Olympias

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Olympias (en grec ancien Ὀλυμπιάς / Olympiás), née vers 375 av. J.-C., morte en 316, est une princesse d'Épire de la dynastie des Éacides. Son père Néoptolème Ier est roi d'Épire de la tribu des Molosses. Épouse de Philippe II, roi de Macédoine, elle donne naissance à Alexandre le Grand et à Cléopâtre de Macédoine.

Citations à propos d'Olympias[modifier]

Plutarque, Vie d'Alexandre[modifier]

Avant la nuit où ils [Philippe II de Macédoine et Olympias] furent réunis dans la chambre nuptiale, la fiancée rêva qu'il y avait un orage et que la foudre tombait sur son ventre : le choc faisait jaillir un grand feu qui se divisa ensuite en plusieurs flammes ; celles-ci se portèrent dans toutes les directions, et alors le feu fut anéanti.
  • « Alexandre », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, II, 3, p. 1227


Olympias, qui recherchait la possession divine avec plus de ferveur que les autres et s'abandonnait à l'enthousiasme avec encore plus de barbarie, traînait avec elle, dans les thiases, de grands serpents apprivoisés qui se glissaient souvent hors du lierre et des corbeilles mystiques, s'enroulaient autour des thyrses et des couronnes que portaient les femmes, et frappaient de terreur les hommes.
  • « Alexandre », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, II, 9, p. 1228


Pausanias, qui avait été outragé à l'instigation d'Attale et de Cléopâtre [de Macédoine] et n'avait pu obtenir réparation, assassina Philippe. On attribua à Olympias la principale responsabilité de ce meurtre, car on jugeait qu'elle avait enflammé et excité la colère du jeune homme ; mais quelques soupçons se portèrent également sur Alexandre.
  • « Alexandre », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, X, 6, p. 1236


Il fit de nombreux cadeaux et des envois considérables à sa mère, mais il l'empêcha de s'occuper des affaires ou de la guerre. Quand elle s'en plaignait, il supportait ses récriminations avec douceur. Une fois seulement, comme Antipatros lui avait écrit une longue lettre contre elle, il déclara, après l'avoir lue : "Antipatros ignore qu'une seule larme versée par une mère efface dix mille lettres."
  • Alexandre avait confié la Macédoine à Antipatros, qui rencontrait des désaccords avec Olympias, laquelle intervenait dans les affaires politiques.
  • « Alexandre », dans Vies parallèles, Plutarque (trad. Anne-Marie Ozanam), éd. Gallimard, coll. « Quarto », 2001, XXXIX, 12-13, p. 1262


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