Graffiti

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Les graffitis sont des inscriptions ou des peintures réalisées sur des murs, des monuments ou des objets situés sur l'espace public.

Littérature[modifier]

Ernst Jünger, Graffiti/Frontalières, 1966[modifier]

Sois sans crainte : chacun meurt en paix — la bataille n'est que pour les parvis.
  • Graffiti/Frontalières (1966), Ernst Jünger (trad. Henri Plard), éd. Christian Bourgois, coll. « 10/18 », 1977, p. 77


D'une bonne prose, on doit exiger qu'elle chasse la crainte de la mort.
  • Graffiti/Frontalières (1966), Ernst Jünger (trad. Henri Plard), éd. Christian Bourgois, coll. « 10/18 », 1977, p. 79


Le recours aux forêts demeure possible, lors même que toutes les forêts ont disparu, pour ceux-là qui cachent en eux des forêts.
  • Graffiti/Frontalières (1966), Ernst Jünger (trad. Henri Plard), éd. Christian Bourgois, coll. « 10/18 », 1977, p. 179


Philippe Berthier, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993[modifier]

Le dernier des purs dans un monde vendu, il restera la vox claman in deserto, le prophète maigre et nu prêchant en vain une parousie que personne n'attend plus. Reste qu'au-delà de l'insoumission instantanée, la seul manière efficace de renverser à son profit le rapport de force, l'arme absolue du (provisoirement) faible est évidemment l'écriture. Sa fonction restauratrice (c'est le cas de le dire) de justice et de vérité, mais aussi libératrice, s'affirme avec une force particulière lorsque l'imposture régnante paralyse le corps de ses antagonistes. L'écrivain retenu dans les chaînes — fussent-elles, comme ici, toutes métaphoriques — témoigne pour l'inaliénable souveraineté d'un principe spirituel. La Préfecture de police se voit ainsi, par la grâce de son hôte forcé, transfigurée en laboratoire de littérature en soi, elle est déjà littérature, et pas la meilleure : son arsenal de clefs, de grilles, ses échos glaçants de pas sur les dalles suintantes d'immenses corridors, renvoient au bric à brac du roman « gothique », de même que la nudité, la saleté de la cellule, son « meuble infâme », ses graffiti [...] répondent aux canons d'un topos misérabiliste qui ne manque jamais d'être exploité par les feuilletons populaires, au cours d'un épisode d'embastillement rigoureusement incontournable et non moins convenu.
  • « Les prisons du poète », Philippe Berthier, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 70


Media[modifier]

Neck Face, 2011[modifier]

I get the water color and then I just f*#k it up.
  • Neck Face, septembre 2011, dans VICE.

Matt Groening, Les Simpsons, Bart le génie[modifier]

[Bart fait un graffiti sur un mur de l'école qui représente Skinner disant « I am a weiner » qui signifie « je suis une andouille ».]
Milhouse : Fait gaffe Bart, y'a Skinner qui arrive !
Bart : Ça va saigner ! [Il lance la canette de peinture dans la poubelle.]
[Martin et Skinner arrivent.]
Skinner : Celui qui a fait ça va avoir de gros ennuis, c'est moi qui vous le dit.
Martin : Et son orthographe laisse à désirer. L'orthographe communément admis est W-I-E-N-E-R. Encore que E-I est une manière ethnique acceptable.
Skinner : Excellent Martin. Messieurs, montrez-moi vos mains je vous prie. [Voyant Lewis.] Hum... [Voyant Milhouse.] Bien... [Voyant Richard.] D'accord... À toi Simpson.
[Bart montre ses mains pleines de peinture rouge.]
Martin : On peut dire que le crime est signé de sa main.

  • Aurélia Bruno (Milhouse), Joëlle Guigui (Bart), Michel Modo (Skinner), Martine Meiraghe (Martin), Les Simpson, saison 1, épisode 2 : Bart le génie, écrit par Jon Vitti, première diffusion par Fox le 14 janvier 1990.