Vin

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Le vin (photo d'Amanda Velocet)

Le vin est une boisson alcoolisée obtenue par la fermentation du raisin, fruit de la vigne (Vitis vinifera).


Sommaire

Langue[modifier]

Proverbes et dictons, Moyen-Âge[modifier]

Vin de singe, vin de lion, vin de pourceau

On dit d'un homme qu'il a mauvais vin pour dire qu'il est querelleur quand il a bu ; qu'il a un vin de singe pour dire qu'il ne demande qu'à rire et à folâtrer ; qu'il a un vin de lion pour dire qu'il devient furieux et qu'il a un vin de pourceau pour dire qu'il ne veut que dormir.

  • Locutions et proverbes d'autrefois, René Lagane, éd. Belin, Paris, 1983, p. 191

Histoire[modifier]

Le vin des papes, 1343[modifier]

Après le cinquième service, on apporta une fontaine surmontée d'une tour et une colonne d'où s'échappaient cinq espèce de vins. Les margelles de cette fontaine étaient garnies de paons, de faisans, de perdrix, de grues et de divers autres volatiles... Les vins venaient de Provence, de La Rochelle, de Beaune, de Saint-Pourçain et du Rhin... Lorsque le pape fut retiré dans ses appartements, on apporta du vin et des épices.

  • « Un banquet pontifical à Avignon (1343) », Florentin anonyme, dans La table provençale. Boire et manger en Provence à la fin du Moyen Âge, Louis Stouff, éd. Alain Barthélemy, Avignon, 1996, p. 182- 183


Cahiers de doléances, 1789[modifier]

Qu'il plaise à Sa Majesté d'accorder à tous les habitants de la Bretagne les vins et les eaux-de-vie et autres liqueurs au même taux que les nobles et le clergé... N'est-ce point aujourd'hui une injustice manifeste que le pauvre paie plus que le riche cette denrée plus nécessaire au Tiers état qu'aux nobles et au clergé ?

  • « Il n'y a pas de joie sans vin », Artisans de Pont-l'Abbé, dans 1789, les Français ont la parole, Pierre Goubert et Michel Denis, éd. Julliard, Paris, 1962, p. 151

Ils sont journellement tourmentés par les aides, à peine ont-ils récolté leur vin que les commis dans cette partie arrivent chez eux et leur font impitoyablement payer une somme de 42 sols. Ils exigent le même droit pour pareilles pièces de demi-vin, qui n'est autre chose que de l'eau passée à différentes fois sur le marc auparavant très pressuré, seule et unique boisson du malheureux.

  • « Il n'y a pas de joie sans vin », Aulnay-sur-Saintonge, dans 1789, les Français ont la parole, Pierre Goubert et Michel Denis, éd. Julliard, Paris, 1962, p. 152

On ne sait ce qui l'emporte sur l'horreur ou le ridicule d'une législation qui condamne un homme pour avoir bu ou fait boire à ses amis, dans le cours d'une année, plus qu'il n'a été arbitré qu'il devait boire ; qui le punit si ses tonneaux sont trouvés mauvais et si son vin a été perdu ; qui ne règle même pas ce qui sera permis de boire dans une famille en raison des individus dont elle est composée ert qui n'accorde qu'une bouteille de plus au père de 12 enfants qu'au célibataire isolé ; qui ne permet même pas au curé de secourir ses paroissiens par quelque bouteille de vin de sa cave ; qui défend à tout particulier, vendant d'après une autorisation légale le vin de son cru, de donner à un infortuné un morceau de pain ou de bouillon s'il n'a pas payé le droit plus étendu de vendre son vin à l'assiette.

  • « Il n'y a pas de joie sans vin », Baillage de Nemours, dans 1789, les Français ont la parole, Pierre Goubert et Michel Denis, éd. Julliard, Paris, 1962, p. 154

Mirabeau : le séjour en Angleterre, 1784[modifier]

Le terroir du vin l'emporte sur celui du charbon de terre, même par l'influence sur le moral.

  • Mirabeau ou l'échec d'un destin, Duc de Castries, éd. Fayard, Paris, 1974, p. 225, Ch. VIII, 2.


Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, 2009[modifier]

Le vin est en péril. Tant de scélérats, de faibles d'âme et de malheureux, de tristes moralisateurs pleins de leur bonne conscience veulent sa mort : les industriels de la bière et des alccols uniformisés pour qui il est un dangeureux concurrent, les amateurs d'ivresse rapide, destinée à leur faire oublier les soucis de la vie ou le désir de vivre tout court, les puritains qui confondent consommation joyeuse et excès dégrandant pour le corps et pour la responsabilité.

  • Le vin, c'est toute une histoire, Michel Bouvier, éd. Jean-Paul Rocher, Paris, 2009, partie Préface de Jean-Robert Pitte, membre de l'Institut, p. 7


Théodore Zeldin, Histoires des passions françaises, 2003[modifier]

Le vin a joué dans la vie des Français un rôle aussi considérable et aussi complexe que celui joué par les idées politiques ou sociales.

  • Histoire des passions françaises, 1848-1945, Tome III, Goût et corruption, Théodore Zeldin, éd. Payot & Rivages, Paris, 2003, p. 458


Littérature[modifier]

Discours[modifier]

Si la vertu a disparu de la terre, elle se retrouve au fond des bouteilles, et éminemment de ces bouteilles de vins français qui entre tous se glorifient de justifier l'épithète de généreux.

  • Discours prononcé lors de l'inauguration de la Foire Internationale de Bruxelles, le 2 mai 1935, in Proses et poésies diverses, Paul Claudel, éd. Gallimard, 1987, p. 124


Le vin est le fils du soleil et de la terre, mais il a eu le travail comme accoucheur.

  • Discours prononcé lors de l'inauguration de la Foire Internationale de Bruxelles, le 2 mai 1935, in Proses et poésies diverses, Paul Claudel, éd. Gallimard, 1987, p. 125


Éloge du Vin, 1935[modifier]

Le vin, fils du soleil, de la terre et du travail

En effet, le vin n'est pas notre ennemi, c'est un conseiller qui veut jouir en nous du crédit issu d'une longue carrière de bienfaisance.

  • Discours prononcé lors de l'inauguration de la Foire Internationale de Bruxelles, le 2 mai 1935, in Proses et poésies diverses, Paul Claudel, éd. Gallimard, 1987, p. 123

Journal intime[modifier]

L'Orage de vivre, 1994[modifier]

Bois avec moi, ami,
le vin ne s'est pas fait seul,
il ne faut pas le boire seul


Récit et nouvelle[modifier]

Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, 1866[modifier]

Voyez-vous, mes enfants, quand le blé est mûr, il faut le couper ; quand le vin est tiré, il faut le boire.


François Béroalde de Verville, Le Moyen de parvenir, XVIe siècle[modifier]

Le rire pour l'âme et le vin pour le corps

  • (fr) Le Moyen de parvenir, François Béroalde de Verville, éd. s.n., 1786, t. 1, XXXII, p. 138
Mirabeau-Tonneau, frère de Mirabeau-Tonnerre

Roman[modifier]

François Rabelais, Gargantua, 1542[modifier]

L'odeur du vin ô est combien est plus agréable, riante, méditative, plus céleste, et délicieuse que l'huile ? Et prendrais autant comme un hommage qu'on dise de moi que je n'ai dépensé plus de vin que d'huile, que Démosthène, quand de lui on disait qu'il dépensait plus d'huile que de vin. Je n'ai que l'honneur et la gloire d'être dit bon vivant et bon compagnon, et pour cela bien accueilli en toutes bonnes assemblées de Pantagruélistes : un grincheux reprocha à Démosthène que ses discours sentaient comme le tablier d'un sale et malpropre huilier.

  • (fr) L'odeur du vin o combien plus est friant, riant, priant, plus celeste, et delicieux que d'huille ? Et prendray autant à gloire qu'on die de moy que plus en vin aye despendu que en huyle, que fist Demosthenes, quand de luy on disoit, que plus en huyle que en vin despendoit. À moy n'est que honneur et gloire, d'estre dict et réputé bon gaultier et bon compaignon : et en ce nom suis bien venu en toutes bonnes compaignies de Pantagruelistes : à Demosthènes fut reproché par un chagrin que ses oraisons sentoient comme la serpillere d'un ord et sale huillier.


Frère Jean
Jamais un homme noble ne hait le bon vin, c'est un apophtegme monachal.

  • (fr) Frère Jean
    Jamais homme noble ne hayst le bon vin, c'est apophtegme monacal.
  • Gargantua (1542), Rabelais, éd. Gallimard, 2007, chap. XXVII, « Comment un moine de Seuillé saulva le cloz de l'abbaye du sac des ennemys », p. 265 (texte intégral sur Wikisource)


Poésie[modifier]

Baudelaire, Du vin et du hachisch, 1851[modifier]

Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'action sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable. Ne soyons donc pas plus cruels envers lui qu'envers nous-mêmes, et traitons-le comme notre égal.

  • « Du vin et du hachisch », dans Œuvres complètes (1980), Charles Baudelaire, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2004, p. 217 (texte intégral sur Wikisource)


Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869[modifier]

J'ouvre le Kreisleriana du divin Hoffmann, et j'y lis une curieuse recommandation. Le musicien consciencieux doit se servir du vin de Champagne pour composer un opéra-comique. Il y trouvera la gaieté mousseuse et légère que réclame le genre. La musique religieuse demande du vin du Rhin ou du Jurançon. Comme au fond des idées profondes, il y a là une amertume enivrante; mais la musique héroïque ne peut pas se passer de vin de Bourgogne. Il a la fougue sérieuse et l'entraînement du patriotisme. Voilà certainement qui est mieux, et outre le sentiment passionné d'un buveur, j'y trouve une impartialité qui fait le plus grand honneur à un Allemand.


Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924[modifier]

[...] la vierge blonde trempe ses cheveux dans mon café ; il est midi, le vin devient colombe dans le litre légal déposé sur la table à côté d'un verre à côtes.


Jacques Prévert, Spectacle, 1951[modifier]

Une pluie de larmes ne peut rien contre la sécheresse du cœur…
Pas plus que l’eau dans le vin pour en ranimer le bouquet.

  • Spectacle, Jacques Prévert, éd. Pléiade Gallimard, 1992, chap. Intermède, p. 381

Saint-Amant, La Vigne[modifier]

Quand ces pirates impudents,
Bacchus, te montrèrent les dents,
N'est-il pas vrai que ta vengeance
Ordonna pour son plus grand fléau,
Que cette misérable engeance
Ne boirait plus jamais que de l'eau ?

O quel sévère châtiment !
Boire de l'eau, Dieu quel tourment !

  • Les œuvres du sieur de Saint-Amant, Saint-Amant, éd. Jean Boulley, 1642, p. 193


Jules Supervielle, Oublieuse mémoire, 1949[modifier]

Pâle soleil d'oubli, lune de la mémoire,
Que draines-tu au fond de tes sourdes contrées ?
Est-ce donc là ce peu que tu donnes à boire
Ces gouttes d'eau, le vin que je te confiai ?


Théâtre[modifier]

Faust, 1808 et 1832[modifier]

Un bon Allemand ne peut souffrir les Français, mais pourtant il boit leurs vins très-volontiers.


Viniculture[modifier]

Moniteur Vinicole, 1856[modifier]

Vins à pots renversés : On désigne ainsi les vins des environs de Paris que les vignerons viennent vendre eux-mêmes près des barrières.

  • « Les vins de Paris », Achille Larive, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 17, mercredi 15 octobre 1856, p. 3


Moniteur Vinicole, 1857[modifier]

.Liqueur Transforest dite Sève ou Essence de Médoc concentrée et perfectionnée. Cette composition donne aux vins de moindres crus une sève délicieuse qui rivalise avec la vraie sève du Médoc. Elle conserve le vin et lui donne une qualité vraiment précieuse. Elle a pour les expéditions d'outre-mer des avantages depuis longtemps constatés. Un flacon de Liqueur Transforest conserve, parfume, bonifie et vieillit une barrique de vin de 250 litres. Se méfier des contrefaçons. Prix du flacon : 2 F.

  • « Publicité », Maison Transforest, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 18, mercredi 4 mars 1857, p. 4


Vin de grenade

.Le propriétaire de vieilles vignes en bons plants, voyant les vins travaillés prendre la place de ceux en nature, a changé son système de culture. Le consommateur trompé sur la qualité et souvent sur la quantité ne croit plus à rien. Il faut au commerce des vins la plus grande liberté, mais la franchise ne doit pas en être exclue.

  • « Les vins trafiqués », M. Damotte, propriétaire à Tonnerre, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 20, mercredi 20 mars 1857, p. 2


La Compagnie Générale des Vins Factices a la prétention de livrer chaque jour à la consommation parisienne 350 hectolitres de vins fabriqués sans un seul raisin. Les vins, blancs ou rouges, peuvent s'appeler impunément Madère, Malaga, Vermouth et même Champagne. Ils auraient le goût et l'aspect des vins dont ils ont emprunté le nom.

  • « La Compagnie Générale des Vins Factices », I. Pezeyre, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 21, mercredi 27 mars 1857, p. 2


S'il est des quartiers de Paris où la vigne n'est plus qu'une plante exotique, il en est d'autres où on la cultive en treilles luxuriantes et vermeilles. Malgré les envahissement de la bâtisse, qui ne respecte rien, surtout l'ombrage ou la verdure, on compte encore quelques perties du Faubourg-Saint-Germain et au Marais, de petits vignobles intra-muros. Dans le Maris, la récolte est abondante, et s'il faut en croire les propriétaires, elle n'est pas d'une qualité inférieure. Cepandant cette qualité varie selon les rues : un peu plus j'aurai dit selon les clos.

  • « Viticulture urbaine », Achille Larrive, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 38, mercredi 21 septembre 1857, p. 3


En 1837, les "Jardins du Marais" étaient très souvent des champs de vignes qui produisaient des vins rouges et blancs. Les plus nombreux se trouvaient dans la rue Saint-François, célèbre par ses treilles, ainsi que dans les rues des Filles-du-Calvaire et des Minimes. D'autres vins dont "on parlait avec quelque estime" étaient produits grâce aux treilles dans les rues des Trois-Pavillons, des Blancs-Manteux et des Francs-Bourgeois. Mais aucun ne valait le vin d'Argenteuil.

  • « Viticulture urbaine », Achille Larrive, Le Moniteur Vinicole. Journal de Bercy et de l'Entrepôt, nº 38, mercredi 21 septembre 1857, p. 3


Vins, alcools et spiritueux de France, 1951-1952[modifier]

C'est une loi biologique bien établie que la finesse du vin et la délicatesse de son bouquet se développent au maximum près de la limite septentrionale de la culture de la vigne.

  • Vins, alcools et spiritueux de France, professeur J. R. Roger, éd. Maurice Ponsot, Paris., 1951-1952, p. 351


Essai[modifier]

Constant Bourquin, Connaissance du vin, 1976[modifier]

Le goût du consommateur ! L'une des plus mirobolantes inventions de ces humains de charme dont la raison d'être consiste à nous vendre du vin. Notre goût, lequel : celui qui est authentiquement notre ou bien celui qu'à force de patience et de persuasion l'on a bien réussi à conditionner chez nous ?

  • Connaissance du vin, Constant Bourquin, éd. Marabout services, Verviers, 1976, p. 37

La destinée normale d'un jus de raisin ne serait pas de produire du vin mais plutôt du vinaigre ! Il faut donc, pour que l'on ait vraiment du vin, que la science et la technique viennent au secours de la nature.

  • Connaissance du vin, Constant Bourquin, éd. Marabout services, Verviers, 1976, p. 18


Tel cépage convient à tel sol, tel autre ne convient pas. Plantez dans le Bordelais le pinot noirien et le pinot blanc chardonnay, les deux cépages rois de Bourgogne, et vous obtiendrez des vins rouges et blancs fort quelconque. Venez en Bourgogne avec les grands cépages de Bordeaux, le résultat ne sera pas meilleur. La première leçon à retenir est donc celle qui s'exprime dans la correspondance d'un sol et d'un cépage.

  • Connaissance du vin, Constant Bourquin, éd. Marabout services, Verviers, 1976, p. 22


Arthur Choko, L'amour du vin, 1995[modifier]

Le vin est plaisir et joie. Il évolue comme évolue notre civilisation en matière de goût et de technique : la civilisation du vin conquiert le monde et peu de peuples échappent à l'attrait qu'exerce cette boisson.

  • L'amour du vin, Arthur Choko, éd. Les éditions de l'amateur, Paris, 1995, p. 15


Je trouve suspect un vin de quelques années sans dépôt : les particules des fonds des vieilles bouteilles sont gages de son âge autant que de son authenticité.

  • L'amour du vin, Arthur Choko, éd. Les éditions de l'amateur, Paris, 1995, p. 40


Je vois un certain avantage et même un avantage certain à n'aimer le vin que par gourmandise et, par conséquent, à n'être point du tout attiré (et c'est mon cas) par l'alcool. S'il était possible qu'un bon vin fût l'équivalent de ce qu'il est sans contenir de l'alcool, sans hésiter, je serais amateur de ce vin-là. Or le vin n'est vin qu'en raison de sa teneur naturelle en alcool. Alors, je m'incline et me fais une raison. Sentiment que je pourrais exprimer à la façon d'Anatole France : Hélas, volontiers.

  • Connaissance du vin, Constant Bourquin, éd. Marabout services, Verviers, 1976, p. 104


Raymond Dumay, Guide du vin, 1967[modifier]

Le vin n'est pas une fabrication régie par des règles scientifiques, mais un art dépendant uniquement du goût.

  • Guide du vin, Raymond Dumay, éd. Stock, 1967, p. 268


Juan Gris (1919)
Nature morte à la bouteille de bordeaux

Il y a des caves légères et des caves sérieuses, des caves populacières et des caves aristocratiques, il peut même y avoir des caves jansénistes, mais que Bacchus me garde ! je souhaite ne jamais voir ni cave triste, ni triste cave.

  • Guide du vin, Raymond Dumay, éd. Stock, 1967, p. 300


Militaire, vous aurez des vins d'avant-garde, des vins de choc, voire des vins de retraite. Musicien, vous aurez des vins pour écouter Mozart, le jazz et la musique sérielle. Peintre, vous les classerez en primitifs, classiques, abstraits. Lecteur, vous aurez un flacon pour lire Ronsard, un autre pour Valéry.

  • Guide du vin, Raymond Dumay, éd. Stock, 1967, p. 301


Guide des vins régionaux de France, 1985[modifier]

On a dit que le cépage donne au vin sa personnalité et le terrain où pousse la vigne son âme.

  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 12


Le choix d'un vin sera nécessairement un compromis entre vos désirs, éclairés par la dégustation, et vos possibilités financières.

  • Guide des vins régionaux de France, Steven Spurrier, préface de Jacques Puisais, traduit de l'anglais par Claude Dovaz, éd. Dursus, Paris, 1985, p. 162



Sommelier versant un vin décanté

Film[modifier]

Un singe en hiver, 1962[modifier]

Dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse !


Traits d'esprit[modifier]

Jacques Perrin, Le Crabe-tambour, 1977[modifier]

Willsdorf, le Crabe-tambour : Une bouteille pleine de vin, c'est déjà du rêve. Mais avec un bateau dedans, toutes voiles dehors...

  • Jacques Perrin, Le Crabe-tambour (1977), écrit par Jean-François Chauvel et Pierre Schoendoerffer


Huguette Maure, Le petit livre (du) rouge, 1997[modifier]

Pour savoir qu'un verre de vin rouge est de trop, encore faut-il l'avoir bu.

  • « Littérature viticole », Olivier de Kersauson, dans Le petit livre (du) rouge, Huguette Maure (sous la direction de), éd. Michel Lafon, Paris, 1997, p. 36


Il y a des globules rouges, il y a des globules blancs, peut-être qu'il y a aussi des globules rosés.

  • « Les auteurs et le vin », Jean Carmet, dans Paroles de vin, Marc Lagrange, éd. Féret Bordeaux, 2000, p. 17


Si un jour les Japonais fabriquent du camembert et du vin rouge, il faudra fermer la France.

  • « Les auteurs et le vin », Coluche, dans Paroles de vin, Marc Lagrange, éd. Féret Bordeaux, 2000, p. 18


Série télévisée[modifier]

Kaamelott, 2005[modifier]

Arthur : Mais qu'est-ce que ça peut bien vous foutre ce que je picole, aujourd'hui, ça va pas mieux?
Séli : Le mari de ma soeur, il boit trois pichets par repas il a déjà huit gosses!
Guenièvre : Je vois pas bien le rapport avec le vin.
Séli : C'est viril, c'est tout! Quand on est un homme, on boit beaucoup de vin!
Léodagan : Alors quand je rentre de la taverne à quatre pattes à deux heures du matin vous piquez des crises à rallonge, et subitement, tout à coup, quand on est un homme, on picole?
Séli : J'me comprends!
Léodagan : Et ben j'sais pas comment vous faites! Ma parole, des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice!

  • Alexandre Astier, Anne Girouard, Joëlle Sevilla, Lionnel Astier, Kaamelott, Livre I, La potion de fécondité, écrit par Alexandre Astier.


Santé[modifier]

Jean-Claude Rodet, Vins biologiques, 2012[modifier]

Un grand nombre des 60 études épistémologiques illustrant le phénomène bio-thérapeutique du vin utilisent l’appellation paradoxe français.


Louis Orizet, Les vins de France, 1964[modifier]

La perfidie des allusions qui alimentent la campagne anti-vin rend suspecte la sincérité dans l'erreur, qu'en raisonnable buveur de vin, je serais généreusement tenté d'accorder aux œnophobes de toute obédience.

  • Les vins de France, Louis Orizet, éd. Presses Universitaires de France, 1964, p. 96


Dans leur hantise, les hygiénistes s'obstinent à comparer l'alcool contenu dans le vin à l'alcool distillé. S'ils ont, l'un et l'autre, le même pouvoir calorifique, leur nocivité (au-delà d'une certaine dose) ne saurait être comparée.

  • Les vins de France, Louis Orizet, éd. Presses Universitaires de France, 1964, p. 97


Voir aussi[modifier]

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