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Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

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Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est un organisme intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de l'ONU. Il a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue.

Citations[modifier]

Principes régissant les travaux du GIEC, 2013[modifier]

[Le GIEC] a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.
  • (fr) « Principes régissant les travaux du GIEC », Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, Site officiel du GIEC, octobre 2013 (lire en ligne)


Cinquième rapport d'évaluation : Changements climatiques 2014[modifier]

L'atmosphère et les océans se sont réchauffés, les quantités de neige et de glace ont diminué, le niveau des océans a monté et les concentrations en gaz à effet de serre ont augmenté.
  • « Changement climatique : le Giec chaud bouillant », Cinquième rapport d'évaluation du GIEC, cité par Sylvestre Huet, Libération, 27 septembre 2013 (lire en ligne)


Citations rapportées[modifier]

Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents.
  • Chimie et changement climatique, Collectif, éd. EDP Sciences, 2016, p. 26


Citations au sujet du GIEC[modifier]

Amadou Gaye[modifier]

Le Giec, c'est 450 auteurs principaux, et plus de 800 auteurs contributeurs, pour l'essentiel, ce sont des scientifiques dont les publications montrent qu'ils sont au cœur de leur discipline. Ils sont volontaires et bénévoles pour faire un travail collectif d'évaluation des recherches menées à travers le monde sur le climat. On y trouve les leaders scientifiques des pays riches, mais aussi des chercheurs des pays du Sud.
  • Amadou Gaye, directeur du laboratoire de physique de l'atmosphère et des océans de l'université de Dakar.
  • (fr) « Faut-il changer le Giec ? », Amadou Gaye, cité par Sylvestre Huet, Libération, 17 février 2010 (lire en ligne)


Bernard Seguin[modifier]

L'accélération du changement depuis le rapport de 2001 se lit dans les migrations des faunes marines et continentales, les décalages des dates de floraison de nombreux végétaux en Europe... Un nouveau monde émerge.
  • Bernard Seguin, chercheur à l'INRA et membre du GIEC, au sujet des travaux du groupe en 2007.
  • (fr) « Giec : le réchauffement expliqué aux grands », Bernard Seguin, cité par Sylvestre Huet, Libération, 2 avril 2007 (lire en ligne)


Valérie Masson-Delmotte[modifier]

Le Giec ne fait pas ses propres projections, il évalue celles publiées par la communauté scientifique.
  • (fr) « Est-il vrai que dans les scénarios du Giec le PIB par habitant est en moyenne multiplié par 10 d'ici 2100 ? », Valérie Masson-Delmotte, propos recueillis par Olivier Monot, Libération, 1 août 2018 (lire en ligne)


Sylvestre Huet[modifier]

En près de vingt ans d'existence et quatre rapports (1990, 1995, 2001, 2007), le Giec a bousculé les pouvoirs en place, imposé l'apport des scientifiques sur l'agenda diplomatique et économique, éclairé l'opinion publique, instauré un nouveau mode de relations entre expertise et décision.
  • Au sujet du Prix Nobel de la paix décerné collectivement aux membres du GIEC en 2007.
  • (fr) « Le Giec, un bureau d'expertise sans frontière », Sylvestre Huet, Libération, 13 octobre 2007 (lire en ligne)


Jean-Pascal Van Ypersele[modifier]

Climatologue, je ne dis pas que le climat est le principal problème. Mais que sa perturbation par nos émissions de gaz à effet de serre constitue un stress, une couche de difficultés supplémentaires, devant nos objectifs sociaux : nourrir bientôt 8 milliards d'êtres humains, l'accès à l'eau, à l'énergie, à l'école, à l'emploi, la vie dans un environnement sain, des relations internationales pacifiques. Tous ces objectifs ont un rapport avec le changement climatique, qui va les rendre d'autant plus difficiles à atteindre qu'il sera important et rapide.
  • Jean-Pascal Van Ypersele, professeur à l'université de Louvain en Belgique, membre du bureau du Giec.
  • (fr) « Giec : le réchauffement expliqué aux grands », Bernard Seguin, cité par Sylvestre Huet, Libération, 2 avril 2007 (lire en ligne)


On le voit avec l'exemple de l'ozone stratosphérique : on a remplacé dans un premier temps les gaz qui ont causé sa déplétion au-dessus des pôles... par d'autres qui sont de puissants gaz à effet de serre. Ce n'est que dans une approche intégrée de l'ensemble des problèmes que l'on évitera d'en aggraver un en cherchant à réduire l'autre.
  • Jean-Pascal Van Ypersele, professeur à l'université de Louvain en Belgique, membre du bureau du Giec.
  • (fr) « Giec : le réchauffement expliqué aux grands », Bernard Seguin, cité par Sylvestre Huet, Libération, 2 avril 2007 (lire en ligne)


Littérature[modifier]

Iegor Gran, L'écologie en bas de chez moi, 2011[modifier]

Faut-il que l'Histoire soit bizarrement enseignée dans nos écoles pour que l'on puisse trouver une crotte de crédibilité aux projections à vingt, cinquante, voire cent ans du GIEC ou de tout organisme n'ayant pas de relations privilégiées avec l'au-delà.
  • L'écologie en bas de chez moi, Iegor Gran, éd. P.O.L/folio, 2011, p. 121


La raison d'être du groupe-groupe, sa colonne vertébrale, sa libido, est ce Résumé à l'intention des décideurs, 56 pages où viennent s'abreuver les hommes et femmes d'influence, les fameux "décideurs", terme qui dégouline un peu en suintant bon les années 1990. L'existence même de ce résumé, son titre alliant pédagogie et condescendance, la manière de présenter les résultats, très "pour les nuls", le tout calibré pour nos stupides têtes gouvernantes, montrent assez que toute la machinerie des 2500 experts a travaillé sur un texte dont la philosophie in fine est un engagement politique. Logiquement, la troisième partie du Résumé, la plus longue, est un catalogue de mesures où nos cancres dirigeants peuvent piocher des idées toutes faites. On stabilobosse ainsi la taxe carbone (...)
  • à propos du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
  • L'écologie en bas de chez moi, Iegor Gran, éd. P.O.L/folio, 2011, p. 93-94


Lorsque, puceau de tout, j'ai entendu parler pour la première fois du groupe-groupe, je me suis dit que c'était un organisme scientifique, un peu comme un CNRS de dimension internationale. C'est l'image qu'en a le grand public, c'est aussi l'idée que donnent les journalistes (...) Le GIEC serait un formidable laboratoire où foisonnent les ressources scientifiques. En réalité, j'en suis désolé, aucune recherche n'est conduite au groupe-groupe et il n'emploie aucun chercheur. (...) Je le répète, pour les sourds et les malentendants de mauvaise foi: sa mission est de réunir les articles parus dans la presse scientifique, et c'est tout.
  • à propos du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
  • L'écologie en bas de chez moi, Iegor Gran, éd. P.O.L/folio, 2011, p. 91-92


Voir aussi[modifier]

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