie citation du jour pour le 17 août 2009.
Il est, Messieurs, très possible que le sens de l'Histoire l'ait voulu ainsi. Il est possible que le général de Gaulle, dans une vue panoramique du monde, ait estimé qu'il était superflu de ramener en France plus de trois mille harkis. Le Conseil des Ministres avait en effet déclaré: on en ramènera trente mille. Et au Conseil des Ministres suivant on s'est aperçu que trente mille harkis ou maghaznis, cela faisait trois cent mille personnes, parce qu'il fallait compter avec la femme, la mère et les enfants! A peu près dix personnes par harki ou par moghazni. Alors M. Louis Joxe a tranché, et avec son air toujours un peu excédé, et sa courtoisie lassée, il a dit: "Réduisons à trois mille." Il en est revenu quatre mille cing cents, parce que la marine présente cette particularité exceptionnelle d'avoir des bateaux pour transporter et des traditions à respecter.
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J'ai choisi la défense, Jean-Louis Tixier-Vignancour, éd. Éditions de la Table ronde, 1964, chap. Le procès de l'attentat du Petit-Clamart, p. 254
Mais ce qu'il y avait de commun entre ceux qui étaient à Dunkerque et ceux qui étaient sur les routes de France, c'était l'incoercible pression de l'armée allemande, alors que je ne sache pas qu'en Algérie nous avons eu à faire face à l'incoercible pression des fellagha pour replier en bon ordre tout ceux qui nous étaient fidèles, tous vos soldats, tous vos harkis, tous vos moghaznis, toutes vos autodéfenses et tous nos compatriotes.
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J'ai choisi la défense, Jean-Louis Tixier-Vignancour, éd. Éditions de la Table ronde, 1964, chap. Le procès de l'attentat du Petit-Clamart, p. 256