Vœux présidentiels du 31 décembre en France

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Les vœux présidentiels du 31 décembre sont prononcés le 31 décembre par le président de la République française au cours d'une allocution à l'occasion du réveillon de la Saint-Sylvestre et du passage à la nouvelle année, diffusée à la télévision française.

Citations[modifier]

En ces dernières heures de l'année 1972, je voudrais jeter un coup d'oeil avec vous sur la situation de notre pays. Il vous arrive, comme à moi, en ouvrant le journal ou en tournant le bouton du poste [il mime l'action], d'apprendre que tout va mal [il écarte en grand les bras] ! En vérité, qui le croit réellement ?


Ce soir, ce n'est pas le chef de l'État qui vient vous parler de politique, c'est l'un d'entre vous auquel vous avez confié démocratiquement il y a trois ans et demi la première responsabilité dans la République qui vient vous exprimer ses vœux. Et pour qu'ils gardent ce caractère, ils seront improvisés.


Permettez-moi un souvenir, tout à fait personnel. Grands-parents, parents, huit frères et sœurs, cousins, nous n'étions jamais moins de quinze à vingt, à la maison, dans notre petite ville de Charente. Quand nous fêtions le Nouvel An il n'y avait pas de discours. Mais j'entends encore un mot qui revenait, constamment, dans la bouche de mon père : « tolérance ». « Soyez tolérants entre vous » disait-il à notre petite troupe turbulente. Eh bien, mes chers compatriotes, un pays est comme une famille.


L'an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses vœux. Là où je serai, je l'écouterai le cœur plein de reconnaissance pour le peuple français qui m'aura si longtemps confié son destin et plein d'espoir en vous. Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas.

  • François Mitterrand, 31 décembre 1994, Paris, dans INA.


À propos des vœux[modifier]

Pour nous faire patienter, on nous avait concocté les meilleurs moments des vœux présidentiels. De Gaulle, dont il fut dit qui se distinguait en les souhaitant un 1er janvier, sans que le titulaire de la carte de presse imagine une seule seconde que c'était tous les autres qui se trompaient depuis en fêtant une bonne année, quelques heures avant l'heure .[…] On eu ensuite Pompidou, avec et sans cortisones. Giscard, avec feu de bois et Anne-Aymone et son impayable « Je crois qu'Anne-Aymone a quelque chose à vous dire » qu'on croyait maché par Thierry Le Luron. Mitterrand avec et sans les forces de l'esprit. Sarkozy dans une bibliothèque, puissant, il a dû s'y trouver mal à l'aise. Hollande avec la promesse d'une inversion de la courbe du chômage, puis ses derniers vœux en tant que chef de l'état. […] [en évoquant les vœux de Macron] C'était soviétique à souhait, le reste fut semblable au exercice de ses prédécesseurs. Pourquoi faut il que devenu président de la république, tous se croient obligés de parler comme si ils étaient encore en campagne pour être élus, en disant ce qu'ils ne manqueraient de faire, plus tard ?
  • Chronique vidéo de Michel Onfray diffusée sur sa WebTV le 8 janvier 2018.
  • Zéro de conduite. Carnet d'après campagne, Michel Onfray, éd. L'Observatoire, 2018, chap. 73. « Dimanche 31 décembre : Je vœux – Macron déguisé en père Noël », p. 150


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