Algérie
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L’Algérie (الجزائر) est un pays d’Afrique du Nord faisant partie du Maghreb.
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[modifier] Ferhat Abbas
Nous sommes les fils d'un monde nouveau, né de l'esprit et de l'effort français.
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Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L'Entente, dans Les drames de la décolonisation, 1900-1975, paru Éditions Roblot, 1975, p.77, Jean Bonnet.
[modifier] Louis Chevalier
C'est la France qui a contribué au progrès de l'Islam [en Algérie], en rendant par exemple l'usage de l'arabe obligatoire dans les justices de paix. L'islamisation de la Kabylie en particulier est d'époque récente.
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Le problème démographique nord-africain (1947), Louis Chevalier, éd. Presses universitaires de France, 1947, p. 196
[modifier] Eugène Guernier
Il n'est pas sans intérêt de noter que cette appellation [Algérie] consacrait la conquête arabe et on peut se demander pourquoi les hommes politiques français du moment, tenant mieux compte du passé, n'ont pas adopté les noms de Numidie ou de Kabylie.
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La Berbérie, l'islam et la France, Eugène Guernier, éd. Union française, 1952, t. 2, p. 53
Cette disposition [reconnaissant la langue arabe comme langue officielle et son enseignement], qui apparait comme logique et naturelle aux esprits sincères, comporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Tout d'abord, elle sanctionne la déroute et la disparition de la civilisation berbère qui, appelée à perdre sa langue, est aussi à la veille de perdre son âme. En cette matière la France a pris là une responsabilité immense dont elle pourrait un jour subir le poids. [...] Après avoir sanctionné l'islamisation des Berbères, elle reconnait la légitimité de leur arabisation. L'ensemble constitue la plus grande victoire remportée par les Arabes au Maghreb. Il constitue la plus lourde faute de la France devant l'Histoire et devant elle-même.
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La Berbérie, l'islam et la France, Eugène Guernier, éd. Union française, 1952, t. 2, p. 71-72
[modifier] Kateb Yacine
Pendant ces treize siècles, on a arabisé le pays mais on a en même temps écrasé le tamazight, forcément. Ça va ensemble. L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer.[...] L’Algérie arabo-islamique, c’est une Algérie contre elle-même, une Algérie étrangère à elle-même. C’est une Algérie imposée par les armes, parce que l’islam ne se fait pas avec des bonbons et des roses. Il s’est fait dans les larmes et le sang, il s’est fait par l’écrasement, par la violence, par le mépris, par la haine, par les pires abjections que puisse supporter un peuple. On voit le résultat.
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« Aux origines des cultures du peuple : entretien avec Kateb Yacine » (1987), dans Revue Awal, n° 9/1992 - Hommage à Kateb Yacine, Kateb Yacine, éd. MSH, 1992, p. 127
L'idéologie de la « nation arabe » et l'intégrisme musulman sont les deux principales forces qui s'opposent au progrès [en Algérie].
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Kateb Yacine, 1985, dans Le poète comme un boxeur, paru Seuil, 1994, p.164, Kateb Yacine.
[modifier] Jean-Marie Le Pen
Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions?
- Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale
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Jean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.

