Utilisateur:Uchroniste 40/brouillon5
Apparence

Les Uchroniste 40/brouillon5 constituent une région naturelle de France de près de 1,4 million d'hectares, située au débouché du Bassin aquitain sur l'océan Atlantique. Elle est dominée par la forêt des Landes, elle s'étend sur trois départements : la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne.
Citations
[modifier]Littérature
[modifier]Emmanuel Delbousquet, Les Landes de Gascogne
[modifier]Qu’on la regarde du haut des côtes du Bazadais, au Nord, des collines de Xaintrailles ou de l’Armagnac, à l’Est, de la Chalosse, au Sud, — la Lande emplit tout l’horizon occidental. De la Pointe de Graves à l’embouchure de l’Adour, de la Garonne à l’Atlantique, c’est le bleuissement sans fin des pinadas. L’immense Pays du Sable s’étale en golfe, comme un océan immobile, entouré de ces fauves coteaux couverts de vignes et qui gardent encore, à leur flanc de roche, la trace du baiser de la mer.
- « Les Landes de Gascogne », Emmanuel Delbousquet, L'Occident, vol. 6 nº 32 à 37, 1904, p. 31 (texte intégral sur Wikisource)
C’est [...] la surprise de voir se succéder sans fin les mêmes arbres, les pins aux fûts droits et réguliers, blessés de la même entaille résineuse, dorée et scintillante de gemme au soleil, — ou le moutonnement des bruyères, des ajoncs épineux, des hautes brandes, jusqu’au bord du ciel. L’on éprouve une sorte de « vertige horizontal ». Il faut pour bien voir la Lande chevaucher plusieurs jours, à travers pays, de l’aube au soir. Dans les sables toute marche est silencieuse. On n’entend pas de bruit d’eaux vives, et ce silence des solitudes enivre l’âme d’une indicible émotion.
- « Les Landes de Gascogne », Emmanuel Delbousquet, L'Occident, vol. 6 nº 32 à 37, 1904, p. 33 (texte intégral sur Wikisource)
Mais c’est en hiver surtout que la Lande est belle ! Or et bleu noir, avec ses fougères cuivrées, ses bruyères rousses, ses halliers pleins de feuillages colorés et les troncs sanglants de ses chênes liège, et sur ses dunes couleur de grès où s’arrêtent les stériles sables noirs, la masse sombre des pins bleus.
- « Les Landes de Gascogne », Emmanuel Delbousquet, L'Occident, vol. 6 nº 32 à 37, 1904, p. 36 (texte intégral sur Wikisource)
Peu à peu, l’impression de monotonie de la Lande vue de loin se dissipe. Une foule de nuances, atténuées un instant par l’ampleur de l horizon, diversifient les parties essentielles du paysage : Au-dessus de taillis de petits chênes roux surgissent des têtards monstrueux, tauzins écimés, aux formes bizarres de bêtes tordues dans des poses d’effroi. Puis ce sont des fourrés d’ajoncs arborescents, aux tiges énormes, qui dépassent le front d’un homme à cheval. Des ruisseaux, couleur de cuivre et de métal noir, coulent dans des combes abruptes que l’on ne soupçonnait point et forment de beaux étangs, captés par des digues, en amont des moulins perdus dans les feuillages.
- « Les Landes de Gascogne », Emmanuel Delbousquet, L'Occident, vol. 6 nº 32 à 37, 1904, p. 35 (texte intégral sur Wikisource)
Poésie
[modifier]Théophile Gautier, Le Pin des Landes
[modifier]On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
- España, Théophile Gautier, éd. Lemerre, 1890, chap. Le Pin des Landes, p. 94 (texte intégral sur Wikisource)