Un taxi pour Tobrouk

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Un taxi pour Tobrouk est un film français réalisé par Denys de la Patellière en 1961. Les dialogues sont de Michel Audiard.

Citations[modifier]

Le récitant : On pense beaucoup en prison la nuit de Noël.
  • Le récitant, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


François Gensac : Quand un supérieur vous invite à vous promener, mon ami, promenez-vous ! Vous allez finir par vous faire foutre 4 jours.
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Théo Dumas : Quand on est cintré comme toi, on porte un écriteau, on prévient.
  • Lino Ventura, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Samuel Goldmann : J'ai souvent pensé à la mort... La mienne bien sûr. Je voyais ça vers les 70 piges, avec un encadré dans la revue médicale (.../...) et je vais mourir ici ! de soif ! comme un géranium !
  • Après l'incendie de leur véhicule


Samuel Goldmann : On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c'est que de mourir de soif, mon général. Mais j'ai étudié ça, c'est assez bichant. Votre langue va d'abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C'est l'évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l'agonie. C'est à ce moment là que les mouches attaqueront.


François Gensac : Je vais mourir pour la fécondation du désert !... Demain sur les tombeaux, les blés seront plus beaux - comme dit le poète... Mon nom va devenir une marque. Une marque d'engrais. Le colonialisme est en pleine évolution !...
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


François Gensac : Je crois, docteur, que l'homme de Neandertal est en train de nous le mettre dans l'os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche.
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Théo Dumas : Dans le désert tu trouves un macchabbée égorgé que tu ne peux pas identifier : on lui fouille les poches. Quand on trouve un ouvre-boîte, c'est un British, et quand c'est un tire-bouchon, c'est un Français.
  • Lino Ventura, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


François Gensac : C'est mon papa, moi, que je vais retrouver. Actuellement, il est à Vichy mon cher père. Ah ! c'est un homme qui a la légalité dans le sang. Si les Chinois débarquaient, il se ferait mandarin. Si les nègres prenaient le pouvoir, il se mettrait un os dans le nez. Si les Grecs... oui enfin, passons !
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


François Gensac : L'opacité du récipient rendant les tricheries possibles, n'oubliez pas que Dieu vous regarde.
  • François Gensac donnant à boire à tous
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Jean Ramirez : T'as remarqué que je n'ai pas touché à un seul cheveu de sa tête. Les conventions de La Haye c'est bien. Mais ça fait quand même deux fois que tu lui pètes la gueule.


François Gensac : Mon cher Ludwig, vous connaissez mal les français. Nous avons le complexe de la liberté, ça date de 89. Nous avons égorgé la moitié de l'Europe au nom de ce principe. Depuis que Napoléon a écrasé la Pologne, nous ne supportons pas que quiconque le fasse à notre place. Nous aurions l'impression d'être frustrés.
  • Maurice Biraud, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Théo Dumas : Rutine, je me le faisais au petit trot.
  • Théo Dumas à propos du combat de boxe qu'il n'a pas pu livrer à cause de la déclaration de guerre
  • Lino Ventura, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Samuel Goldmann : À mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte…


Jean Ramirez : Renvoyer un gars dans ses foyers, ce serait pas idiot, mais le renvoyer en face pour qu'on continue à se taper sur la gueule, tu trouves ça génial ?
  • Ramirez à Dumas, au sujet de von Stegel.


Samuel Goldman : Si t'as pas un grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ça sert d'être juif ?


Répliques[modifier]

Théo Dumas : Ouais, je sais, je sais, je me suis peut-être un peu écarté de la route. N'empêche que je vous ai quand même sortis d'un drôle de pétrin, non ? Je vous garantis qu'on sera à El Alamein la nuit prochaine et dans nos plumards.
François Gensac : Si vous continuez sur votre route, Brigadier, et si mon relevé est correct, nous n'allons plus à El Alamein mais sur le cap de Bonne Espérance.
Samuel Goldmann : Et ça porte des galons !
Théo Dumas : Si tu les veux ! On s'est écarté de combien ?
François Gensac : Oh, remarquez, je disais le Cap de Bonne Espérance pour ne pas vous vexer. En réalité nous fonçons vers le Pôle Sud.

  • Les survivants du combat sur Tobrouk tentent de regagner leurs lignes.


Jean Ramirez : Mais tu causes français, ma salope !
Ludwig von Stegel : Je ne le cause pas, je le parle.

  • Ramirez à l'officier allemand qui vient de parler en français.


Théo Dumas : Nous, en France, les prisonniers on les flingue pas.
François Gensac : Forcément, on n'en a pas tellement, hein...

  • Les Français discutent du sort de Stegel.


Théo Dumas : Tiens toi qui parles allemand dis lui donc merde !
  • À Goldmann à propos de von Stegel
  • Lino Ventura, Un taxi pour Tobrouk (1961), écrit par Michel Audiard


Ludwig von Stegel : Radio Le Caire annonce que nous reculons partout. Si vous doutez de vos propres informations.
Théo Dumas : Capitaine von Stegel, vous nous prenez vraiment pour des bigorneaux hein ! Vous ne préférez pas qu'on vous ramène directement à Tobrouk ? À quel étage habitez-vous ? En arrivant, je pourrais peut-être ben vous faire couler un bain aussi ?

  • Stegel et Dumas se disputent à propos de la direction à prendre.


François Gensac : Faut pas faire attention, Théo est une brute née de la guerre.
Samuel Goldmann : En langage clinique, on appelle ça un paranoïaque, en langage militaire un brigadier.

  • Après que le brigadier Théo Dumas vienne de frapper pour la deuxième fois von Stegel.


Théo Dumas : Vous allez pas nous déballer toutes vos cartes postales, non ? Le couplet sur Paris, voilà deux ans qu'on en croque. Ça revient comme du chou : Les petits bistros pas chers, les gambilles du samedi, la place du Tertre et le zouave du pont de l'Alma. Et dans cinq minutes, y en aura un qui va sortir un ticket de métro ou des photos de la Foire du Trône. Non, pour moi tout ça c'est râpé. Y'a plus de Paris. Y'a groß Paris. Un point, c'est marre !
Samuel Goldmann : Seriez vous insensible à la nostalgie, brigadier Dudu ?
Théo Dumas : Non ! Mais j'aime pas penser à reculons. Je laisse ça aux lopes et aux écrevisses.


François Gensac : Mes enfants, moi, je veux bien qu'on essaie, mais je vous garantis rien. Parce que le paysage, il a drôlement changé, hein, drôlement, moi j'vous le dis. C'est pas tellement urgent d'aller se faire sauter la gueule.
Samuel Goldmann : Prends ton temps, on est pas pressé. De toute façon, on nous accusera d'avoir fait du tourisme.

  • Leur véhicule se retrouve à l'entrée d'un champ de mine.


Théo Dumas : Tu sais qu'il est bien ce mec là ?
Samuel Goldmann : Bien sûr qu'il est bien, Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse.
François Gensac : (à Ramirez) C'est toi qui avais raison. À la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître.

  • En parlant de von Stegel.


Théo Dumas : Tiens, une supposition. Et ben, pendant qu'on déposerait François à l'hosto, ben, il pourrait se faire la malle sans qu'on s'en aperçoive. Je te dis, c'est une supposition.
Jean Ramirez : En clair, ça veut dire quoi ?
Théo Dumas : Ben, ça veut dire que la jugulaire, le manuel du sous-off et la couture du pantalon je commence à en avoir un drôle de bout qui dépasse. C'est clair ça, oui ou non ?

  • Dumas discute avec Ramirez sur la libération de leur prisonnier.


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :