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Tatiana de Rosnay

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Portrait photographique de 3/4 d'une femme souriante, cheveux gris et yeux noisettes, vêtue d'un imperméable beige
Tatiana de Rosnay en 2014

Journaliste et écrivaine franco-britannique, Tatiana de Rosnay est née à Neuilly sur Seine le .

Citations

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Elle s'appelait Sarah, 2019

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Personne ne pouvait aimer Paris plus qu'un vrai Parisien. Personne n'était plus fier de sa ville qu'un vrai Parisien. Personne n'égalait cette arrogance presque méprisante, si puante et si irrésistible.
  • Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, 2019  (ISBN 978-2-253-15752-6), p. 57
Pourquoi aimais-je tant Paris, me demandais-je ? Peut-être parce que je n'en ferai jamais vraiment partie. Cette ville me restant fermée, me renvoyant à ce que j'étais. L'Américaine. Ce que je resterai toujours.
  • Réflexion de la narratrice qui enquête sur le destin de la jeune Sarah
  • Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, 2008  (ISBN 978-2-253-12208-1), p. 59
Personne ne se souvient. Et pourquoi serait-ce le cas ? Ce sont les jours les plus sombres de notre histoire.
  • Réflexion sur la mémoire de la rafle du Vel d'Hiv par une témoin (mai 2002)
  • Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, 2019  (ISBN 978-2-253-15752-6), p. 108
Lui, un juif ! Il avait l'air d'un monsieur très bien. Quelle surprise !
  • Bavardage entre voisines entendu par la jeune héroïne en rentrant de l'école (juin 1942 - Paris)
  • Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, 2008  (ISBN 978-2-253-12208-1), p. 135
Il finit par retirer ses mains. Son visage apparut, beau et déchiré. Habité par une tristesse aigüe et une émotion qui se lisait dans son regard. Il ne cherchait pas à s'en cacher. Il ne luttait pas contre les larmes. Comme s'il voulait que je sois témoin de tout, de la beauté aussi bien que de la douleur de sa vie. Il voulait que je voie sa gratitude et sa souffrance.
  • Émotion du fils de l'héroïne quand il apprend que la fille de la narratrice s'appelle Sarah, du nom de l'héroïne
  • Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, 2019  (ISBN 978-2-253-15752-6), p. 402

La Mémoire des murs, 2003

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Un soir d'hiver, alors que je rentrais tard, seule, et que je me hâtais le long de la rue déserte, j'ai levé les yeux vers la fameuse fenêtre.
Elle brillait dans la nuit froide, et j'ai compris avec une sorte de stupéfaction horrifiée que quelqu'un vivait là, dormait là, dans ces murs marqués par le crime. Comment était-ce possible ?
  • La Mémoire des murs (Texte intégral), Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, coll. « Le Gratuit de l'été », 2015  (ISBN 301-0-000-05313-2[à vérifier : ISBN invalide]), p. 14
Je me suis retrouvée dans un passage pavé calme, où les bruits de la ville ne pénétraient pas. Les façades étaient anciennes, lézardées. Le soleil ne devait pas y briller souvent.
Quelque part, derrière une de ces fenêtres, l'homme avait tué pour la deuxième fois.
  • La Mémoire des murs (Texte intégral), Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, coll. « Le Gratuit de l'été », 2015  (ISBN 301-0-000-05313-2[à vérifier : ISBN invalide]), p. 75
Une voix de femme à la radio. Son timbre était bouleversé, on avait l'impression qu'elle pleurait. Malgré ma torpeur, j'ai écouté ce qu'elle disait.
«Vous vous rendez compte ? Il a failli s'échapper. Cette nuit, il aurait été libre. Il a assassiné ma fille, et six autres jeunes filles, et la prochaine, ç'aurait pu être la vôtre !»
  • La Mémoire des murs (Texte intégral), Tatiana de Rosnay (trad. Agnès Michaux), éd. Livre de poche, coll. « Le Gratuit de l'été », 2015  (ISBN 301-0-000-05313-2[à vérifier : ISBN invalide]), p. 140-141

Voir aussi

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Lien externe

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