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Utilisateur:Malik2Mars/Cecilia Payne-Gaposchkin

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Photo en noir et blanc d'une femme aux yeux très clairs assise à son bureau. Elle a posé ses lunettes, nous regarde en face et sourie imperceptiblement
Cecilia Payne-Gaposchkin au travail.

Malik2Mars/Cecilia Payne-Gaposchkin, née le à Wendover et morte le à Cambridge, est une astronome anglo-américaine. En 1925, elle est une des premières astronomes à envisager que les étoiles soient composées majoritairement d’hydrogène, à l'encontre du consensus scientifique de l'époque. Elle est la première femme nommée directrice du département d'astronomie de Harvard en 1956.

Citations

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  • « The Scholar and the World », Cecilia Payne-Gaposchkin, American Scientist, vol. 31 nº 4, octobre 1943, p. . (lire en ligne)


  • « The Scholar and the World », Cecilia Payne-Gaposchkin, American Scientist, vol. 31 nº 4, octobre 1943, p. . (lire en ligne)


  • « The Scholar and the World », Cecilia Payne-Gaposchkin, American Scientist, vol. 31 nº 4, octobre 1943, p. . (lire en ligne)


  • Introduction to astronomy, Cecilia Payne-Gaposchkin, éd. Prentice-Hall, 1954, chap. I., p. 1 (lire en ligne)


La récompense du jeune scientifique est le frisson intérieur d'être la première personne dans l'histoire du monde à voir quelque chose ou comprendre quelque chose. Rien ne peut se comparer avec cette expérience; cela engendre ce que Thomas Huxley appelait la Dipsomanie Divine. La récompense du vieux scientifique est la sensation d'avoir vu une vague esquissée devenir un paysage magistral. Pas une image achevée, bien sûr : une image qui continue de croître en étendue et en détails avec l'application de nouvelles techniques et de nouvelles compétences. Le vieux scientifique ne peut affirmer que le chef-d'œuvre est son propre travail. Il peut avoir ébauché une partie du motif, posé quelques contours, mais il a appris à accepter les découvertes des autres avec le même ravissement qu'il a expérimenté pour lui-même quand il était jeune
  • (en) The reward of the young scientist is the emotional thrill of being the first person in the history of the world to see something or understand something. Nothing can compare with that experience; it engenders what Thomas Huxley called the Divine Dipsomania. The reward of the old scientist is the sense of having seen a vague sketch grow into a masterly landscape. Not a finished picture, of course : a picture that is still growing in scope and detail with the application of new techniques and new skills. The old scientist cannot claim that the masterpiece is his own work. He may have roughed out part of the design, laid on a few strokes, but he has learned to accept the discoveries of others with the same delight that he experienced for his own when he was young.
  • (en) « Fifty years of novae », Cecilia Payne-Gaposchkin (trad. Wikiquote), Astronomical Journal, vol. 82 nº 9, septembre 1977, p. 665 (lire en ligne)


Un soir d'hiver ma Mère me poussait dans mon landau, et nous vîmes une météorite brillante scintiller à travers le ciel au-dessus de Boddington Wood. Elle me raconta ce que c'était, et m'appris le nom correct pour cela en faisant un petit poème
Comme nous rentrions à la maison cette nuit
Nous vîmes une météorite luisante.

C'était ma première rencontre avec l'astronomie.

  • (en) One winter evening my Mother was wheeling me in my pram, and we saw a brilliant meteorite blaze across the sky above Boddington Wood. She told me what it was, and taught me the right name for it by making a little rhyme
    As we were walking home that night
    We saw a shining meteorite.
    It was my first encounter with astronomy.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie I. The vision slendid, chap. 2. Beginnings, p. 86 (lire en ligne)


Je savais, et j'ai toujours su, que je voulais être une scientifique. J'ai résolu de me concentrer dans les études qui pourraient m'aider à atteindre cet objectif.[…] Mes ancêtres étaient historiens, pas scientifiques, et quoique nous ayons des centaines de livres, peu étaient consacrés à la science. Finalement j'en ai trouvé deux qui m'ont aidé à combler le vide. L'un était un vieux traité de botanique, utilisant la classification linnéenne, écrit en allemand et français. L'autre était Principia de Newton. Avec l'aide d'un dictionnaire j'ai laborieusement traduit le livre botanique en anglais, en ayant l'impression que ces contenus étaient actualisés, et j'ai absorbé les Propositions des Principia, même si bien sûr je ne n'étais pas capable de suivre les démonstrations. Là se trouvaient les croyances que je pouvais accepter sans réserves. Deux autres groupes de livres m'ont offert de l'aide. L'un était les travaux d'Emmanuel Swedenborg (en), en particulier le volume intitulé Chemistry, Physics, Philosophy, qui m'a donné une vision mystique de la Science que je n'ai jamais perdue. L’autre était un recueil d’essais de Thomas Huxley, un exemplaire gratuit (envoyé à mon Père ?), décidément pas à sa place dans cette galère. Huxley est rapidement devenu une de mes idoles. Je lis encore ses essais périodiquement. Si j'ai appris à développer l'esprit d'un scientifique, c'est largement dû à son influence.
  • (en) I knew, as I had always known, that I wanted to be a scientist. I resolved to concentrate on the studies that would help me to reach that goal.[…] My forbears had been historians, not scientists, and though we had thousands of books, few were devoted to science. At last I found two that helped to fill the void. One was an old treatise on botany, using the Linnean System of classification, with text in German and French. The other was Newton's Principia. With the aid of a dictionary I laboriously translated the botany into English, under the impression that its contents were up-to-date, and I absorbed the Propositions of the Principia, though of course I could not follow the proofs. Here were beliefs that I could accept whole-heartedly. Two other groups of books offered some help. One was the works of Emmanuel Swedenborg, especially the volume entitled Chemistry, Physics, Philosophy, which gave me a mystical view of Science that I never lost. The other was the collected essays of Thomas Huxley, a complimentary copy (sent to my Father?), decidedly out of place dans cette galère. Huxley quickly became one of my idols. I still read his essays periodically. If I learned to develop the spirit of a scientist, it is largely due to his influence.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie I. The vision slendid, chap. 4. Birth of a dream, p. 98 (lire en ligne)


À un très jeune âge [...] j'ai choisi de faire de la recherche, et j'étais prise de panique à l'idée que tout pouvait être découvert avant que je sois assez âgée pour commencer !
  • (en) At a very early age […] I made up my mind to do research, and was seized with panic at the thought that everything might be found out before I was old enough to begin !
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie I. The vision slendid, chap. 7. Pathway to the stars, p. 114 (lire en ligne)


Un aveu d'ignorance peut bien être une étape vers un nouveau savoir. Réaliser ses propres limites marque l'éveil de l'intégrité intellectuelle, sans laquelle l'imagination, l'ingéniosité et l'assiduité sont stériles. Pourquoi un homme veut être un scientifique ? Il y a de nombreux buts : gloire, statut, une soif de comprendre. Les deux premiers peuvent être atteint sans intégrité intellectuelle; le troisième ne peut pas.[…] La soif de savoir, que Thomas Huxley appelait la 'Dipsomanie divine' peut seulement être satisfaite par une complète intégrité intellectuelle. Il me semble le seul des trois buts qui continue de récompenser le poursuivant. Il persévère, 'sachant que la Nature n'a jamais trahi le cœur qui l'aime'[1]. Voici une autre sorte d'amour, qui a tant de visages. L'amour n'est ni la passion, ni la fierté, ni la pitié, ni l'adoration aveugle, mais il peut être n'importe lequel ou tous ces sentiments s'ils sont transfigurés par une profonde et impartiale compréhension.
  • (en) An admission of ignorance may well be a step to a new discovery. To realize one's limitations marks the awakening of intellectual integrity, without which imagination, ingenuity and assiduity are barren. Why does a man want to be a scientist ? There are many goals: fame, position, a thirst for understanding. The first two can be attained without intellectual integrity; the third cannot.[…] The thirst for knowledge, what Thomas Huxley called the 'Divine dipsomania' can only be satisfied by complete intellectual integrity. It seems to me the only one of the three goals that continues to reward the pursuer. He presses on, 'knowing that Nature never did betray the heart that loved her'. Here is another kind of love, that has so many faces. Love is neither passion, nor pride, nor pity, nor blind adoration, but it can be any or all of these if they are transfigured by deep and unbiased understanding.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie I. The vision slendid, chap. 7. Pathway to the stars, p. 123 (lire en ligne)


Les jeunes sont trop pressés, trop fervent d'être les premiers à recevoir le crédit d'une nouvelle découverte, une nouvelle idée.[…] Je suis venue seulement progressivement à apprécier « L'homme, c'est rien; l'œuvre, c'est tout ». J'avais l'habitude de penser : « C'est mon problème ». Je le gardait jalousement ; je grognais envers quiconque osait l'approcher. J'ai fini par comprendre qu'un problème n'appartiens pas à moi, ou à mon équipe, ou à mon Observatoire, ou à mon pays; il appartient au monde. J'aimerais que l'on se souvienne de moi non pas pour une observation, une idée, mais pour ce que j'ai appelé de manière prétentieuse « Le Principe Payne-Gaposchkin », le critère par lequel son propre travail devrait être examiné. Suis-je en train de penser à moi, ou à l'avancée des connaissances ? Les jalousies professionnelles, les luttes pour la priorité, se flétrissent avant cette question.
  • (en) The young are in too great a hurry, too eager to be the first to get the credit for a new discovery, a new idea.[…] Only gradually have I come to appreciate that « L'homme, c'est rien; l'œuvre, c'est tout ». I used to think : « This is my problem ». I guarded it jealously ; I snarled at anyone who dared to approach it. I have come to know that a problem does not belong to me, or to my team, or to my Observatory, or to my country; it belongs to the world. I should like to be remembered not for any observation, any idea, but for what I immodestly call « Payne-Gaposchkin's Principle », the criterion by which one's work should be examined. Am I thinking of myself, or of the advancement of knowledge ? Professional jealousies, struggles for priority, wither before that question.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie II. The light of common day, chap. 12. Stellar atmospheres, p. 162 (lire en ligne)


J'avais cédé à l'Autorité quand je croyais que j'avais raison. Voilà un autre exemple de Comment Ne Pas Faire de la Recherche. Je le note ici comme avertissement aux jeunes. Si vous êtes sûr de vos faits, vous devez défendre votre position
  • (en) I had given in to Authority when I believed I was right. That is another example of How Not To Do Research. I note it here as a warning to the young. If you are sure of your facts, you should defend your position.
  • En 1925, Cecilia Payne comprend que les étoiles sont composées majoritairement d'hydrogène, ce qui va à l'encontre du consensus scientifique de l'époque. Henry Norris Russell le patron de son directeur de thèse, la dissuade de publier sa découverte, avant de s'apercevoir qu'elle avait raison quatre ans plus tard et de publier ses propres travaux. Il reconnait l'antériorité de la découverte de Payne mais cette avancée lui est souvent attribuée.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie II. The light of common day, chap. 13. Spectra and luminosities, p. 169 (lire en ligne)


Des jeunes gens, en particulier des jeunes femmes, me demandent souvent des conseils.

En voici un, valeat quantum. N'entreprenez pas une carrière scientifique en quête de gloire ou d'argent. Il y a des moyens plus facile et meilleurs pour les atteindre. Entreprenez en une seulement si rien d'autre ne vous comblera; rien d'autre est probablement ce que vous allez recevoir. Votre récompense sera l'élargissement de l'horizon au fur et à mesure que vous grimperez. Et si vous atteignez cette récompense vous n'en demanderez pas d'autre.

  • (en) Young people, especially young women, often ask me for advice. Here it is, valeat quantum. Do not undertake a scientific career in quest of fame or money. There are easier and better ways to reach them. Undertake it only if nothing else will satisfy you; for nothing else is probably what you will receive. Your reward will be the widening of the horizon as you climb. And if you achieve that reward you will ask no other.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie IV. Reflections, chap. 22. On being a woman, p. 227 (lire en ligne)


Nous pasons nos vies à essayer de dépasser des idées obsolètes et de les remplacer par quelque chose qui représente mieux la Nature. Il n'y a pas de joie plus intense que celle de tomber sur un fait qui ne peut pas être compris dans les termes des idées acceptées actuellement. Aucun enthousiasme n'est comparable à celui d'échafauder, ou d'apprendre, une nouvelle théorie. Einstein remarque quelque part que le meilleur destin pour une théorie scientifique est d'ouvrir la voie à une encore plus complète, dans laquelle elle survit en tant que cas particulier. Mais chaque nouveau fait doit être examiné impitoyablement à la loupe, chaque étape du raisonnement doit être critiquée méticuleusement. Seul ceux qui ont profité de cette activité peuvent comprendre cette joie. La science est une chose vivante, non un dogme décédé. Il résulte qu'une idée ne devrait pas être supprimée. Que je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire, doit être notre principe primaire. Et cela s'applique aux idées qui ont l'air absurdes. Nous ne devons pas oublier que certaines des meilleurs idées semblent absurdes à première vue. La vérité prévaudra à la fin. L'absurdité se détachera sous son propre poids, par une sorte de loi intellectuelle de la gravité. Si nous en discutons, nous garderons uniquement une erreur dans l'air un peu plus longtemps. Et une nouvelle vérité rentrera dans l'orbite.
  • (en) We spend our lives in trying to overthrow obsolete ideas and to replace them with something that represents Nature better. There is no joy more intense than that of coming upon a fact that cannot be understood in terms of currently accepted ideas. No excitement is comparable to that of devising, or learning of, a new theory. Einstein remarks somewhere that the finest fate for a scientific theory is to pave the way for a completer one, in which it survives as a special case. But every new fact must come under merciless scrutiny, every step in reasoning under meticulous criticism. Only those who have shared in this activity can understand the joy of it. Science is a living thing, not a dead dogma. It follows that no idea should be suppressed. That I totally disagree with what you say, but will defend to the death your right to say it, must be our underlying principle. And it applies to ideas that look like nonsense. We must not forget that some of the best ideas seemed like nonsense at first. The truth will prevail in the end. Nonsense will fall of its own weight, by a sort of intellectual law of gravitation. If we bat it about, we shall only keep an error in the air a little longer. And a new truth will go into orbit.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie IV. Reflections, chap. 23. Science and myth, p. 232-233 (lire en ligne)


C'est vrai que nous basons notre travail sur des faits observés. Si rien n'était observé, il n'y aurait rien à comprendre. Mais les faits ne sont pas la réalité : autrement dit quelque chose se trouve sous les faits et leur donne de la cohérence. Si la science, comme je la connais, peut être décrite en quelques mots, on pourrait l'appeler une recherche de l'invisible.
  • (en) It is true that we base our work on observed facts. If nothing were observed, there would be nothing to understand. But the facts are not the reality : that is something that lies beneath the facts and gives them coherence. If science, as I know it, can be described in a few words, it might be called a search for the Unseen
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie IV. Reflections, chap. 24. Worlds not realized, p. 237 (lire en ligne)


La Nature a toujours eu un truc pour nous surprendre, et elle continuera à nous surprendre. Mais elle ne nous a encore jamais laissé tomber. Nous pouvons avancer avec confiance
Sachant que la Nature n'a jamais trahi
Le cœur qui l'aime.[1]
  • (en) Nature has always had a trick of surprising us, and she will continue to surprise us. But she has never let us down yet. We can go forward with confidence
    Knowing that Nature never did betray
    The heart that loved her.
  • (en) « The dyer's hand: an autobiography » (1979), dans Cecilia Payne-Gaposchkin : an autobiography and other recollections, Cecilia Payne-Gaposchkin et Katherine Haramundanis (ed.) (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 1996  (ISBN 0-521-48390-5), partie IV. Reflections, chap. 24. Worlds not realized, p. 238 (lire en ligne)

Citations sur

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son célèbre livre Stellar Atmospheres, pour lequel elle a été récompensée du diplôme de doctorat du Radcliffe College. C'est assurément la plus brillante thèse de doctorat jamais écrite en astronomie.
  • (en) her famous book Stellar Atmospheres, for which she was awarded the degree of Ph.D. from Radcliffe College. It is undoubtedly the most brilliant Ph.D. thesis ever written in astronomy.
  • (en) Astronomy of the 20th century, Otto Struve et Velta Zebergs (trad. Wikiquote), éd. Macmillan, 1962, p. 220 (lire en ligne)


tout au long de sa vie elle réalisa qu'elle ouvrait des portes jamais ouvertes auparavant à une femme, et les accepta dans le cadre de la difficulté d'être la première. En temps que pionnière, elle a souffert de beaucoup de préjugés de la part de ses collègues masculins. Mais elle a aussi reconnu que sa réussite n'avait pas fait avancer que la science, mais avait aussi ouvert les portes pour les générations suivantes de femmes astronomes.
  • (en) throughout her life she realized that she was taking steps never before open to a woman, and accepted them as part of the difficulties of being first. As a pioneer, she suffered from many of the prejudices of her male colleagues. But she also must have recognized that her achievements not only advanced science, but also opened doors for succeeding generations of women astronomers.
  • (en) « Cecilia Payne-Gaposchkin (1900-1979) », Vera Rubin, dans Out of the shadows : contributions of twentieth-century women to physics, Nina Byers et Gary Williams (trad. Wikiquote), éd. Cambridge University Press, 2006  (ISBN 978-0-521-82197-1), p. 167 (lire en ligne)


Gracieuse et humble, pleine d'humour mais exigeante envers elle-même, Cecilia Payne-Gaposchkin aura fait preuve toute sa vie durant d'une grande ouverture d'esprit, combattant les idées reçues jusqu'à son décès […]. Son souhait le plus cher ? Que l'on se souvienne d'elle, non pour ses idées ou ses découvertes, mais pour ce qu'elle appelle le « principe de Payne-Gaposchkin » : un scientifique doit constamment se demander si ce qu'il recherche est son propre avancement ou celui de la Connaissance…


Elle apprenait aussi des choses très éloignées de la science. Poursuivre le genre d'études qu'elle voulait faire demande certes une intégrité intellectuelle, mais cela demande aussi de la persévérance. Elle devait croire que sa persévérance serait récompensée, et qu'elle découvrirait finalement des vérités sur l'univers. Pour ce genre de confiance, Cecilia ne se tournait pas vers la science, mais vers la poésie. Quand le ciel s'assombrit, elle se souvenait des mots de Wordsworth : « Sachant que la Nature n'a jamais trahi / Le cœur qui l'aime[1]. »
  • (en) She was also learning about ­things far beyond science. Pursuing the kind of study she wanted to do certainly would require intellectual integrity, but it also would require perseverance. She had to believe that pressing on would be rewarded, and that she would eventually uncover truths about the universe. For that kind of confidence, Cecilia turned not to science, but to poetry. When it got dark, she would recall the words of Words­worth : « Knowing that Nature never did betray / The heart that loved her. »
  • (en) What Stars Are Made Of : The Life of Cecilia Payne-Gaposchkin, Donovan Moore (trad. Wikiquote), éd. Harvard University Press, 2020  (ISBN 9780674245242), partie II. Preparing. Cambridge, 1919–1923, chap. 10, p. 104 (lire en ligne)


Il incarne le souci du détail.[…] C'est précis et très courageux.
  • A propos de la thèse de doctorat de Cecilia Payne-Gaposchkin intitulée Stellar Atmospheres, A Contribution to the Observational Study of High Temperature in the Reversing Layers of Stars
  • « De quoi sont faites les étoiles ? Ou comment Cecilia Payne a changé la physique à jamais », Meridith Joyce (auteure de la citation), Liz Kruesi (auteure de l'article), National Geographic, 7 janvier 2025 (lire en ligne)


Notes et références

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  1. 1,0 1,1 et 1,2 « Lines Written a Few Miles above Tintern Abbey », de William Wordsworth, Lyrical Ballads, (lire sur Wikisource).

Voir aussi

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Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :

  • (en) Donovan Moore, What Stars Are Made Of : The Life of Cecilia Payne-Gaposchkin, Harvard University Press, (ISBN 9780674245242, DOI 10.4159/9780674245242, lire en ligne)
  • « « Chercheuses d’étoiles » : ces quatre femmes méconnues ont révolutionné notre vision de l’Univers », Donald Walther, Le Monde, 8 août 2020 (lire en ligne)


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