Annie Lacroix-Riz

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Annie Lacroix en 2005.

Annie Lacroix-Riz (née en 1947) est une historienne française, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII - Denis Diderot.

Ancienne élève de l'École normale supérieure de Sèvres, élève de Pierre Vilar, agrégée d'histoire, docteur ès lettres, elle est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et du régime de Vichy, sur la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale, sur les relations entre le [Vatican et l'Allemagne nazie ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après le conflit mondial.

Ses publications, tant sur la période 1939-45 que sur le régime stalinien en URSS, ont entraîné diverses polémiques. Plusieurs autres historiens contemporanéistes et Conspiracy Watch ont remis en cause la méthodologie historique d'Annie Lacroix-Riz, lui reprochant d'appliquer dans ses ouvrages une grille de lecture qui subordonne la déduction à ses convictions idéologiques, notamment sa croyance en la théorie du complot de la « Synarchie ».

Également connue pour son engagement communiste, elle est membre du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

Articles et entrevues[modifier]

Le Monde diplomatique[modifier]

Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge.


Il y a soixante ans, 57 % des Français considéraient l’URSS comme le principal vainqueur de la guerre. En 2004, ils n’étaient plus que 20 %. Amplifié par les médias, cet oubli progressif du rôle de Moscou tient aussi aux polémiques sur la politique de Staline entre 1939 et juin 1941, que des travaux historiques récents éclairent d’un jour nouveau. Mais, quoi qu’on pense du pacte germano-soviétique, comment nier que, trois ans durant, les Russes ont porté une grande partie de la résistance, puis de la contre-offensive face à la Wehrmacht ? Au prix de 20 millions de morts. [...] Si, en 1917-1918, le Reich fut défait à l’Ouest, et surtout par l’armée française, de 1943 à 1945, il le fut à l’Est et par l’Armée rouge.


Entrevue par gfp.com, 2013[modifier]

Le grand capital français n'a pas collaboré parce qu'il a été vaincu, il a été vaincu, en s'y prêtant activement, parce qu'il avait choisi de collaborer sans réserves dans des conditions d'inégalité très profonde. La collaboration de 1940 à 1944 a été, comme la Défaite elle-même, une conséquence directe de la collaboration des années 1920-1940, dont j'ai montré les étapes dans l'ouvrage Le choix de la défaite. Il s'agit d'une coopération dans tous les domaines, commercial (cartels compris), financier, et politico-idéologique.


C'est le grand capital qui règle le sort de la France comme le sort de tous les pays européens. La concentration de capital et l'élévation consécutive de la composition organique du capital qui en résulte ont pour conséquence la baisse du taux de profit. Le grand capital est donc conduit à une guerre des salaires permanente, prévue d'emblée par les hauts fonctionnaires : ceux-ci ont annoncé, dès mai 1950, le « dumping social » d'aujourd'hui (en utilisant l'expression même), c'est-à-dire la baisse des salaires permanente.


Aux origines du carcans européens[modifier]

Affaire idéologique ? Non, gigantesque dossier économique. L'Ukraine, brûlot russo-allemand avant 1914, où le Reich finançait déjà le mouvement "autonomiste", fut un des enjeux majeurs de la première Guerre mondiale : "L'Ukraine indépendante devait être une succursale économique et politique de l'Allemagne.
  • Aux origine du carcan européen (1900-1960), Annie Lacroix-Riz, éd. Les temps des cerises - éditions delga, 2014, p. 182


La perspective de piller ce trésor, en taillant en pièces l'empire russe, puis l'URSS, fit dans l'entre-deux-guerres, s'entre-déchirer tous les impérialistes, l'américain compris.
  • Aux origine du carcan européen (1900-1960) (1930), Annie Lacroix-Riz, éd. Les temps des cerises - éditions delga, 2014, p. 182