Décolonisation

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La décolonisation est un processus d'émancipation des empires coloniaux vis-à-vis des métropoles colonisatrices. Elle conduit le plus souvent à l'indépendance des pays colonisés. Commencée dès 1775 en Amérique, c'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que le terme naît, alors que le phénomène prend une ampleur mondiale avec le développement des premiers nationalismes émergents au début du xxe siècle.

Edgar Faure[modifier]

La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c’est le sentiment de l’injustice. Nous avons l’impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d’une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.
  • Déclaration d'Edgar Faure au Sénat, lors de la séance du 21 mars 1962 à propos du cessez-le-feu des Accords d'Évian


Frantz Fanon[modifier]

Dans décolonisation, il y a donc exigence d'une remise en cause intégrale de la question coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: "les derniers seront les premiers." La décolonisation est la vérification de cette phrase. C'est pourquoi, sur le plan de la description, toute décolonisation est une réussite.
  • Les Damnés de la Terre (1961), Frantz Fanon, éd. La Découverte poche, 2002, p. 40


François Mitterrand[modifier]

C’est également à travers ce drame [la décolonisation] que j’ai remis en question la Quatrième République, ses institutions, ses mœurs. Entendez-moi bien. Ministre de cette République, j’ai toujours défendu la part féconde de son héritage. Les historiens rendent déjà justice à son œuvre de restauration économique, effectuée dans les pires circonstances. Chef du R.P.F., le général de Gaulle s’est comporté à son égard avec une extrême démagogie, aveuglé qu’il était par l’ambition de récupérer un pouvoir imprudemment abandonné. […] Il n’empêche que la IVe République ne s’était pas dotée d’institutions politiques à la mesure de ses obligations. […] La grande affaire de la décolonisation la dépassa. Elle tomba avec les derniers vestiges de l’Empire.
  • Ma Part de vérité. De la rupture à l’unité, François Mitterrand, éd. Fayard, 1969, p. 36


Articles connexes[modifier]