Discussion:Robert Delaunay
Ajouter un sujetÀ propos de Robert Delaunay
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transfert depuis wp:fr (13.06.22)


- Robert Delaunay a moins d'inquiétude. Il n'est pas comme Metzinger prêt à tout tenter en faveur de l'art. Mais sa sagesse ne l'éloigne point des bizarreries et l'influence d'un Othon Friesz, d'il y a quelques années, nous vaut cette fois-ci des toiles solidement peintes qui ont l'air malheureusement de commémorer un tremblement de terre(Guillaume Apollinaire « Prenez garde à la peinture! Le Salon des Artistes indépendants » L'Intransigeant, )[1].
- Il y a dans la peinture moderne de nouvelles tendances ; les plus importantes me semblent être, d'une part le cubisme de Picasso, d'autre part, l'orphisme de Delaunay. L'orphisme jaillit de Matisse et du mouvement des fauves, en particulier de leurs tendances lumineuses et anti-académiques. Delaunay croyait que si vraiment une couleur simple conditionne sa couleur complémentaire, elle ne la détermine pas en brisant la lumière, mais en suscitant à la fois toutes les couleurs du prisme. Cette tendance, on peut l'appeler l'orphisme. Ce mouvement, je crois, est plus proche que les autres de la sensibilité de plusieurs peintres allemands modernes. Ces deux mouvements sont de l'art pur parce qu'ils déterminent uniquement le plaisir de notre pouvoir visuel. Ce sont des mouvements de l'art pur puisqu'ils s'élèvent au sublime sans s'appuyer sur aucune convention artistique, littéraire ou scientifique. Nous sommes ivres d'enthousiasme. Nous nous élevons ici vers le lyrisme plastique. Cette tendance créatrice s'étend maintenant à l'univers. La peinture n'est pas un art reproducteur mais créateur. Avec ces mouvements, orphistes et cubistes, nous arrivons en pleine poésie de la lumière. J'aime l'art des jeunes peintres parce que j'aime avant tout la lumière. Et, comme tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.(Guillaume Apollinaire Die Moderne Malerei [La peinture moderne] dans Der Sturm, )[2]
- On a déjà beaucoup parlé de l'orphisme. C'est la première fois que cette tendance se manifeste. Elle réunit des peintres de caractères assez différents qui tous, dans leurs recherches, sont arrivés à une vision plus intérieure, plus poétique de l'univers et de la vie. Cette tendance n'est pas une invention subite ; elle est l'évolution lente et logique de l'impressionnisme, du divisionnisme, de l'école des fauves et du cubisme. Le mot seul est nouveau : bien des peintres ont été surpris d'être compris dans cette tendance et il est très intéressant de noter que des peintres très différents convergent dans les mêmes recherches et tendent, indépendamment les uns des autres, à la même expression.(Guillaume Apollinaire, « Le Salon des Indépendants » L'intransigeant, )[1]
- Post-futurisme. Une des plus curieuses productions de ce type d'art est signée Robert Delaunay et représente, comme on a pu nous le faire entendre, des disques solaires au milieu desquels apparaît l'hélice tournoyante d'un aéroplane. Comme il est dédicacé à Blériot, nous avons là, sans doute, la représentation des sensations d'un conquérant de l'air, ou, peut-être aussi l'étonnement du soleil à l'arrivée des messagers ailés venus de la Terre(Anonyme, « Salon of the Independent » The Times, )[3].
- ↑ 1,0 et 1,1 Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges-Pompidou, p. 238
- ↑ Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesDer Sturm 148-149 p350-356 - ↑ Catalogue de l'exposition « Robert Delaunay, de l’impressionnisme à l'abstraction » au centre Georges Pompidou, p. 257
Notes
[modifier]Transfert note brouillon, avec notes sur // Léonard de Vinci et // Klee (au départ là w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Klee#cite note-14). Delaunay 1957 (14.06.22) Ce riche ouvrage doit être soigneusement examiné, annoté. Sur quote, bien ajouter les précisions. Si besoin, compléter ici en brouillon. Gribouillages brouillon Klee (transfert 14.06.22) :
« L’œil est notre sens le plus élevé, celui qui communique le plus étroitement avec notre cerveau, la conscience. »
- Delaunay 1957, Delaunay, Klee et Appolinaire, p. 146, « La Lumière ». (Ce texte a été traduit par Paul Klee dans Der Sturm).
- Voir aussi les « notes de lecture en marge de Léonard de Vinci » (cf. p. 167), p.174-175 (avec n « pages »)[1]. p. 171, Signalant que c’est en 1912 dans Les Fenêtres que le « simultané » est pour la première fois « complètement exprimé », Delaunay écrit que « La première fois que j’ai relevé une trace de cette pensée, c’est dans les notes de Léonard de Vinci qui écrit sur la différenciation des arts de peindre [et de] la littérature, mais cette appréciation ne touche que le côté fonction de l’œil. Il cherche à prouver la supériorité intellectuelle donnée par la simultanéité, par nos yeux, fenêtres de l’âme, sur la fonction auditive et successive de l’ouïe » (intégralement dans Rousseau 1999, p. 166 note 5)
- […] Emprunté à de Vinci, noté, annoté et commenté. Voir aussi wp w:Robert Delaunay#Les Fenêtres.
« La perception auditive ne suffit pas pour notre connaissance de l’Univers puisqu’elle ne reste pas dans la durée. Sa successivité commande fatalement la parité ; c’est une sorte de mécanisme où il ne peut y avoir de profondeur, donc de rythme. C’est une mathématique où il n’y a pas d’espace. »
— Delaunay 1957, p. 147-148
- Pascal Rousseau, « Les voix de la lumière », Paul Klee, Robert Delaunay et l’orphisme », dans Marcella Lista (dir.), Paul Klee, 1879-1940 : polyphonies, Actes Sud et Musée de la musique, (ISBN 978-2-330-00053-0, OCLC 761846749, notice BnF no FRBNF42544005, LCCN 2012387293), p. 47-54 :
- […] « La rencontre Klee/Delaunay arrive à un moment stratégique. Robert Delaunay vient d’entamer la série des Fenêtres. »
- […] « la visite de Paul Klee s’avère, dans ce contexte, déterminante. »
- Rembobine : page quote en 2022, wp w:spécial:diff/191658254 (cf. pdd). Pour #Sur, voir notamment les Antho dans Rousseau 1999, Lampe 2014, …
#Klee Rousseau 1999, p. 244-245- etc.
- ↑
- Rousseau 1999, Fenêtres, p. 166-167, notes prises au printemps 1912 : 356, 357, 358, 360, 365 : alinéas, (173 page de titre chap. 12,
(exercice Wikisource) 14.06.22) (note 6 p. 166) / + longues notes 27 et 28 dans Lista 2011, p. 54 - voir Goetzmann 2021, Chapitre I (« Parmi ses livres de prédilection figurent les Textes choisis de Léonard de Vinci (1452-1519), traduits par l’écrivain symboliste w:Joséphin Péladan (1858-1918) » […] ).
- Textes choisis : pensées, théories, préceptes, fables et facéties
- Rousseau 1999, Fenêtres, p. 166-167, notes prises au printemps 1912 : 356, 357, 358, 360, 365 : alinéas, (173 page de titre chap. 12,
Malik (discussion) 20 mai 2025 à 08:44 (CEST)
- Euh, avec le lien c’est plus clair… rappel : w:Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Delaunay.
- Malik (discussion) 13 septembre 2025 à 11:35 (CEST)
À ajouter
[modifier]- « J’avais rencontré en Delaunay un poète. Un poète qui n’écrivait pas avec des mots mais avec des couleurs. […] » (Sonia Delaunay)