Persépolis

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Persépolis était une capitale de l’empire perse achéménide. Sa construction débute en -521 sur ordre de Darius Ier. Elle fait partie d’un vaste programme de construction monumentale visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse achéménide, et à asseoir la légitimité du pouvoir royal.

Persépolis comprends un vaste complexe palatin érigé sur une terrasse monumentale qui supporte de multiples bâtiments hypostyles. Ces palais ont des fonctions protocolaires, rituelles, emblématiques, ou administratives précises.

Persépolis est classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1979.

Jean Chardin, 1711[modifier]

Je ne sais si ma Description, & les Figures qui l’accompagnent, en donneront une grande idée ; mais je puis assurer que celle qu’on en conçoit par la vue, va au-delà de toutes les expressions : car enfin je n’ai jamais rien vu, ni conçu, de si grand ni de si magnifique. Combien de milliers d’hommes y doivent avoir travaillé, & durant combien d’années ? Ce n’est pas seulement ici un Chef-d’œuvre, où il ne soit allé que du travail & de la peine, comme aux Pyramides d’Égypte, qu’Horace a bien raison d’appeler une merveille Barbara, puisque ce n’est après tout que un amas de pierres : ici il y a de l’art infiniment, de l’ordre, & de l’industrie ; & l’on peut dire que c’est un ouvrage digne des plus grands Maîtres, & des savantes mains qui l’ont formé.
  • Voyages de monsieur le Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l'Orient contenant le voyage de Paris à Ispahan, capitale de l'empire de Perse, enrichis d'un grand nombre de belles figures en taille douce, représentant les antiquités et les choses remarquables du païs, Jean Chardin, éd. Jean-Louis Delorme, 1711, t. II, p. 188


Roman Ghirshman[modifier]

Jamais dans l’antiquité, l’art n’avait fait preuve d’une telle audace.
  • Splendeurs de l’Empire perse, Henri Stierlin, éd. Gründ, 2006, p. 110


Marcel Dieulafoy[modifier]

Lorsque j’essaye de faire revivre dans ma pensée ces grandioses édifices, lorsque je vois ces portiques aux colonnes de marbre ou de porphyre poli, ces taureaux bicéphales dont les cornes, les pieds, les yeux et les colliers devaient être revêtus d’une mince feuille d’or, les poutres et les solives de cèdre de l’entablement et des plafonds, les mosaïques de briques semblables à de lourdes dentelles jetées en revêtement sur les murs, ces corniches couvertes de plaques d’émaux bleu turquoise que termine un trait de lumière accroché à l’arête saillante des larmiers d’or et d’argent ; lorsque je considère les draperies suspendues au devant des portes, les fines découpures des moucharabiés, les épaisses couches de tapis jetées sur les dallages, je me demande parfois si les monuments religieux de l’Égypte, si les temples de la Grèce eux-mêmes devaient produire sur l’imagination du visiteur une impression aussi saisissante que les palais du grand roi.
  • Histoire des Grecs, Victor Duruy, éd. Akademische Druck- u. Verlagsanstalt, 1968, vol. 2, chap. Alexandre (336-323), Septième période (« Suprématie de la Macédoine »), note 2, p. 278


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