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Deuil

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Premier DeuilWilliam Bouguereau (1888)

Littérature

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Écrit intime

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Paul Klee, Journal, 1957

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Les grands animaux sont endeuillés à table et ne sont point rassasiés. Mais les mouches rusées grimpent sur les montagnes de pain et habitent la cité de beurre.


Prose poétique

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Anne Calife, Paul et le Chat, 2004

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Au fond de la prairie, les branches noire du chêne se détachaient précises, bien trop précises sur la brume grise de février. Le vieil arbre gravait une griffe immobile contre la brume mouvante. Cinq branches noires à droite, cinq à gauche.

Deuil symétrique.

Parfait.
  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 2-7152-2482-6), p. 14


Citations

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I. Le travail de deuil consiste à se construire un « nouvel » univers. [...]
  1. Faire son deuil, c'est protester : on refuse d'accepter cette absence [...].
  2. Faire son deuil, c'est désespérer : on doute de ses propres perspectives d'avenir, de sa capacité à vivre et du sens de sa propre vie [...].
  3. Faire son deuil, c’est accepter la situation : c’est dans ce vide que la personne en deuil se retrouve, et la force de son moi lui permet de vivre avec ce vide impossible à combler et qui reste inoccupé. La personne disparue est devenue à la fois absente et présente. On laisse la personne décédée continuer à vivre dans sa propre vie, avec gratitude et reconnaissance, sans la glorifier à outrance, et on y voit un enrichissement de sa vie. [...]

Les personnes et les groupes qui, en raison de la mobilité ou des mouvements migratoires, ne sont pas intégrés socialement, sont le plus souvent « dépassés » dans leur processus de deuil. La théologie pastorale, en particulier, se trouve ainsi confrontée à un nouveau défi : trouver des moyens, des modèles, des rites et des symboles pour venir en aide à la personne (laissée seule) dans son deuil.

  • (de) I. Trauerarbeit besteht im Aufbau einer « neuen » Lebenswelt. [...]
    1. Trauern heisst protestieren: Man will die Abwesenheit nicht wahrhaben [...].
    2. Trauern heisst verzweifeln: Man zweifelt an der eigenen Lebensmöglichkeiten, an der Fähigkeit und dem Sinn des eigenen Lebens [...].
    3. Trauern heisst sich abfinden: In der Leere findet die trauernde Person sich zurück, und die eigene Ichstärke befähigt den Menschen, mit der nicht ausfüllbaren und nicht ausgefüllten Leere zu leben. Die verlorene Person ist gleichzeitig die abwesende und die anwesende geworden. Man lässt die verstorbene Person in Dankbarkeit und Anerkennung ohne falsche Glorifizierung im eigenen Leben weiterleben und erfährt dies als eine Lebensbereicherung. [...]
    Personen und Gruppen, die durch Mobilität oder Ein- und Auswanderung gesellschaftlich nicht integriert sind, werden in ihrer Trauerarbeit meistens überfordert. Gerade die Pastoraltheologie steht dadurch vor einer neuen Aufgabe: Möglichkeiten, Modelle, Riten und Symbole zu finden, um dem (alleingelassenen) Menschen in seiner Trauer zu Hilfe zu kommen.
  • Wörterbuch des Christentums, A. M. J. M. Herman van de Spijker (pour l'entrée), éd. Volker Drehsen, Hermann Häring, Karl-Josef Kuschel, Helge Siemers, 1995  (ISBN 9783572006915), p. 1276-1277


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