Agneau

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L'InnocenceWilliam Bouguereau (1893)

L'agneau est le très jeune mouton, petit de la brebis et du bélier. Il est généralement le symbole de l'innocence.

Littérature[modifier]

Critique[modifier]

André Gide, Incidences, 1924[modifier]

Le souhait du romancier n'est pas de voir le lion manger de l'herbe. Il reconnaît qu'un même Dieu a créé le loup et l'agneau, puis a souri « voyant que son œuvre était bonne ».

  • Incidences, André Gide, éd. Gallimard, 1948, p. 92


Nouvelle[modifier]

Charles Bukowski, Journal d'un vieux dégueulasse, 1969[modifier]

Balanos était doué — les bras de cet enculé étaient quasiment reptiliens, mais surtout il ne bougeait pas d'un pouce —, il savait s'effacer, s'esquiver, et il ne s'exposait pas davantage qu'une araignée maléfique. pour autant, chacun de ses coups portait et faisait mal. pour le battre, il aurait fallu un très grand champion. aussi Watson aurait-il mieux fait de reprendre son petit agneau et de rentrer chez lui.


Proverbe[modifier]

Charles Cahier, Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels — empruntés a notre âge aux siècles derniers, 1856[modifier]

Agneau en peau de tigre craint encore le tigre.
  • Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels : empruntés a notre âge aux siècles derniers, Charles Cahier, éd. Julien, Lanier, 1856, chap. Proverbes chinois, 1, p. 117-128


Roman[modifier]

Victor Hugo, Les Misérables, 1862[modifier]

Comment se faisait-il que l'existence de Jean Valjean eût coudoyé si longtemps celle de Cosette ? Qu'était-ce que ce sombre jeu de la providence qui avait mis cet enfant en contact avec cet homme ? Y a-t-il donc aussi des chaînes à deux forgées là-haut, et Dieu se plaît-il à accoupler l'ange avec le démon ? [...] Qui avait pu lier l'agneau au loup, et, chose plus incompréhensible encore, attacher le loup à l'agneau? Car le loup aimait l'agneau, car l'être farouche adorait l'être faible, car, pendant neuf années, l'ange avait eu pour point d'appui le monstre.
  • Les Misérables, Victor Hugo, éd. Pagnerre, 1862, t. 10, partie V, chap. 2, VII, p. 182-183


Propos de moralistes[modifier]

Jean Hyacinthe Adonis Galoppe, Hommes et bêtes, 1862[modifier]

Le mot agneau, qui vient du grec αμνός (chaste, pur), n'est pas toujours cet assez disgracieux animal toujours crotté […] ; ce n'est pas nécessairement le vulgaire principe de ces fades gigots que l'assaisonnement seul fait manger avec quelque plaisir, et qui, parents fort éloignés des hôtes des bois, se donnent fréquemment des airs de chevreuil ; le mot s'emploie fort souvent au figuré et s'applique, bien ou mal, à tout personne disposée à se laisser manger la laine sur le dos...
  • Hommes et bêtes, Jean Hyacinthe Adonis Galoppe (dit Galoppe d'Onquaire), éd. Amyot, 1862, p. 7


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