Marie Curie
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Marie Curie (née le , morte le ) est une physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française.
Citations
[modifier] Dans ce hangar au sol bitumé, dont le toit vitré nous abritait incomplètement contre la pluie, qui faisait serre en été et qu’un poêle en fonte chauffait bien mal en hiver, nous avons passé les meilleures et les plus heureuses années de notre existence, consacrant au travail nos journées entières.
- A propos de ses premiers travaux sur la radioactivité avec Pierre Curie
- Préface du livre Œuvres de Pierre Curie, Marie Curie, éd. Société Française de Physique, 1908, p. 7 (texte intégral sur Wikisource)
L'humanité a certainement besoin d'hommes pragmatiques qui tirent le meilleur parti de leur travail en vue de leurs propres intérêts, sans oublier l'intérêt général. Mais elle a aussi besoin de rêveurs, pour qui la poursuite désintéressée d'un but est si essentielle, qu'il leur devient impossible d'accorder beaucoup d'attention à leur propre avantage matériel. On peut sans doute dire que ces idéalistes ne méritent pas de richesses, puisqu'ils n'ont pas de désir pour elles. Il semble cependant qu'une société bien organisée devrait assurer à ces travailleurs les moyens d'un labeur efficace, dans une vie délivrée des soucis matériels, de sorte que cette vie puisse être consacrée librement au service de la recherche scientifique.
- Autobiographical Notes dans édition américaine Pierre Curie, Mme Pierre Curie (trad. Charlotte et Vernon Kellogg), éd. Macmillan, 1923, p. 227
Une de nos grandes joies était de pénétrer dans le laboratoire la nuit. Nous percevions alors de tous côtés les silhouettes faiblement illuminées des flacons et des capsules contenant nos produits. C’était vraiment un spectacle ravissant et toujours nouveau pour nous. Les tubes incandescents rayonnaient comme des petites lumières féeriques.
- Autobiographical Notes dans édition américaine Pierre Curie, Mme Pierre Curie (trad. Charlotte et Vernon Kellogg), éd. Macmillan, 1923, p. 187
Le Prix Nobel a été un grand honneur. Malheureusement, nous étions surmenés et nous avons eu une succession de problèmes de santé aussi bien l’un que l’autre, de sorte que ce n’est pas avant 1905 que nous avons pu nous rendre à Stockholm. La fatigue résultant d’un effort qui dépassait nos forces, imposée par nos conditions de travail insatisfaisantes, a été renforcée par l'invasion de la publicité autour de cet événement. Le bouleversement de notre isolement volontaire a été une cause de véritables souffrances pour nous et a eu tous les effets d'une catastrophe. Cela a compromis gravement l'organisation de notre vie, et j'ai déjà expliqué combien notre liberté, exempte de toute distraction extérieure, était indispensable afin de pouvoir maintenir notre vie familiale et notre activité scientifique. Bien sûr, les gens qui contribuent à ce genre de problème le font généralement en toute innocence. C'est seulement qu'ils ne se rendent pas compte de l'état du problème.
- Autobiographical Notes dans édition américaine Pierre Curie, Mme Pierre Curie (trad. Charlotte et Vernon Kellogg), éd. Macmillan, 1923, p. 190-191
À l'époque également, plusieurs collègues m'ont persuadé d'être candidat à l'élection à l'Académie des sciences de Paris, dont mon mari était membre pendant les derniers mois de sa vie. J'ai beaucoup hésité, car une telle candidature nécessite, par la coutume, un grand nombre de visites personnelles aux membres de l'Académie. Toutefois, j'ai accepté de m'offrir un candidat, en raison des avantages qu'une élection aurait pour mon laboratoire. Ma candidature a suscité un vif intérêt pub, en particulier parce qu'elle portait sur la question de l'admission des femmes à l'Académie. Beaucoup d'universitaires y étaient opposés en principe, et lorsque l'on examinait l'examen, j'avais moins de voix que nécessaire. Je ne veux jamais renouveler ma candidature, en raison de mon fort dégoût pour le personnel la sollicitation requise. Je pense que toutes ces élections devraient être entièrement fondées sur une décision spontanée, sans aucun effort personnel, comme cela a été le cas pour plusieurs académies et sociétés qui ont fait de moi un membre sans aucune demande ni initiative de ma part.
- Autobiographical Notes dans édition américaine Pierre Curie, Mme Pierre Curie (trad. Charlotte et Vernon Kellogg), éd. Macmillan, 1923, p. 202-203
Citations rapportées
[modifier]La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte.
- Madame Curie, Eve Curie, éd. Gallimard, 1938, p. 131

En science, nous devons nous intéresser aux choses, non aux personnes.
- Madame Curie, Eve Curie, éd. Gallimard, 1938, p. 181
Citation choisie pour le 26 janvier 2022.
Un savant dans son laboratoire n'est pas seulement un technicien : c’est aussi un enfant placé en face des phénomènes naturels qui l’impressionnent comme un conte de fées.
- Madame Curie, Ève Curie, éd. Gallimard, 1938, p. 271
Citation choisie pour le 14 juin 2021.
Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre.
- Our Precarious Habitat, Melvin A. Benarde (trad. Wikiquote), éd. J. Wiley & sons, 1973 (ISBN 0-393-06360-7), p. V
Citation choisie pour le 12 décembre 2020.
Citations sur
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Il y a, dans la vie de Marie Curie, un tel nombre de grands traits, que l’on voudrait conter son histoire comme une légende.
- Madame Curie, Ève Curie, éd. Gallimard, 1938, p. 7
Madame Curie est, de tous les êtres célèbres, le seul que la gloire n’ait pas corrompu.
- Madame Curie, Ève Curie, éd. Gallimard, 1938, p. 8
Loin - oh ! Si loin d’elle, la pensée qu’en montant dans ce train, elle a enfin opté entre l’obscurité et le flambeau, entre la petitesse des jours égaux et une vie immense.
- Train pour Paris en 1891. Ève Curie, Madame Curie, Gallimard, « Folio », 1981 [1938], p. 132.
- Si la science m’était contée : des savants en littérature, Jean-François Chassay, éd. Seuil, 2009 (ISBN 978-2-02-098565-9), chap. 6. La femme de tous les transports, p. 169-170
Grâce à elle, les phénomènes abstraits et ennuyeux dépeints dans les manuels reçoivent l’illustration la plus pittoresque.
- Ève Curie, Madame Curie.
- Marie Curie : Portrait d’une femme engagée, Marie-Noëlle Himbert, éd. Actes Sud, 2014 (ISBN 978-2-330-03678-2), chap. Un métier, p. 127
Marie leur transmet son amour de la science et son gout de l’effort. Elle leur apprend aussi ses méthodes de travail. Virtuose en calcul mental, elle insiste pour que ses protégés le pratiquent : « Il faut arriver à ne jamais se tromper », affirme-t- elle ; « le secret est de ne pas aller trop vite ». Qu'une des apprenties crée du désordre en construisant une pile electrique, Marie se fache tout rouge : « Ne me dis pas que tu nettoieras "après" ! On ne doit pas salir une table pendant un montage ou une expérience...»
- Leçons de Marie Curie, Marie Curie [recueillies par Isabelle Chavannes], éd. EDP Sciences, 2003 (ISBN 2-86883-635-6), chap. La coopérative d’enseignement [Ève Curie, extrait de Madame Curie], p. 12

Sur les photographies les plus communément reproduites, Marie Curie apparaît vêtue d’une simple robe noire, les cheveux rassemblés en un strict chignon, les traits tirés, le visage émacié. Du coup on oublie qu’elle fut une femme de chair et de sang. Asexuée, insensible et impassible, Marie Curie n’est plus elle-même; elle est l’allégorie de la science, l’incarnation de l’idée que l’on s’en fait : dure, austère, rigoureuse, exigeante. « Ô mathématiques sévères… » s’exclamait déjà Lautréamont au XIXe siècle. Même son regard, ce regard étonnamment perçant qu’elle a gardé toute sa vie […], droit, aiguisé comme une lame de couteau, apparaît comme une métaphore de ces sciences que l’on dit « dures ».
- Marie Curie : Femme savante ou Sainte Vierge de la science ?, Françoise Balibar, éd. Gallimard, 2006 (ISBN 2-07-053359-X), chap. 4. Le Mythe, p. 86
Citation choisie pour le 27 janvier 2022.