Bernard Moitessier

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Bernard Moitessier (10 avril 192516 juin 1994) est un navigateur et écrivain français, auteur de plusieurs livres relatant ses voyages.

Citations[modifier]

La longue route, 1971[modifier]

Le destin bat les cartes mais c'est nous qui les jouerons.
  • La longue route, Bernard Moitessier, éd. Arthaud, 1971, p. 63
Je n'ai pas lu la Bible. C'était écrit trop petit.
  • La longue route, Bernard Moitessier, éd. Arthaud, 1971, p. 144


Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leur rêve...
  • La longue route, Bernard Moitessier, éd. Arthaud, 1971, p. 226


Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien, dessus.
  • La longue route, Bernard Moitessier, éd. Arthaud, 1971, p. 228


Un jour,à force de fouiller l'atome, un savant expliquera peut être la joie et la paix de l'esprit par des formules mathématiques. Ce serait intéressant, mais sûrement trop compliqué pour moi. Et peut être risquerait-il aussi, avec son cerveau, d'abîmer quelque chose d'essentiel. Je préfère ce que dit Romain Gary: "ce dont l'homme a le plus besoin c'est d'amitié".
  • La longue route, Bernard Moitessier, éd. Arthaud, 1971, p. 240


Tamata et l'Aliance, 1993[modifier]

Mais le meilleur arrosage pour la terre, c'est d'abord la sueur de l'homme, elle vient loin devant toutes les pluies et tous les fleuves du monde.
  • Tamata et l'Alliance, Bernard Moitessier, éd. J'ai lu, 1996, p. 72


On l'offre toujours volontiers à Tamata. C'est le surnom qu'ils m'ont donné. En paumotu, Tamata veut dire "essayer" ou "pourquoi pas".
  • Tamata et l'Alliance, Bernard Moitessier, éd. J'ai lu, 1996, p. 340


C'était un vieux compte que je voulais régler avec "la Marseillaise". Dans une lettre adressée au chef de l'État, j'ai donné mon opinion sur ce chant guerrier qui porte aux nues l'orgueil et la haine : "Le jour de gloire est arrivé ! L'étendard sanglant est levé ! Qu'un sang impur abreuve nos sillons !"
Deux siècles après la grande Révolution, c'est une nouvelle ère qu'il faut inventer, celle de la main généreuse tendue vers son prochain. Pour faire face aux défis du futur, notre monde inquiet a besoin de valeurs "morales" , pas de canons ni de gros drapeaux. Et qu'on n'ait pas encore changé les paroles de cette "Marseillaise", dégoulinante de sang, me fait honte pour une France qui se prétend le phare des autres peuples.


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