Fabrice Colin

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Fabrice Colin (2012).

Fabrice Colin, né le 6 juillet 1972 à Paris, est un écrivain français qui s'est d'abord fait connaître par ses textes relevant des littératures de l'imaginaire, fantasy et science-fiction, avant d'élargir son champ d'action et de se tourner vers le polar et la littérature générale. Il est l'auteur de nombreux livres pour adultes ou pour la jeunesse.

Avec Mathieu Gaborit, Confessions d'un automate mangeur d'opium (1999)[modifier]

Du fond de l'âme. Une confession du fond de l'âme, afin de libérer ces démons qui rongent mon crâne. Les vomir, les arracher à mon cœur. Je veux… Je veux être semblable à cet homme, là, juste devant moi qui boit son café du bout des lèvres. Ou à cet autre qui vient d'entrer, le front en sueur d'avoir marché sous le soleil. Qui suis-je, à présent, pour me comparer à ceux qui furent mes semblables ? Un sang noir ruisselle entre mes doigts, des voix impies murmurent dans mon crâne… Seigneur, que suis-je devenu ? Je ne guette pas votre miséricorde, ni même votre pitié. À présent, je puis siéger au côté du Diable et devenir son confesseur. Mais pour l'heure, je n'ai pas encore longé les rives du Styx.
  • Confessions d'un automate mangeur d'opium, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit, éd. Mnémos, coll. « Icares », 1999, chap. Prologue, p. 7


Interviews[modifier]

J'ai toujours baigné dans un univers de Fantasy, de science-fiction, de ce que l'on appelle au sens large « littérature de l'imaginaire ». J'en ai lu jusqu'à l'âge de 20 ans à peu près et je suis passé à autre chose, pas par mépris ou autre chose, mais j'ai découvert plein d'autres trucs. Quand je me suis retrouvé en position d'écrire, j'ai rencontré des gens par le jeu de rôle qui publiaient de la littérature fantastique, qui m'ont demandé si je ne voulais pas essayer. Je me suis dit que s'il y avait un domaine dans lequel je pouvais essayer de dire quelque chose c'était celui-là… après cela ne m'a pas quitté.
  • À propos de ses débuts dans l'écriture.
  • « Interview : Fabrice Colin », Fabrice Colin (propos recueillis par Les Histoires sans Fin), Actualitté, 17 mars 2010 (republication d'une interview du 7 novembre 2007) (lire en ligne)


J'ai l'impression, et ça se confirme, que dans la littérature de l'imaginaire pour adultes, il y a un palier — c'est-à-dire un niveau de vente — quasiment maximal quand on est français, qui est atteint par des gens comme Pierre Bordage ou Ayerdhal qui vont vendre 40 000 exemplaires mais pas beaucoup plus. Pour l'instant, ce n'est jamais arrivé. Ceux qui sont arrivés à vendre plus que ça sont des gens qui ne se sont pas réclamés de la science-fiction justement, même s'ils en écrivent. Par exemple des gens comme Bernard Werber ou Dantec, ils sont allés vers la littérature générale ou le polar. Peut-être que si nous écrivions chez des éditeurs comme Albin Michel en adulte ou XO, nous arriverions à toucher plus de monde. En jeunesse, il y a des auteurs français qui ont vraiment un énorme succès, des gens comme Pierre Bottero ou Erik L'Homme n'ont rien à envier a leurs homologues anglo-saxons, sauf bien sûr Harry Potter qui est hors concours. Le public « jeunesse » ne redoute pas les étiquettes.
  • « Interview : Fabrice Colin », Fabrice Colin (propos recueillis par Les Histoires sans Fin), Actualitté, 17 mars 2010 (republication d'une interview du 7 novembre 2007) (lire en ligne)


Tu arrives à sortir entre 3 et 4 romans par an, depuis 10 ans. Comment fais-tu pour garder le rythme ?
F.C. : Il y a des romans qui sont beaucoup plus faciles à écrire que d'autres. Moi je suis assez organisé. Je pense que le truc c'est la régularité. Je suis un écrivain assez sporadique, j'ai des périodes un peu compulsives pendant un ou deux mois, où je vais sortir beaucoup de pages en très peu de temps. Et je peux avoir aussi de grandes périodes de latence ou je vais emmagasiner des infos ou tout simplement de l'inspiration. Je peux corriger quelque chose tout en cherchant des idées pour une autre. J'ai un besoin d'explorer plusieurs facettes, plusieurs ambiances, plusieurs univers, plusieurs personnages, plusieurs types d'écritures aussi. Ça peut aussi poser des problèmes, l'écriture jeunesse n'est pas la même que celle pour les adultes, mais c'est très stimulant.

  • « Interview : Fabrice Colin », Fabrice Colin (propos recueillis par Les Histoires sans Fin), Actualitté, 17 mars 2010 (republication d'une interview du 7 novembre 2007) (lire en ligne)


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