Luc Ferry

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Luc Ferry (2008).

Luc Ferry (né le 1er janvier 1951), ancien ministre de l'Éducation nationale, est un philosophe, écrivain et homme politique français.

Homo Aestheticus, 1990[modifier]

Si l'excellence est par essence aristocratique, le mérite est en revanche d'inspiration démocratique.

  • Homo Aestheticus : l'invention du goût à l'âge démocratique, Luc Ferry, éd. Grasset, 1990  (ISBN 2-253-04410-5), p. 357


Le sens du beau, 1990[modifier]

Il est clair que les prétendues "valeurs libérales" conduisent en réalité à l'effondrement de toute valeur et que la société capitaliste est par excellence celle "qui ne croit en rien", puisque la maîtrise du monde ne renvoie à rien d'autre qu'elle même (elle est "volonté de volonté" disait Heidegger).

  • A titre pédagogique, il faudrait expliquer que le capitalisme a pour "valeur unique" l'argent et que la liberté est la première des valeurs philosophiques.
  • Le sens du beau : aux origines de la culture contemporaine, Luc Ferry, éd. Grasset, 1990  (ISBN 2-253-94289-8), p. 299


L’Homme-Dieu ou le sens de la vie , 1996[modifier]

Voir le recueil de citations : L'Homme-Dieu ou le sens de la vie

Apprendre à vivre, 2006[modifier]

… pour bien vivre, pour vivre libre, capable de joie, de générosité et d'amour, il nous faut d'abord et avant tout vaincre la peur […] les peurs.


Nous vivons presque toute notre vie entre souvenirs et projets, entre nostalgie et espérance.


Si la philosophie, comme les religions, trouve sa source la plus profonde dans une réflexion sur la « finitude » humaine, sur le fait qu’à nous autres mortels, en effet, le temps est compté et que nous sommes les seuls êtres dans ce monde à en avoir pleinement conscience, alors il va de soi que la question de savoir ce que nous allons faire de cette durée limitée ne peut être éludée.


Il est des moments où nous ne sommes pas là pour transformer le monde, mais tout simplement pour l’aimer, et goûter de toutes nos forces les beautés et les joies qu’il nous offre.


S'il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l'accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal ?


L'augmentation de la puissance des hommes sur le monde est devenue un processus totalement automatique, incontrôlable et même aveugle.

Il me semble que nous devrions, à l’écart du bouddhisme et du christianisme, apprendre enfin à vivre et à aimer en adultes, en pensant, s’il le faut, chaque jour à la mort. Point par fascination du morbide. Tout au contraire, pour chercher ce qu’il convient de faire ici et maintenant, dans la joie, avec ceux que nous aimons et que nous allons perdre à moins qu’ils ne nous perdent avant. Et je suis sûr, même si je suis encore infiniment loin de la posséder, que cette sagesse là existe qu’elle constitue le couronnement d’un humanisme enfin débarrassé des illusions de la métaphysique et de la religion.


Manifestations[modifier]

Quand on a 18 ans, on ne sort pas manifester, contre les retraites. C’est ridicule. C’est de la politique. En 68, on était très cons, mais pas au point de manifester contre les retraites. (...) Les jeunes, c’est comme le dentifrice, une fois qu’on le fait sortir, on a du mal à le faire rentrer.

  • Luc Ferry, Le 19 H, Public Sénat, 11 octobre 2010


Sur le baccalauréat[modifier]

(...) Il [n’]a aucune valeur [parce que] bon, comme je dis chaque année en plaisantant — c’est une mauvaise plaisanterie — mais pour [ne] pas avoir le bac aujourd’hui, [il] faut faire la demande... et encore s’y prendre à l’avance. [Il] y a 86-87 % de retenus[1] reçus sur la première année et sur deux ans vous avez 97 % de reçus, donc c’est un examen qui n’a plus de sens aujourd’hui. Il est devenu absurde, [parce que] avez le bac vous ne pouvez rien faire, hein, et sans le bac vous ne pouvez rien faire non plus. Et donc il faut au minimum mettre 70 % de contrôle continu dans le bac, garder quelques épreuves phares par discipline et pour le reste, mettre du contrôle continu, qui sera d’ailleurs beaucoup plus juste, qui permettra aux professeurs de continuer à avoir une autorité sur l’examen et sur leurs élèves via l’examen, mais en même temps qui rendra l’examen à la fois beaucoup plus facile à gérer pour le ministère et puis beaucoup plus juste pour les familles et pour les élèves.

  • Les propos de Luc Ferry répondent au journaliste, qui lui demandait : « Sur le bac en lui-même, quelle valeur il a aujourd’hui ? », et ce alors que les lycéens en classe terminale commençaient à « plancher » sur l’épreuve de philosophie.


Citations sur Luc Ferry[modifier]

Depuis 1997, Luc Ferry est employé et payé (sauf quand il était ministre) comme professeur des universités à Paris-VII. Mais il n'y a jamais mis une roue de sa jaguar décapotable.

  • Avec les charges, son emploi coûte 120000 euros par an à la fac.
  • « Un emploi fictif pour le moraliste Luc Ferry », Isabelle Barré, Le canard enchainé, nº 4728, 8 juin 2011, p. 3


Notes et références[modifier]

  1. Ce mot est barré dans la retranscription, pour tenir compte de la rectification de vocabulaire aussitôt faite par Luc Ferry.
  2. En date du 25 juin 2015, un extrait de l’émission, reprenant les propos de Luc Ferry, est consultable sur le site Francetvinfo.fr.

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