Romantisme

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Romantic Landscape with Ruined TowerThomas Cole (1836)

Médias[modifier]

Presse[modifier]

Charles-Augustin Sainte-Beuve, Causeries du lundi, 1958[modifier]

C'est lui, l'auteur de Werther et de Faust, et qui s'y connaissait, qui a dit ce mot si juste : J'appelle le classique le sain, et le romantique le malade.
  • Il est ici question de Goethe.
  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. « Collection savoir : lettres », 1992  (ISBN 2-7056-6179-4), partie De la tradition en littérature, 12 avril 1858. Causeries du lundi, t. XV, p. 8


Les littératures romantiques, qui sont surtout de coup de main et d'aventure, ont leurs mérites, leurs exploits, leur rôle brillant, mais en-dehors des cadres ; elles sont à cheval sur deux ou trois époques, jamais établies en plein dans une seule, inquiètes, chercheuses, excentriques de leur nature, ou très en avant ou très en arrière, volontiers ailleurs — errantes.
  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. « Collection savoir : lettres », 1992  (ISBN 2-7056-6179-4), partie De la tradition en littérature, 12 avril 1858. Causeries du lundi, t. XV, p. 9


Le romantique a la nostalgie, comme Hamlet ; il cherche ce qu'il n'a pas, et jusque par delà les nuages ; il rêve, il vit dans les songes.
  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. « Collection savoir : lettres », 1992  (ISBN 2-7056-6179-4), partie De la tradition en littérature, 12 avril 1858. Causeries du lundi, t. XV, p. 9


Littérature[modifier]

Biographie[modifier]

André Maurois, Don Juan ou la vie de Byron, 1952[modifier]

Le romantique, tout occupé de soi-même, laisse derrière lui, comme une traînée lumineuse, sa vie, dont ses ouvrages éclairent les instants. Il est pittoresque et facile à ressusciter.


Critique[modifier]

Giovanni Macchia, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993[modifier]

Romantique au plein sens du terme, Chateaubriand ne dissimulait pas son admiration pour l'une des périodes les plus aristocratiques de la littérature française, le classicisme du Grand Siècle, en opposition à la prose sèche, économique et fonctionnelle des philosophes et des idéologues des Lumières.
  • « L'homme de la mort — Mythification de l'écrivain », Giovanni Macchia, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 10


Javier del Prado, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993[modifier]

Aux époques de plénitude ontologique, le moi « se suffit à soi-même, comme Dieu ». Aux époques de défaillance, vide de substance, le moi part à la recherche d'une matière qui puisse le combler ou le soutenir.
Aucun mouvement littéraire n'a vécu comme le premier romantisme cette expérience de la défaillance ontologique. Personne mieux que Chateaubriand n'a su exprimer cette situation. Dès le début de son Essai sur les révolutions, l'écrivain construit un point de vue qui soutiendra, tout au long de son œuvre, le tissu métaphorique du vide en fluence qui signifie cette insuffisance d'être.

  • « Moi, métonymie, histoire », Javier del Prado, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 108


Jean-Paul Corsetti, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993[modifier]

Certaines pages de Joubert respirent les aubes du romantisme et Chateaubriand, le fervent d'« orages désirés » se livre bien, dans son Génie du christianisme, aux accords inquiets de « cet instrument harmonieux dont les auteurs du siècle de Louis XIV se servaient pour trouver le ton de leur éloquence ». Les classifications d'école sont trompeuses et le vrai génie leur échappe.
  • « Chateaubriand et Joubert — En regard d'une amitié », Jean-Paul Corsetti, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 134


Roman[modifier]

Ingrid Astier, Même pas peur, 2015[modifier]

L’assaut est le bras armé du romantisme.
• Il est ici question d’un baiser.