Tunisie
La Tunisie, officiellement la République tunisienne, est un pays d'Afrique du Nord, dont le territoire est bordé par la mer Méditerranée au nord et à l'est, par la Libye au sud-est et par Algérie à l'ouest. La Tunisie se distingue par ses côtes méditerranéennes, ses villes historiques telles que Tunis et Carthage, et son riche patrimoine culturel qui mêle influences arabes, berbères et méditerranéennes. Sa capitale est Tunis.
Récits de guerre
[modifier]Claude-Bernard Petitot, Manuscrits Arabes relatifs au règne de Saint-Louis, 1824
[modifier]- Manuscrits Arabes relatifs au règne de Saint-Louis, Ishaki (trad. texte établi par Claude-Bernard Petitot), éd. Kessinger Publishing, 1824, Histoire des dynasties qui ont régné en Égypte, p. 53-54 (lire en ligne)
Jérôme Tharaud, Mille et un jours Islam, II, 1938
[modifier]- Mille et un jours Islam, Jean et Jérôme Tharaud, éd. CNRTL, 1938, t. II, p. 74
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, L'unité, 1942-1944, 1960
[modifier]- Mémoires de guerre, L'unité, 1942-1944, Charles de Gaulle, éd. éd. Plon (vol. 2), 1960, p. 267
Julie Le Gac, Vaincre sans gloire, le corps expéditionnaire français en Italie, 2013
[modifier]Les crimes de 1944 en Ciociaria, autrement appelés Maroquinades, désignent une partie des violences (homicides, viols, pillages) commises contre la population civile italienne entre avril et juin 1944 par des éléments marocains, appelés Goumiers, du corps expéditionnaire français en Italie (CEF) de l'Armée d'Afrique qui servaient sous les ordres du général Juin lors de la bataille de Monte Cassino, en Italie. Considéré comme un crime de guerre, cet épisode est désigné en italien sous le nom de marocchinate — littéralement « maroquinades ». Il s'inscrit dans le cadre d'exactions commencées dès la fin 1943. Durant toute la campagne d'Italie, 207 soldats du CEF ont été traduits devant les tribunaux militaires français pour violences sexuelles et sur ce total, 39 ont été acquittés.
- Vaincre sans gloire, le corps expéditionnaire français en Italie, Julie Le Gac, éd. Les Belles-Lettres / ministère de la défense-DMPA, 2013, p. 428
Récits de voyage
[modifier]Edmond Pellissier de Reynaud, La Régence de Tunis, Le Gouvernement des beys et la Société tunisienne, 1859
[modifier]- La Régence de Tunis, Le Gouvernement des beys et la Société tunisienne, Edmond Pellissier de Reynaud, éd. Revue des Deux Mondes, 1859, t. 3, p. 930-964 (lire en ligne)
Jules Duval, La Question du Maroc et les Intérêts européens en Afrique, 1859
[modifier]- La Question du Maroc et les Intérêts européens en Afrique, Jules Duval, éd. Revue des Deux Mondes, 1859, p. 935 (lire en ligne)
François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1861
[modifier]- Itinéraire de Paris à Jérusalem, François-René de Chateaubriand, éd. Garnier, 1861, t. 5, p. 422-463 (lire en ligne)
Guy de Maupassant, La Vie errante, Tunis, 1890
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- La Vie errante, Guy de Maupassant, éd. P. Ollendorff, 1890, Tunis, p. 141-168 (lire en ligne)
Lucien Bertholon, La Population et les races en Tunisie, 1886
[modifier]Des noms de familles musulmanes, tels que Franciz (français), Ingliz (anglais), Maltiz (maltais), Genouiz (gênois), Christou (chrétien), Blanco (blanc), Entiti (l'entêté), etc. Indiquent suffisamment leurs origines des rives du nord de la Méditerranée.
L'élément turc a également jeté dans le pays — avec les janissaires ou par les mariages — de fréquents éléments de l'Europe orientale, principalement de la presqu'ile des Balkans et de la Grèce. Il était, en outre, de bon ton, chez les gens riches, de faire venir pour les épouser des esclaves blanches de Stamboul. Le manque d'argent a mis fin à ces importations. De ces mélangés est résulté, chez les Tunisiens d'une certaine classe, une grande affinité pour les femmes européennes. Les mariages avec chrétiennes ne sont pas rares. Il y aurait là une tendance à favoriser très largement. Ça peut être le seul mode d'assimilation susceptible de réussir. Cette influence longtemps continuée, a développé, chez le Tunisien, un certain gout pour l’instruction. Son aversion pour le progrès est moindre que chez les autres musulmans.- Tunisie d’antan 1886-1896, Dr Bertholon (texte établi par Mohamed Faouzi Ben Slimene[1]), éd. Simpact, 2008, La Population et les races en Tunisie, p. 71
Nos Devanciers en Tunisie, 1898
[modifier]- Nos Devanciers en Tunisie, Anonyme, éd. Revue des Deux Mondes, 1898, t. 146, p. 131-151 (lire en ligne)
Lucie Delarue-Mardrus, El Arab, l’Orient que j’ai connu, Épilogue, 1944
[modifier]- El Arab, l’Orient que j’ai connu, Lucie Delarue-Mardrus, éd. Lugdunum, 1944, Épilogue, p. 253 (lire en ligne)
Caractère unique
[modifier]Diderot & d’Alembert, L’Encyclopédie, 1751
[modifier]- Description issue de l'article « Azuagues » mêlant approximations et confusions entre Kabyles et Zouagha, une tribu berbère implantée au XVIIIe siècle entre la Tunisie et l’Est algérien[2]. Cette notice du XVIIIe siècle, malgré ces confusions et amalgames, illustre une perception ancienne de la singularité politique et culturelle des populations situées dans l’espace tunisien.
- L’Encyclopédie : ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1re édition), Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert, éd. Briasson, David, Le Breton et Durand, 1751, vol. 1, p. 912 (texte intégral sur Wikisource)
Hassan II, entretien « Face au public » avec Paul Nahon, 1er Mars 1980
[modifier]Hassan II — D’abord je peux vous dire que la Tunisie ne sera jamais déstabilisée !
Paul Nahon — Pour quelle raison ?
Hassan II — Parce que la Tunisie est un peuple, et on ne déstabilise pas un peuple. On peut déstabiliser un régime, on peut faire que ce pays marche claudiquant ou en peinant pendant des années. Mais de là à effacer le subconscient et le conscient tunisien, il faudrait une bombe atomique, ou plusieurs bombes atomiques, pour l’effacer de la carte complètement. Deuxièmement, la Tunisie a des amis, qui, bien qu’étant loin, ne se contenteraient pas de la défendre par la presse ou par la radio.
Paul Nahon — Militairement ?
Hassan II — Militairement, au cas où la Tunisie était attaquée, le Maroc est prêt, a déjà pris ses dispositions, pour être aux côtés du peuple tunisien. Mais quant à penser qu’on peut déstabiliser la Tunisie, tant qu’il y aura un Tunisien, le peuple tunisien restera !
- Propos tenus dans l’émission « Face au public », diffusée le 1er mars 1980, au lendemain des événements de Gafsa (26 janvier – 3 février 1980).
Safwan M. Masri, Tunisia: An Arab Anomaly, 2017
[modifier]- (en) [It was] the civil society that UGTT helped to create [that] took hold of an orphaned revolution and turned it into a democratic transition.
- Tunisia: An Arab Anomaly, Safwan M. Masri, éd. Columbia University Press, 2017 (ISBN 9780231545020), chap. Introduction, p. XXXII
- (en) [Tunisia was] predisposed to democracy because of ingredients that are uniquely indigenous to it.
- Tunisia: An Arab Anomaly, Safwan M. Masri, éd. Columbia University Press, 2017 (ISBN 9780231545020), chap. Introduction, p. XXXII-XXXIII
- (en) Tunisia […] developed a tradition of reform, which gradually took religion out of public life, gave quality education to its children and greater equality to women.
- Tunisia: An Arab Anomaly, Safwan M. Masri, éd. Columbia University Press, 2017 (ISBN 9780231545020), p. chapitre 12 « Putting Religion in Its Place » et chapitre 13 « Educating a Nation »
- (en) Tunisia’s was the first constitution in the Arab world in 1861. It abolished slavery before the US.
- Tunisia: An Arab Anomaly, Safwan M. Masri, éd. Columbia University Press, 2017 (ISBN 9780231545020), p. chapitre 9 « The Age of Modern Reform »
- (en) Tunisia did not need Islam to define its identity.
- Tunisia: An Arab Anomaly, Safwan M. Masri, éd. Columbia University Press, 2017 (ISBN 9780231545020), partie L'école, la femme, et la "laïcité", chap. 12. Putting Religion in Its Place, p. 242
- À propos du livre La promesse du printemps d'Aziz Krichen.
- « Éric Zemmour : L'exception tunisienne », Éric Zemmour, Le Figaro, 21 juin 2018 (lire en ligne)
Omar Al-Ghazzi[3], Le mythe « Tunisie » est un fardeau que son peuple n’avait pas demandé, 2021
[modifier]Il y a dix ans, les Tunisiens ont fait grève, sont descendus dans la rue et ont défié la police pour chasser le dictateur au pouvoir depuis 24 ans, Zine el-Abidine Ben Ali.
Avec l’escalade des manifestations, les Arabes de la région ont commencé à prêter attention à un pays historiquement considéré périphérique. Les Tunisiens ont persévéré jusqu’à ce que leur dirigeant corrompu fuie le pays.- (en) « Le mythe « Tunisie » est un fardeau que son peuple n’avait pas demandé », Omar Al-Ghazzi, Middle East Eye, 21 septembre 2021 (lire en ligne)
- (en) « Le mythe « Tunisie » est un fardeau que son peuple n’avait pas demandé », Omar Al-Ghazzi, Middle East Eye, 21 septembre 2021 (lire en ligne)
Plutôt que de rejeter totalement les clichés occidentaux racistes à propos d’« un Orient despotique » incompatible avec la démocratie ou de considérer les raisons structurelles (notamment impérialistes) qui ont amené aux espoirs dissipés, il était plus facile de montrer la Tunisie et de dire : « Regardez là ! La Tunisie est la preuve que nous pouvons avoir une démocratie ! »
Le mythe « Tunisie » est devenu un fardeau que les Tunisiens n’avaient pas demandé. Peut-être que la position centrale de la Tunisie dans le narratif des soulèvements arabes en a fait une plus grande cible des actes régionaux et internationaux, car les événements là-bas ont une signification symbolique.- (en) « Le mythe « Tunisie » est un fardeau que son peuple n’avait pas demandé », Omar Al-Ghazzi, Middle East Eye, 21 septembre 2021 (lire en ligne)
- « Pourquoi l’Occident se trompe si souvent sur la Tunisie », Francis Ghilès, Orient XXI, 26 mars 2024 (lire en ligne)
Liens externes
[modifier]- ↑ « Prof. Dr.Medical Doctor Mohamed Faouzi Ben Slimene – Professor », sur Scholar GPS (consulté le 18 août 2025)
- ↑ « La Kabylie entre mythes coloniaux et réalités algériennes », sur Orient XXI (consulté le 18 août 2025)
- ↑ « Dr Omar Al-Ghazzi – Associate Professor », sur London School of Economics and Political Science (consulté le 16 août 2025)
- ↑ « Francis Ghilès – Senior Research Fellow », sur Barcelona Centre for International Affairs (CIDOB) (consulté le 16 août 2025)