Françoise d’Aubigné

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Madame de Maintenon (née Françoise d’Aubigné le 27 novembre 1635 à la prison de Niort et décédée le 15 avril 1719 à la Maison royale de Saint-Louis de Saint-Cyr-l'École) est une dame française des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut l'épouse puis la veuve de Paul Scarron. Par la suite, elle fut titrée marquise de Maintenon. Elle est la fondatrice de la Maison royale de Saint-Louis.

D'autres auteurs la concernant[modifier]

Les femmes elles-mêmes étaient devenues sévères pour leur sexe. Ce n’est point seulement contre les hommes que Mme de Maintenon s’attache à mettre en garde les élèves de Saint-Cyr : elle se défie du caractère des femmes. Elle n’a pas beaucoup plus de confiance dans leur esprit : « Jamais, disait-elle — après la réforme de 1691, il est vrai — jamais elles ne savent qu’à demi. »


Françoise d’Aubigné naquit à Niort, le 27 novembre 1635, de Constant d’Aubigné et de Jeanne de Cardilhac. Constant d’Aubigné n’avait pas hérité des fières vertus et de la rude probité de son père Agrippa. Changeant de religion et de parti selon l’intérêt du moment, toujours criblé de dettes, vivant d’expédients et ne reculant même pas devant le crime, impliqué dans une affaire de faux monnayage, meurtrier de sa première femme, il avait passé « la moitié de sa jeunesse dans les prisons de la Rochelle, d’Angers, de Paris, de Bordeaux, ou hors du royaume. » Il était interné au fort de Château-Trompette, « à cause de ses commerces avec les Anglais » (1627), lorsqu’il épousa la fille du gouverneur. [...] c’est en prison, comme son frère, que Françoise avait vu le jour.
  • L'éducation des femmes par les femmes (1885), Octave Gréard, éd. Hachette et cie, 1889, Madame de Maintenon, p. 73


La seule affaire où Mme de Maintenon ne réserva rien d’elle-même, qui l’absorba et qui la révéla tout entière, c’est la création de Saint-Cyr.
  • L'éducation des femmes par les femmes (1885), Octave Gréard, éd. Hachette et cie, 1889, Madame de Maintenon, p. 108


Elle loua à Rueil, aux environs de Saint-Germain, une maison qu’elle pourvut de tout ce qui était indispensable pour recevoir soixante jeunes filles de bourgeoisie et de petite noblesse (1682) ; elle comptait, au sortir de l’école, « les placer ou établir par mariage. » Peu après, elle y adjoignit une cinquantaine d’enfants pauvres qu’elle envoya de sa terre de Maintenon. Ces « petites sœurs » furent installées dans les communs et au rez-de-chaussée : les travaux manuels étaient leur principale occupation ; il s’agissait de les dresser à un métier : c’était, pour employer les formules modernes, une sorte d’école primaire professionnelle annexée à ce qui, eu égard au temps, représentait une école secondaire.
Le succès fut tel, que, moins de dix-huit mois après l’organisation de la maison, le roi, qui venait d’acquérir, pour l’agrandissement du parc de Versailles, le château de Noisy, décida que les élèves de Rueil y seraient établies.

  • Il est ici question de Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon, et des prémisses de Saint-Cyr à Reuil puis à Versailles.
  • L'éducation des femmes par les femmes (1885), Octave Gréard, éd. Hachette et cie, 1889, Madame de Maintenon, p. 108


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