Violon

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Le violon est un instrument de musique à cordes frottées.

Citations[modifier]

Le luthier, en fabricant un violon, permet la naissance des « plus beaux sons de miel et d'or que l'oreille humaine puisse entendre »
  • (fr) La Légende du violon, Yehudi Menuhin, éd. Flammarion, coll. « La légende... », 1997  (ISBN 2080351435), chap. Du vide à la vibration, p. 63


À notre époque où la technique devient fétiche dans tous les domaines, elle passe de mode, ou est même condamnée chez les chefs d'orchestre. Est-ce parce qu'elle n'est pas directement perceptible chez les chefs, alors que, chez un violoniste sans technique par exemple, même un profane peut découvrir que les grincements et les gémissements de son instrument n'ont rien à voir avec la musique ?
  • Citation de Rudolf Kempe, issue originalement de À l'écoute des grands interprètes, Lausanne, 1977.
  • (fr) L'art du chef d'orchestre, Georges Liébert, éd. Hachette, coll. « Pluriel », 1982  (ISBN 2-012-79271-5), p. 34


Une fois que le jeune musicien a atteint une certaine maîtrise du piano, il peut évidemment lui être fort utile d'acquérir une certaine habileté dans la pratique d'un second instrument ; à cet égard, le meilleur, bien que le plus difficile, est le violon. Les efforts pour obtenir une intonation pure exigent du violoniste une attention constante [...] ; ces efforts éduquent et aiguisent son ouïe.
  • Citation de Bruno Walter, issue originalement de De la pratique musicale, chap. Des études professionnelles du chef d'orchestre, 1957.
  • (fr) L'art du chef d'orchestre, Georges Liébert, éd. Hachette, coll. « Pluriel », 1982  (ISBN 2-012-79271-5), p. 507


J'ose à peine l'avouer, mais j'ai horreur du son du violon, de ces aigus qui m'écorchent les oreilles. Je suis comme de ces personnes que le contact d'un chat font frissonner.
  • Citation de François-René Duchâble
  • (fr) Pour l'amour d'un stradivarius, Pierre Amoyal, éd. Robert Laffon, 2004  (ISBN 2-221-09473-5), chap. Mes violons, p. 232


Y a-t-il quelque chose de plus ridicule au monde que vingt hommes qui s'acharnent à redoubler le miaulement plaintif d'un violon ?
  • (fr) L'Art des bruits, Manifeste futuriste 1913, Luigi Russolo, éd. Éditions Allia, 2003  (ISBN 2844851142), p. 15


Violon : instrument destiné à chatouiller les oreilles de l'homme par le frottement de la queue d'un cheval sur les boyaux d'un chat.
  • Citation de Ambrose Bierce issue de son Dictionnaire du Diable.
  • (fr) Les Miscellanées de Mr Schott, Ben Schott, éd. Éditions Allia, 2005  (ISBN 2-84485-198-3), p. 35
Le vibrato du violon n'est pas de mon temps. Toutefois, c'est évident, je ne veux pas qu'on détruise les violons.
  • Citation d'Edgar Varèse.
  • (fr) Entretiens avec Edgar Varèse, Georges Charbonnier, éd. Belfond, 1970, p. 44


Les violons [...] peuvent se prêter à une foule de nuances en apparence inconciliables. Ils ont (en masse) la force, la légèreté, la grâce, les accents sombres et joyeux, la rêverie et la passion. [...] Les violons sont des serviteurs fidèles, intelligents, actifs et infatigables. [...] C'est là la vraie voie féminine de l'orchestre, voix passionnée et chaste en même temps, déchirante et douce, qui pleure et crie et se lamente, ou chante et prie et rêve, ou éclate en accents joyeux, comme nulle autre ne pourrait le faire.
  • (fr) Traité d'instrumentation et d'orchestration, Hector Berlioz, éd. Henry Lemoine, 2004, p. 33


Les violons souffrent-ils ? On dit que les perles reprennent vie sur la peau de leur propriétaire. […] La douleur des violons inactifs, des violons enfermés dans des vitrines, des violons couchés comme des décorations du pauvre oncle colonel sur un coussin de velours, des violons suspendus comme de précieuses charcuteries dans des cloches de verre, des violons serrés dans leurs casaques rouges, oranges ou brunes, avec l'archet reposant à leur côté comme l'épée au flanc d'un chevalier mort – la douleur des violons qui ne sentent plus l'appui d'une épaule agitée, d'une poitrine convulsée, qui ne se sentent pas dominés, caressés, effleurés par les doigts d'un Sarasate, d'un Joachim, d'un Kubelik, qui ne se sentent plus traversés par les courants mélodieux d'un Bach, d'un Mozart, d'un Beethoven –, la douleur des violons n'est peut-être pas aussi intense que celle de Niobé, mais un même processus de pétrification, ou pour le moins de refroidissement, s'accomplit dans le corps de ces pauvres êtres.
  • « Antonio Stradivari, dit Stradivarius », Alberto Savinio, Symphonia, nº 2, Janvier 1996, p. 22


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