Académie française

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Remise des prix à l’Académie française en 2007

L’Académie française est une institution fondée en 1634 chargée de normaliser et perfectionner la langue française, notamment par l’élaboration d’un dictionnaire. Elle compte 40 membres élus par leurs pairs, traditionnellement surnommés les « Immortels ».

Citations[modifier]

Alain Finkielkraut[modifier]

Amuseurs, commentateurs ou penseurs, ils prétendent incarner la dissidence alors même qu'ils font la pluie et le beau temps dans la société et ils accusent l'Académie française de dicter sa loi, alors que cette institution est toujours plus décriée, fragile et vulnérable, comme la langue qu'elle refuse, avec une touchante obstination, d'abandonner sans coup férir à la technique. En raison même de cette faiblesse et de cette ténacité, je me sens, malgré mes trop évidentes lacunes, à ma place quai Conti. Je regrette seulement qu'on nous désigne encore sous le nom particulièrement inopportun d'«Immortels». Si nous sommes là, c'est, pour le dire avec les mots magnifiques de Rainer Maria Rilke, parce que «le périssable nous réclame et a besoin de nous […], nous périssables plus que tout.»


Alexis Piron[modifier]

Plusieurs Académiciens, & surtout Messieurs de Fontenelle, de Boze, l’Abbé Sallier, Crébillon, engagèrent Piron à se présenter, quoiqu’ils n’ignorassent pas toutes les plaisanteries qu’il se permettait, & surtout le propos qu’il tint un jour à un de ses amis, en passant dans le Louvre : Tenez, voyez-vous, lui dit-il, en lui montrant l’Académie Française, ils sont là quarante, qui ont de l’esprit comme quatre.
  • Œuvres complettes d’Alexis Piron, Jean-Antoine Rigoley de Juvigny, éd. Clément Pomteux, 1776, t. 1, p. 87-88


Antoine de Rivarol[modifier]

Dans le Dictionnaire de l’Académie, on n’y trouve pas ce qu'on ne sait point, mais on n’y trouve pas ce qu’on sait.
  • Pensées inédites, Antoine de Rivarol, éd. J.-A. Boudon, 1836, p. 104


Lucien Rigaud[modifier]

Atteindre à l’apogée de la gloire : pour un écrivain, c’est entrer à l’Académie française quand il n’en est pas digne, ou ne pas y entrer quand il en est digne.
  • Dictionnaire des lieux communs, Lucien Rigaud, éd. P. Ollendorff, 1881, p. 17


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