Théodore Monod

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Théodore Monod (1998)

Théodore Monod, né le 9 avril 1902 à Rouen et mort le 22 novembre 2000 à Versailles, est un scientifique français, spécialiste des déserts et du Sahara en particulier.

Méharées, 1937[modifier]

Au lieu de chercher dans la prohibition islamique prétexte à plaisanteries plus ou moins spirituelles, au lieu de nous réjouir publiquement, avec une presse vendue à la cause du vin "national", des progrès de la consommation des boissons fermentées (c'est-à-dire, en français, de l'alcool et de l'alcoolisme) en pays musulman, sachons admirer un grand exemple et renonçons au fallacieux espoir que la vue d'un sous-officier ivre soit toujours de nature à rehausser, aux yeux de l'indigène saharien, le prestige du "chrétien" et du "civilisé".

  • Méharées (1937), Théodore Monod, éd. Actes Sud, coll. « Babel », 1989, p. 71


Expliquer, comprendre, pénétrer quelque chose au moins du mystère du monde, soulever au moins un coin du voile d'Isis, il n'est pas, dans le domaine des choses de l'esprit, de joie plus solide et de plus enivrant bonheur que d'avoir pu, fût-ce une seule fois, dans le plus humble domaine et sur le plus infime détail, y parvenir.

  • Méharées (1937), Théodore Monod, éd. Actes Sud, coll. « Babel », 1989, p. 229


Terre et Ciel, 1997[modifier]

L'accroissement de la connaissance scientifique ne contribue pas nécessairement à exiler la croyance en Dieu, d'autant qu'au fur et à mesure que la science s'accroît, les points de contact avec l'inconnu augmentent : plus on cherche, plus on rencontre l'inconnu, et peut-être l'inconnaissable.

  • Terre et Ciel (1997), Théodore Monod, éd. Actes Sud, coll. « Babel », 1997, p. 218


Il y a dans nos sociétés un système de mise en condition des êtres humains qui nuit à la réflexion. Si on se laisse domestiquer par la presse, la publicité et la télévision, on perd tout recul face au monde.

  • Terre et Ciel (1997), Théodore Monod, éd. Actes Sud, coll. « Babel », 1997, p. 284

Divers[modifier]

Que pourrait penser un témoin impartial venant aborder notre planète, d'un pays où l’on contraint d’innocents bambins à s'égosiller pour appeler de leurs vœux l’abreuvement des paisibles champs de leur village par un sang impur  ? Que conclurait-il d’entendre un sauvage cri de guerre qu’il convient d’écouter tête nue, au garde à vous, comme devant je ne sais quelle monstrueuse idole ? Comment accepterait-il sans rire les protestations d’antiracisme de ceux qui tiennent à ce qu’il existe plusieurs sangs, les uns purs, les autres impurs, ces derniers bons tout au plus à engraisser la terre et qu’il importe de verser avec allégresse ?

  • Ecrits du Professeur Théodore Monod dans un numéro de l’Elan en 1997 à propos de la Marseillaise
  • Pour une métascience, Jean Alphonse, éd. A. Noël, 2010, p. 258


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