Masturbation

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La masturbation ou l'onanisme est une excitation appliquée manuellement de manière externe au nerf honteux afin de produire un plaisir individuel lors d'une pratique érotique ou de générer l'épuisement d'un état émotionnel dépressif.


En psychologie[modifier]

Henri Wallon[modifier]

C'est l'espèce de conditions affectives qui parait commander les habitudes d'onanisme chez des enfants, par ailleurs très peu suspects de précocité sexuelle.
  • L'enfant turbulent, Henri Wallon, éd. PUF, 1984 (1ère édition : 1925), partie I_ Le stade de développement psychomoteur, chap. Le stade émotif, p. 107


L'accusation d'onanisme ne paraît pas plus que celle de fugue, résulter du seul désir de charger l'enfant, pour obtenir son internement. Elle répond bien le plus souvent, à son aspect de petit être rebuté, triste et timide. L'humiliation, le sentiment d'abandon et de solitude, incitent manifestement l'enfant à se masturber. Si c'est chez l'adolescent ou chez l'adulte que cette habitude se rencontre, elle paraît liée à l'évocation de situations ou de scènes en rapport avec la complexion génitale du sujet : le plus souvent un jaloux ou un masochiste, qui allie par conséquent encore l'excitation sexuelle aux dispositions dépressives. Sa réaction est du type conditionnel, comme toutes celles qui relèvent de l'émotion. L'excitation locale n'est qu'un adjuvant, dont le sujet cherche plutôt à détourner sa pensée, loin d'y être attentif comme aux stimulations d'ordre sensoriel et véritablement tactile.
  • L'enfant turbulent, Henri Wallon, éd. PUF, 1984 (1ère édition : 1925), partie I_ Le stade de développement psychomoteur, chap. Le stade émotif, p. 108


L’onanisme fait parfois place à la pédérastie et au tribadisme. Il y a manifestement, dans tous ces cas, de l’excitation émotive. Elle se traduit par de l’irritabilité et en regard aussi par le goût des caresses, la zoophilie (2) et même le besoin d’affection. Elle n’est pas sans rapport avec un état d’ennui, d’appétition vague, nostalgique, d’insuffisance et d’inquiétude affectives, qui sont bien souvent le germe d’une conduite perverse. Anxiété sans objet, dégoût, pénible impression d’anesthésie morale, recherche de stimulations appropriées, désir du risque, de l’aventure, subterfuges d’imagination ou de sensibilité sont à l’origine des fugues, vagabondages, vols, mensonges, niches, taquineries, actes de cruauté, dont cette catégorie d’enfants se rend coupable avec prédilection.
  • L'enfant turbulent, Henri Wallon, éd. PUF, 1984 (1ère édition: 1925). cité par Louis le Guilant in La relation de l’enfant et du milieu dans l’œuvre de Wallon [1]
  • L'enfant turbulent, Henri Wallon, éd. PUF, 1984 (1ère édition : 1925), p. ?


L'orgasme vénérien peut aider à la résolution du tonus anxieux. La masturbation est une réaction fréquente des mélancoliques. Une attente anxieuse s'achève souvent en besoins érotiques.
  • La vie mentale, Henri Wallon, éd. éditions sociales/Messidor, 1982, p. 211