Argent
L'argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.
Ce métal précieux désigne aussi dans le langage courant les billets et pièces de monnaies. La monnaie est un instrument d'échange remplaçant le troc. Il a trois fonctions : intermédiaire dans les échanges, mesure des valeurs et réserve de valeurs.
[modifier] Cinéma
[modifier] Michel Audiard, Mélodie en sous-sol, 1963
Louis Naudin : Y'a un truc que j'ai compris. C'est que l'pognon, ça s'dépense.
Monsieur Charles : C'est fait pour.
[modifier] Économie
[modifier] John Maynard Keynes, Les Conséquences économiques de la paix, 1920
Lénine aurait déclaré que la meilleure manière de détruire le système capitaliste est de s’attaquer à sa monnaie. […] Il avait raison. Il n’y a pas de manière plus subtile, plus sûre et plus discrète de renverser l’ordre existant de la société que de vicier sa monnaie.
- (en) Lenin is said to have declared that the best way to destroy the capitalist system was to debauch the currency. […] Lenin was certainly right. There is no subtler, no surer means of overturning the existing basis of society than to debauch the currency.
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Macroéconomie, Gregory N. Mankiw (trad. Jean Houard), éd. de Boeck, 2004 (ISBN 2744501573), p. 94, 121
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(en) The Economic Consequences of The Peace, John Maynard Keynes, éd. Macmillan, 1920 (ISBN 1-57392-139-4), p. 219-220
[modifier] Jaap Bloem & Menno van Doorn, Open for business, 2007
Dans les exemples d'open innovation abordés, il a été démontré que le mot "argent" n'était pas tabou... L'argent aide à motiver les membres des communautés open source. Après tout, il s'agit d'un économie de dons, et l'argent peut avoir une place importante dans l'équilibre qui s'instaure entre les gens qui donnent et ceux qui reçoivent.
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(fr) Open for business (2007), Jaap Bloem & Menno van Doorn (trad. Audrey Vuillermier), éd. VINT, 2007 (ISBN 978-90-75414-20-2), p. 164
[modifier] Littérature
[modifier] Critique
[modifier] Annie Le Brun, Les châteaux de la subversion, 1982
A en croire la critique extasiée, le monde de Balzac serait encore celui où nous vivons. Mais ne serait-ce pas parce que Balzac, profondément acquis à ce monde-là, a engagé ses prodigieuses qualités d'observateur à en asseoir les fondements ? Une fois le sens ainsi fixé, c'est le plus et le moins, l'économie et la dépense qui vont écrire l'histoire et les histoires. Par bonheur, Balzac joue le jeu jusqu'au bout : en cherchant à dépister la raison de la folie, il rencontre en chemin la folie de la raison. Trop passionné serviteur de la raison marchande, le voilà qui se laisse emporter par la folie du nombre. Et c'est cette seule folie qui fait sa grandeur, qui transforme l'observateur en visionnaire, éclairant parfois le réel de tous les feux de ce qui n'est pas. Néanmoins, on ne saurait se laisser abuser par la stature du personnage : c'est avec lui et par lui que le roman commence à se confondre avec le bilan. Bilan d'une époque, bilan d'une société, bilan d'une vie. Le monde de l'argent a trouvé son genre littéraire par excellence qui répercutera ses brillances, ses brutalités, ses subtilités, ses cruautés, ses contradictions dans l'espace de la fiction. Jusqu'à ce que la raison marchande en crise au début du XXe siècle dépose son bilan en même temps que ses romans.
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Les châteaux de la subversion, Annie Le Brun, éd. Garnier Frères, coll. Folio Essais, 1982 (ISBN 2-07-032341-2), partie I, « Melmoth réconcilié » ou le prix d'une entrée dans l'histoire, p. 34
[modifier] Écrit intime
[modifier] Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1765-1770
L'argent qu'on possède est instrument de la liberté ; celui qu'on pourchasse est celui de la servitude.
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Les Confessions (1782), Jean-Jacques Rousseau, éd. Pocket, coll. Pocket Classiques, 1999 (ISBN 2-266-082736), partie Livre premier, p. 73 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Nouvelle
[modifier] André Pieyre de Mandiargues, Le Musée noir, 1924
L'Homme du parc Monceau
Devant l'homme, bourdonne une fontaine capricieuse, où, sur des rocailles d'argent qui montent plus haut que sa tête, une foule de petits insectes à trompes dégorgent mille filets d'eau colorée d'arc-en-ciel par les éclats de lumière que se renvoient leurs ailes frémissantes ; l'obscurité du fond et le manque de miroirs augmentent le brillant de ces automates, comme s'ils jouaient sur des rideaux de suie.
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Le Musée noir, André Pieyre de Mandiargues, éd. Gallimard, 1946 (ISBN 2-07-071990-1), L'homme du parc Monceau, p. 136
[modifier] Prose poétique
[modifier] Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924
Je suis Tu et tu es Je. Des grappes de prunes pendent à mes doigts. Un coeur c'est aussi un petit pois qui germera ridiculement, dans la destinée d'accompagner de façon anonyme la dépouille mortelle d'un canard sauvage, sur un plat d'argent, dans une sauce richement colorée.
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La liberté ou l'amour ! suivi de Deuil pour deuil (1924), Robert Desnos, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), p. 130
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
Chaque récolte est enfermée dans une petite ampoule de cristal, de verre ou d’argent, soigneusement étiquetée et, avec les plus grandes précautions, expédiée à Paris.
- Il est ici question du Club des Buveurs de Sperme.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), VII. Révélation du monde, p. 68
Un jour, il avait jonché la promenade des Anglais d’une multitude de camélias et d’anémones auxquelles se mêlaient des algues rares recueillies à grands frais dans les profondes fosses des mers équatoriales et des arbres entiers de corail blanc, une autre fois il avait distribué par millier des pièces étranges d’une monnaie d’or inconnue, à l’avers de laquelle un signe inquiétant était gravé ; au revers de laquelle resplendissait le chiffre 43 que nul n’avait pu expliquer.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), XII. Possession du rêve, p. 115
[modifier] Récit de voyage
[modifier] Guy de Maupassant, La Vie errante, 1890
La Côte italienne
On éprouve à Gênes ce qu’on éprouve à Florence et encore plus à Venise, l’impression d’une très aristocrate cité tombée au pouvoir d’une populace.
Ici surgit la pensée des rudes seigneurs qui se battaient ou trafiquaient sur la mer, puis, avec l’argent de leurs conquêtes, de leurs captures ou de leur commerce, se faisaient construire les étonnants palais de marbre dont les rues principales sont encore bordées.
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La Vie errante, Guy de Maupassant, éd. P. Ollendorff, 1890, La Côte italienne, p. 34
Quand on pénètre dans ces demeures magnifiques, odieusement peinturlurées par les descendants de ces grands citoyens de la plus fière des républiques, et qu’on compare le style, les cours, les jardins, les portiques, les galeries intérieures, toute la décorative et superbe ordonnance, avec l’opulente barbarie des plus beaux hôtels du Paris moderne, avec ces palais de millionnaires qui ne savent toucher qu’à l’argent, qui sont impuissants à concevoir, à désirer une belle chose nouvelle et à la faire naître avec leur or, on comprend alors que la vraie distinction de l’intelligence, que le sens de la beauté rare des moindres formes, de la perfection des proportions et des lignes, ont disparu de notre société démocratisée, mélange de riches financiers sans goût et de parvenus sans traditions.
- Il est ici question de la ville de Gênes.
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La Vie errante, Guy de Maupassant, éd. P. Ollendorff, 1890, La Côte italienne, p. 34
[modifier] Roman
[modifier] Wilkie Collins, La dame en blanc, 1860
Je regardai le carton. Dieu du ciel ! Mon beau-frère, le comte Fosco ! Le mari de ma fatigante soeur ! Étant étranger, s'il venait me voir, c'est qu'il avait besoin d'argent.
— Croyez-vous qu'il partirait si vous lui donniez 5 shillings, Louis ?
Mon valet me regarda d'un air choqué, en me déclarant que le mari de ma soeur était vêtu avec élégance et ne semblait pas être dans le besoin. Alors, je pensai qu'il avait sans doute, lui aussi, des ennuis matrimoniaux et qu'il venait, comme les autres, m'en faire supporter les conséquences.
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La dame en blanc (1860), Wilkie Collins, éd. Le Masque, coll. Labyrinthes, 2010 (ISBN 978-2-7024-3501-4), partie II, L'histoire continue, racontée par Frederick Fairlie, Esquire, de Limmeridge House, p. 297
[modifier] Émile Zola, L'Argent, 1891
L'argent [est] le fumier dans lequel pousse l'humanité de demain. [...] L'argent, empoisonneur et destructeur, devenait le ferment de toute végétation sociale, servait de terreau nécessaire aux grands travaux dont l'exécution rapprocherait les peuples et pacifierait la terre.
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L'Argent, Émile Zola, éd. Charpentier, 1891, partie VII, p. 245-246 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Gabriele D'Annunzio, Le Feu, 1900
À cette heure, édifié par les subtils génies du Feu, un temple nouveau s’élevait là même où, dans le crépuscule, on avait cru voir un neptunien palais d’argent dont l’architecture imitait les torsions des conques marines. C’était, agrandi, un de ces labyrinthes construits sur le fer des landiers, demeures aux cent portes habitées par les présages ambigus ; un de ces fragiles châteaux vermeils aux mille fenêtres, où se montrent un moment les princesses salamandres qui rient voluptueusement au poète charmé. Rose comme une lune naissante rayonnait sur la triple loggia la sphère de la Fortune, supportée par les épaules des Atlantes ; et ses reflets engendraient un cycle de satellites. Du quai des Esclavons, de la Giudecca, de San Giorgio, avec un crépitement continu, des faisceaux de tiges enflammées convergeaient au zénith et s’y épanouissaient en roses, en lis, en palmes, formant un jardin aérien qui se détruisait et se renouvelait sans cesse par des floraisons de plus en plus riches et étranges. C’était une rapide succession de printemps et d’automnes à travers l’empyrée. Une immense pluie scintillante de pétales et de feuillages tombait des dissolutions célestes et enveloppait toutes choses d’un tremblement d’or. Au loin, vers la lagune, par les déchirures ouvertes dans cet or mobile, on voyait s’avancer une flotte pavoisée : une escadre de galères semblables peut-être à celles qui naviguent dans le rêve du luxurieux dormant son dernier sommeil sur un lit imprégné de parfums mortels. Comme celles-là peut-être, elles avaient des cordages composés avec les chevelures tordues des esclaves capturées dans les villes conquises, ruisselants encore d’une huile suave ; comme celles-là, elles avaient leurs cales chargées de myrrhe, de nard, de benjoin, d’éléomiel, de cinnamome, de tous les aromates, et de santal, de cèdre, de térébinthe, de tous les bois odoriférants accumulés en plusieurs couches. Les indescriptibles couleurs des flammes dont elles apparaissaient pavoisées évoquaient les parfums et les épices. Bleues, vertes, glauques, safranées, violacées, de nuances indistinctes, ces flammes semblaient jaillir d’un incendie intérieur et se colorer de volatilisations inconnues. Ainsi sans doute flamboyèrent, dans les antiques fureurs du saccage, les profonds réservoirs d’essences qui servaient à macérer les épouses des princes syriens. Telle maintenant, sur l’eau parsemée des matières en fusion qui gémissaient le long des carènes, la flotte magnifique et perdue s’avançait vers le bassin, lentement, comme si des rêves ivres eussent été ses pilotes et qu’ils l’eussent conduite se consumer en face du Lion stylite, gigantesque bûcher votif dont l’âme de Venise resterait parfumée et stupéfiée pour l’éternité.
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Le Feu, Gabriele D'Annunzio, éd. La Revue de Paris, 1900, chap. I. L'épiphanie du feu, p. 241
Le fleuve coulait, sombre entre ses berges, sous un ciel de violette et d’argent où montait la pleine lune. Une barque noire descendait le courant, halée au bout d’une corde par deux chevaux gris qui marchaient sur l’herbe de la rive avec de sourdes foulées, conduits par un homme qui s’en allait sifflant, d’un air paisible ; et sur le pont de la barque, un tuyau fumait, comme la tourelle d’une cheminée sur le toit d’une chaumière ; et, dans la cale, une lanterne répandait sa lumière jaune, et l’air du soir s’imprégnait de l’odeur du repas. Et, de-ci, de-là dans la campagne noyée, les statues passaient, passaient.
C’était une lande stygienne, une vision de l’Hadès : un pays d’ombres, de brumes et d’eaux. Toutes les choses s’évaporaient et s’évanouissaient comme des esprits. La lune enchantait et attirait la plaine comme elle enchante et attire la mer ; de l’horizon, elle buvait la grande humidité terrestre, avec une bouche insatiable et silencieuse. Partout brillaient des mares solitaires ; on voyait, dans un lointain indéfini, miroiter de petits canaux entre les files inclinées des saules. D’heure en heure, la terre semblait perdre sa solidité et devenir liquide ; le ciel pouvait y mirer sa mélancolie que reflétaient d’innombrables miroirs immobiles. Et, de-ci, de-là, sur la rive décolorée, pareilles aux Mânes d’un peuple disparu, les statues passaient, passaient.
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Le Feu, Gabriele D'Annunzio, éd. La Revue de Paris, 1900, chap. II. L'empire du silence, p. 740
[modifier] Colette, La Maison de Claudine, 1922
Je n’aiderai personne à contempler ce qui s’attache de splendeur, dans mon souvenir, aux cordons rouges d’une vigne d’automne que ruinait son propre poids, cramponnée, au cours de sa chute, à quelques bras de pin. Ces lilas massifs dont la fleur compacte, bleue dans l’ombre, pourpre au soleil, pourrissait tôt, étouffée par sa propre exubérance, ces lilas morts depuis longtemps ne remonteront pas grâce à moi vers la lumière, ni le terrifiant clair de lune — argent, plomb gris, mercure, facettes d’améthystes coupantes, blessants saphirs aigus —, qui dépendait de certaine vitre bleue, dans le kiosque au fond du jardin.
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La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. Super-Bibliothèque, 1976 (ISBN 2-261-00093-6), Où sont les enfants ?, p. 9
[modifier] Renée Dunan, La Culotte en jersey de soi, 1923
Les serviteurs s'affairaient parmi les timbales d'argent et les flacons stilligouttes. Entre leurs mains naissaient des mélanges complexes et opalisés.
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La Culotte en jersey de soi (1923), Renée Dunan, éd. Le Cercle Poche, 2011 (ISBN 978-2-84714-152-8), p. 19
[modifier] Colette, Le Blé en herbe, 1923
Mme Dalleray ne semblait pas l'attendre et lisait. Mais l'ombre étudiée du salon, la table presque invisible d'où montaient les odeurs de la pêche tardive, du melon rouge de Chypre coupé en croissants d'astre et du café noir versé sur la glace pilée le renseignèrent.
Mme Dalleray laissa son livre et lui tendit une main sans se lever. Il voyait dans l'ombre la robe blanche, la main blanche : les yeux noirs, isolés dans leur halo de bistre, bougeaient avec une lenteur inaccoutumée.
Peut-être que vous dormiez, dit Phil, en se forçant à une obligeance mondaine.
Non... Certainement non. Il fait chaud ? Vous avez faim ?
Je ne sais pas...
Il soupira, sincèrement indécis, pris, dès l'entrée à Ker-Anna, d'une sorte de soif, et d'une sensibilité aux odeurs comestibles qui eût ressemblé à l'appétit si une anxiété sans nom n'eût en même temps serré sa gorge. Son hôtesse le servit pourtant, et il huma, sur une petite pelle d'argent, la chair rouge du melon poudré de sucre imprégnée d'un alcool léger, à goût d'anis.
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Le Blé en herbe (1923), Colette, éd. Flammarion, 2004 (ISBN 2-08-06-8641-1), p. 68
[modifier] Joanne Kathleen Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers, 1998
[La pierre philosophale] donnait autant d'argent et permettait de vivre aussi longtemps qu'on le souhaitait ! Les deux choses que la plupart des humains désirent le plus au monde, l'ennui, c'est que les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.
- (en) You know, the Stone was really not such a wonderful thing. As much money and life as you could want! The two things most human beings would choose above all - the trouble is, humans do have a knack of choosing precisely those things that are worst for them.
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Harry Potter à l'école des sorciers, JK Rowling (trad. Jean-François Ménard), éd. Gallimard Jeunesse, 1998 (ISBN 2070518426), chap. 17 (« L'homme aux deux visages »), p. 291 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Théâtre
[modifier] Marcel Pagnol, Topaze, 1926
Topaze : [...] Ah ! l'argent… Tu n'en connais pas la valeur… Mais ouvre les yeux, regarde la vie, regarde tes contemporains… L'argent peut tout, il permet tout, il donne tout… Si je veux une maison moderne, une fausse dent invisible, la permission de faire gras le vendredi, mon éloge dans les journaux ou une femme dans mon lit, l'obtiendrai-je par des prières, le dévouement, ou la vertu ? Il ne faut qu'entrouvrir ce coffre et dire un petit mot : « Combien ? » (Il a pris dans le coffre une liasse de billets.) Regarde ces billets de banque, ils peuvent tenir dans ma poche, mais ils prendront la forme et la couleur de mon désir. Confort, beauté, santé, amour, honneurs, puissance, je tiens tout cela dans ma main… Tu t'effares, mon pauvre Tamise, mais je vais te dire un secret : malgré les rêveurs, malgré les poètes et peut-être malgré mon cœur, j'ai appris la grande leçon : Tamise, les hommes ne sont pas bons. C'est la force qui gouverne le monde, et ces petits rectangles de papier bruissant, voilà la forme moderne de la force.
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« Topaze » (1926), dans Œuvres complètes I : Théâtre, Marcel Pagnol, éd. de Fallois, 1995 (ISBN 2-87706-221-X), acte IV, scène 4, p. 453 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
Topaze : Pour gagner de l'argent, il faut bien le prendre à quelqu'un…
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« Topaze » (1926), dans Œuvres complètes I : Théâtre, Marcel Pagnol, éd. de Fallois, 1995 (ISBN 2-87706-221-X), acte IV, scène 4, p. 455 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Autres
[modifier] Renee Riese Hubert, Surrealism and the Book, 1988
Mon éthique personnelle est infaillible. J’habite là où il y a le plus d’argent.
- Citation de Salvador Dalí.
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Surrealism and the Book, Renee Riese Hubert, éd. University of California Press, 7 avril 1988 (ISBN 978-0520057197), p. 185
[modifier] Médias
[modifier] Presse
[modifier] Hervé Le Tellier, Guerre et plaies, 2003
Les hommes gagnent plus, mais les femmes vivent plus longtemps. Un argument pour les patrons : non seulement l’argent ne fait pas le bonheur, mais il tue.
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Guerre et plaies. De Chirac à l'Irak, Hervé Le Tellier et Xavier Gorce, éd. Eden, 2003 (ISBN 2-91324-565-X), p. 104
[modifier] Propos de moraliste
[modifier] Pierre Dac, Les Pensées
Mettre de l'argent de côté pour l'avoir devant soi, est, pour paradoxale qu'elle soit, une façon comme une autre d'assurer ses arrières à effet de ne pas l'avoir dans le dos.
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Les Pensées, Pierre Dac, éd. Le Cherche-midi Editeur, réédité par le Grand Livre du Mois, 1992 (ISBN 2-86274-002-0), chap. Pensées sur l'or et l'argent, p. 83