L'Île mystérieuse

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Frontispice du roman, reproduction de celui paru dans l'édition Hetzel en 1874.

L'Île mystérieuse est un roman de Jules Verne, paru en 1875. Il relate les aventures de cinq personnages qui, fuyant le siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, s'échouent sur une île inconnue qu'ils baptisent l'île Lincoln. Grâce à leurs compétences variées et leur astuce, ils s'efforcent de reconstituer une vie confortable sur cette île déserte, mais ils font face à plusieurs périls et à d'étranges phénomènes. Dans une moindre mesure, le roman constitue un prolongement des romans Vingt Mille Lieues sous les mers ainsi qu’aux Les Enfants du capitaine Grant, certains personnages secondaires étant issus de ces romans.

Citations[modifier]

Ce n’étaient ni des aéronautes de profession, ni des amateurs d’expéditions aériennes, que l’ouragan venait de jeter sur cette côte. C’étaient des prisonniers de guerre, que leur audace avait poussés à s’enfuir dans des circonstances extraordinaires. Cent fois, ils auraient dû périr ! Cent fois, leur ballon déchiré aurait dû les précipiter dans l’abîme ! Mais le ciel les réservait à une étrange destinée, et le 24 mars, après avoir fui Richmond, assiégée par les troupes du général Ulysse Grant, ils se trouvaient à sept mille milles de cette capitale de la Virginie, la principale place forte des séparatistes, pendant la terrible guerre de Sécession.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre II, p. 9


« Eh ! ce sont des moules ! s’écria le marin. Voilà de quoi remplacer les œufs qui nous manquent !

— Ce ne sont point des moules, répondit le jeune Harbert, qui examinait avec attention les mollusques attachés aux roches, ce sont des lithodomes.
— Et cela se mange ? demanda Pencroff.
— Parfaitement.
— Alors, mangeons des lithodomes. »

  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre V, p. 27


Île ou continent ?
  • Premiers mots prononcés par l'ingénieur Cyrus Smith quand il reprend conscience.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre VIII, p. 67


Quand on me fera croire que les sauvages allument du feu de cette façon, dit-il, il fera chaud, même en hiver ! J’allumerais plutôt mes bras en les frottant l’un contre l’autre !
  • Dépit de Pencroff après avoir tenté en vain de faire du feu en frottant deux morceaux de bois l'un contre l'autre.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre IX, p. 74


Les arcs et les flèches ont suffi, pendant des siècles, à ensanglanter le monde. La poudre n’est que d’hier, et la guerre est aussi vieille que la race humaine, — malheureusement !
  • Gédéon Spilett
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre XII, p. 109


Ah ! mes amis, s’écria Cyrus Smith, quand nous aurons largement éclairé l’intérieur de ce massif, quand nous aurons disposé nos chambres, nos magasins, nos offices dans sa partie gauche, il nous restera encore cette splendide caverne, dont nous ferons notre salle d’étude et notre musée !
  • Découverte du site où les rescapés installent leur résidence de Granite-House.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 1, chapitre XVIII, p. 169


Quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve.
  • La Bible, Evangile de Saint Matthieu, chap. VII, verset 8. Ce verset est marqué d'une croix rouge dans l'exemplaire de la Bible que les rescapés découvrent dans une caisse échouée sur le rivage et qui contient toutes sortes d'objets de première nécessité.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 2, chapitre III, p. 228


Je n’ai rien vu, et pourtant il y a quelque chose !
  • Cyrus Smith, après avoir en vain inspecté Granite-House en quête de l'origine de signes suspects.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 2, chapitre XI, p. 322


Ah ! s’écria Cyrus Smith, te voilà donc redevenu homme, puisque tu pleures !
  • Cyrus Smith, au naufragé Ayrton, qui avait longtemps paru abruti par sa longue solitude.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 2, chapitre XV, p. 365


Mes amis, reprit alors Cyrus Smith, nous ne pouvons plus mettre en doute la présence d’un être mystérieux, d’un naufragé comme nous peut-être, abandonné sur notre île, et je le dis, afin qu’Ayrton soit au courant de ce qui s’est passé d’étrange depuis deux ans. Quel est ce bienfaisant inconnu dont l’intervention, si heureuse pour nous, s’est manifestée en maintes circonstances ? Je ne puis l’imaginer. Quel intérêt a-t-il à agir ainsi, à se cacher après tant de services rendus ? Je ne puis le comprendre. Mais ses services n’en sont pas moins réels, et de ceux que, seul, un homme disposant d’une puissance prodigieuse pouvait nous rendre.
  • Cyrus Smith, au sujet de la mystérieuse puissance qui protège les rescapés à distance depuis leur arrivée sur l'île.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre V, p. 461


Le 7 septembre, Cyrus Smith, ayant observé le sommet du mont Franklin, vit une fumée qui se contournait au-dessus du cratère, dont les premières vapeurs se projetaient dans l’air.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XIV, p. 550


Au centre du lac, un long objet fusiforme flottait à la surface des eaux, silencieux, immobile. L’éclat qui en sortait s’échappait de ses flancs, comme de deux gueules de four qui eussent été chauffées au blanc soudant. Cet appareil, semblable au corps d’un énorme cétacé, était long de deux cent cinquante pieds environ et s’élevait de dix à douze pieds au-dessus du niveau de la mer.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XV, p. 563


Il était donc là celui qu’ils appelaient le « génie de l’île », l’être puissant dont l’intervention, en tant de circonstances, avait été si efficace, ce bienfaiteur auquel ils devaient une si large part de reconnaissance !
  • Les rescapés découvrent l'identité de l'homme qui les a mystérieusement secourus depuis leur arrivée sur l'île.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XV, p. 565


J’étais dans la justice et dans le droit. J’ai fait partout le bien que j’ai pu, et aussi le mal que j’ai dû. Toute justice n’est pas dans le pardon !
  • Le capitaine Nemo.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XV, p. 573


Courir sur les mers, bien ! mais sous les mers, non !
  • Pencroff
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XVII, p. 579


Mes amis, dit-il, — et sa voix décelait une émotion profonde, — l’île Lincoln n’est pas de celles qui doivent durer autant que le globe lui-même. Elle est vouée à une destruction plus ou moins prochaine, dont la cause est en elle, et à laquelle rien ne pourra la soustraire !
  • Cyrus Smith
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XIX, p. 596


Nous sommes dans la situation de passagers dont le navire est dévoré par un incendie qu’ils ne peuvent éteindre, et qui savent que tôt ou tard il gagnera la soute aux poudres !
  • Cyrus Smith
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XIX, p. 605


Monsieur, ajouta-t-il, où vous aviez laissé un coupable, vous retrouvez un homme que l’expiation a refait honnête, et auquel je suis fier de donner la main !
  • Cyrus Smith, au capitaine Grant.
  • L'Île mystérieuse, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1875, partie 3, chapitre XX, p. 611


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