Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard d'Estaing, en septembre 1986.

Valéry Giscard d'Estaing, né le 2 février 1926 à Coblence (Allemagne), inspecteur des finances de profession, est un homme d'État français, essayiste et romancier.

Centriste, il est le 20e président de la République française, du 27 mai 1974 au 21 mai 1981. Président du conseil régional d'Auvergne de 1986 à 2004, il siège depuis cette date au Conseil constitutionnel.

Débat télévisé de 1974[modifier]

D'abord, je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du cœur. Vous n'avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur, vous ne l'avez pas. J'ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien [...] et ne parlez pas aux Français de cette façon si blessante pour les autres…


Allocution d'adieu de 1981[modifier]

Françaises, Français, il y a sept ans, le peuple français me confiait la destinée de notre pays. Cela était un grand honneur pour moi de le diriger dans un monde difficile, dangereux, aux prises avec une crise économique, sociale et morale sans précédent depuis cinquante ans. Vous m'aviez donné en garde les biens les plus précieux de la collectivité nationale : la paix, la liberté et nos institutions. J'en ai été le gardien, et à l'heure où je m'en vais, ils vous sont restitués intactes. […] Après-demain, je quitterai l'Élysée. Je viens ce soir vous dire très simplement « au revoir ». […] Pendant sept ans, la France a vécu en paix, sans souffrir de secousses intérieures graves, ni politiques, ni sociales ; toutes les élections ont eu lieu à leurs dates normales ; la France est restée le pays de toutes les libertés : le déroulement de l'élection présidentielle vient d'en apporter la preuve. […] Chaque fois que nos forces ont eu à intervenir à l'extérieur, elle l'ont fait avec succès. Si notre pays n'a pas connu toute la prospérité que je voulais pour lui, nous avons maintenu pendant sept ans la solidité du franc, limité le déficit budgétaire, rétabli l'équilibre de la sécurité sociale, et sauvé ainsi nos régimes sociaux. […] En ce jour qui marque pour beaucoup le terme de grandes espérances, je sais que vous êtes nombreux à partager mon émotion. […] Et dans ces temps difficiles, où le mal rôde et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien et pour sa grandeur. Au revoir !

  • Valéry Giscard d'Estaing, Journal télévisé d'Antenne 2, Antenne 2, 19 mai 1981 à 20 heures.


Après la présidence[modifier]

La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième.

  • Valéry Giscard d'Estaing, Face à la 3, France 3, 7 novembre 1984


On ne guérit pas les plaies en les léchant avec une langue de bois.


Ce déplacement dans l’origine des immigrés exprime une modification de la nature socio-économique de l’immigration. Bien que dans cette matière sensible il faille manipuler les mots avec précaution, en raison de la charge émotionnelle ou historique qu’ils portent, ce type de problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration (« arrivée d’étrangers désireux de s’installer dans le pays ») vers celui de l’invasion (« action d’entrer, de se répandre soudainement « selon la définition donnée par Littré).

  • Valéry Giscard d'Estaing, 21 septembre 1991, dans Le Figaro Magazine, Valéry Giscard d'Estaing.


L'euro, c'est une grande réussite et c'est ce qui irrite.


Divers[modifier]

Les paroles [de la Marseillaise] sont d'un ridicule ! Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont sous l'Arc de triomphe, et on est en train d'abreuver nos sillons d'un sang impur!


Citations sur Valéry Giscard d'Estaing[modifier]

Pour conjurer la violence — croyait-il —, il fallait dissoudre la France dans une Europe fédérale. N'en faire qu'une province d'un grand ensemble. Il ne pensait pas que la France eût les ressources morales et matérielles nécessaires pour renouer avec son destin. Il avait cessé d'y croire, comme tant d'autres de sa génération et de celles à venir. Je compris plus tard — il me le confia un jour — que cette certitude désabusée lui venait de ses conversations avec Jean Monnet, le père fondateur de l'Europe, qui était son mentor :
- À la fin de notre dernier entretien, me confia VGE, Monnet quitta mon bureau puis revint sur ses pas : « Je suis venu pour vous dire : vous avez compris l'ESSENTIEL. »
- Et qu'est-ce donc que l'ESSENTIEL pour vous ?
- Vous avez compris que la France était désormais trop petite pour pouvoir résoudre toute seule ses problèmes !

  • Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, Philippe De Villiers, éd. Albin Michel, 2015 (ISBN 978-2-226-31906-7), p. 45,46


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